3e dimanche de Pâques B

Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.» (Luc 24, 41-43)

> Apparaissant à ses disciples, le Christ ressuscité enseigne puis devant leur difficulté à croire, partage simplement un repas avec eux.

Et si la résurrection était d’abord, non pas à comprendre, mais à vivre concrètement, par des gestes concrets ? Cette semaine, allons, nous aussi, partager un repas avec une personne inhabituelle que Dieu place sur ta route, une personne dans le doute, dans la souffrance, dans le deuil. Un repas pour prouver que la Vie est plus forte que la mort. Un repas en signe de résurrection.

Sainte-Famille – B

« Car mes yeux ont vu le salut… » (Lc 2,30)

> Noël est le temps de l’année où les yeux brillent parfois davantage. Nous avons la chance de voir mille merveilles autour de nous, non seulement en termes de lieux décorés, de présents qui touchent, mais aussi simplement d’amitié partagée, d’amour fraternel, de gestes magnifiques et gratuits.

Le vieux Syméon s’émerveille, dans ce verset. Ses yeux ont vu Jésus, ils ont donc vu – il le sait – le salut.

Qu’ont vu nos yeux, ces jours, qui pourrait être qualifié de salvateur ? Pensons-y, et gardons un regard qui s’émerveille de ce qui nous entoure !

Avent 2014 – Jour 24

Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. ». On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » (Lc 1,59-61)

> Et si, nous aussi, nous osions sortir des sentiers battus, des classements, des jugements, pour continuer la révolution intérieure que Jean le Baptiste avait annoncé et Jésus accompli ? Et si nous nous libérions du regard superficiel de la société pour comprendre où est la vraie liberté mais aussi la Vérité ?

Pour cela nous devons parfois briser nos propres chaînes intérieures. La Naissance du Sauveur est une Bonne Nouvelle mais aussi une demande du Christ pour nous changer, pour changer le monde. Hors des sentiers battus.

Avent 2014 – Jour 23

« Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1,53)

> Étonnante actualité pour ce verset du Magnificat ! Dans l’attente commerciale de Noël, quelle richesse déployée sous la luminosité des guirlandes en décorations et cadeaux, au point même de nous gaver de matériel. Sortie de son sens premier, cette fête nous laisse aussi vide qu’une boule du sapin et toujours autant affamé d’Espérance.

Car c’est QUELQU’UN que nous attendons, Jésus, c’est Lui qui comble nos creux de son amour. 
Et  nous qui savons où trouver cette nourriture indispensable à notre bonheur, si  nous osions inviter quelqu’un que nous savons affamé  à ce repas de fête ? Quel beau cadeau nous lui ferions !

Avent 2014 – Jour 9

Marie dit alors : « voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ». (Lc 1,38)

Nous manquons tellement de confiance dans la vie ! dans NOTRE vie ! Parfois, lorsque surgissent des problèmes récurrents, que l’on connaît déjà, on continue à se ronger les sangs. Alors que très souvent, il suffit de se dire : « C’est sur mon chemin. Aujourd’hui. Juste aujourd’hui ». Et je peux choisir de l’accepter, ou de me débattre.

Accepter, comme Marie, c’est aussi renoncer à notre pseudo toute-puissance, et à nos efforts pour « gérer ». Tout n’est pas gérable.

Lorsque je faiblis, je prie volontiers la Vierge (pour la protestante que je suis, c’est improbable). Parce que c’est une femme et une mère. Parce qu’il m’arrive de me sentir comme un enfant. Et c’est bien ainsi : ça rabat le caquet de la « grande-personne » qui m’envahit parfois…

Avent 2014 – Jour 3

Jésus, se tournant vers ses disciples leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! »  (Luc, 10, 23-24)

> Aventure pour la journée :
Aujourd’hui, cherchons avec force à nourrir et sanctifier notre regard par le choix de regarder en premier le Bien, et à nous décharger des activités que nous vivons et qui brouillent notre regard sur l’Autre et nous-mêmes.

Essayons d’aller adorer durant cette semaine Jésus-Eucharistie, Il rend la vue !

3e dimanche de Pâques – A

« Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » » Luc 24, 32

> Et nous, n’avons-nous pas aussi un cœur brûlant parfois lorsque nous découvrons les mystères de notre foi, les trésors que recèlent les Écritures ? Lorsque nous nous apercevons que cette Parole nous est bien destinée, personnellement, aujourd’hui ?

Au lendemain de Pâques, laissons-nous inviter à laisser notre cœur s’emballer par telle ou telle parole des Écritures car c’est le Christ qui vient nous parler comme il l’a fait avec les disciples d’Emmaüs. Plongeons-nous un peu plus profondément dans la Bible en nous laissant un peu de temps pour lire tel ou tel passage et le méditer, en laissant le temps au Christ de nous parler à travers lui, de venir toucher notre cœur.

Présentation du Seigneur

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. » Luc, 2, 29

> Comment ne pas s’arrêter longuement sur cette phrase pour la contempler simplement ? Syméon semble si serein au soir de sa vie. Et ce coeur à coeur avec Dieu, cette profonde confiance en Lui donnent à réfléchir.

A notre tour de nous demander, particulièrement cette semaine, comment tendre vers cette paix de l’âme? Et si la vie nous était reprise demain…? Que faisons-nous pour conquérir cette paix du coeur de celui qui a vécu aussi pleinement qu’il aura pu, cherchant Dieu avec la simplicité de l’enfant, sans crainte du magnifique face à face qui nous attend ?

Avent 2013 – Jour 24

« Il est né pour vous aujourd’hui un Sauveur qui est le Christ Seigneur dans la ville de David. Et voici pour vous le signe : vous trouverez un bébé enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. » Luc 2,11-12

> Tout a commencé par une décision politique de l’empereur Auguste (2,1) de qui fut annoncé à sa naissance : « le maître du monde est né ». Tout culmine dans la ville du roi David avec la naissance du Seigneur dont voici le signe: un bébé dans une mangeoire à animaux.

L’Evangile, source de grande joie (v.10), c’est la Puissance du Créateur qui se dévoile dans l’impuissance d’un bébé bien-aimé.

Tous nous cherchons des « signes » de la présence de Dieu. Voici la réponse de Noël: le Signe le plus significatif est caché dans l’insignifiance et ce sont les « insignifiants » -tel fut le statut des bergers- qui les premiers le signifient (v.17-19). Puissions-nous être à l’écoute des « bergers » que Dieu place sur nos routes.

Avent 2013 – Jour 23

« Il ( Zacharie) demanda une tablette et écrivit ces mots : « Son nom est Jean »; et tous furent étonnés. A l’instant, sa bouche et sa langue furent libérés et il parlait, bénissant DIeu. » (Luc 1, 63-64).

> En toute rigueur exégétique, le mutisme de Zacharie était une punition de son incrédulité à l’annonce, par l’ange Gabriel, de la naissance de son fils (cf 1, 20). Il me plaît à croire cependant que, dans ce silence imposé, Dieu faisait à Zacharie la grâce … d’être dispensé de parler!

Du reste, le nom même qu’il devait écrire, avant que de pouvoir enfin le dire, ne signifie-t-il pas, justement, « Dieu fait grâce » (Yohanan)?

Prendre le temps, nous aussi, de nous taire – fut-ce le temps d’une grossesse – pour mieux entendre la promesse à laquelle nous peinions à croire…