22e dimanche du temps ordinaire – B

« Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes. » Marc 7, 8

> Dans cet Évangile, Jésus se fait interroger par les Pharisiens qui lui demandent pourquoi ses disciples ne suivent pas les traditions des Anciens. Jésus leur dit qu’ils sont hypocrites comme l’avait prophétisé Isaïe.

Nous nous attachons souvent à de petites choses qui nous semblent être au centre de notre foi et qui par conséquent nous semble être essentiel pour la foi des autres ! Quitte à leur imposer et même les juger s’ils ne font pas comme nous.

Nous nous comportons souvent comme des Pharisiens alors tâchons d’aimer Dieu avant d’aimer nos traditions tant humaine ! Tâchons de nous sentir chrétien avant de nous sentir catholique, protestant ou bien évangélique ! Vivons en chrétien en aimant notre prochain comme Dieu nous a aimé.

21e dimanche du temps ordinaire – B

« C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. » Jn 6, 63-64

> Des paroles dures, difficiles à entendre peut-être. Nous qui, depuis notre naissance, sommes notre propre point de référence. Nous qui vivons à partir de ce que nous sommes capables de développer comme compétences, à partir de nos capacités, à partir de notre combat pour survivre. A tel point que nous confondons parfois la réalité avec ce que nous en percevons, et oublions que le monde n’est pas issu de nous-mêmes.

Ce qui donne la vie vient de plus loin, de l’extérieur de nous, d’ailleurs. C’est l’Esprit. Si nous croyons vivre seulement à partir de nous-mêmes, nous demeurons dans l’illusion: celle que la vie serait ce que nous percevons. Le Christ nous invite à sortir de nous-mêmes, renoncer à nous poser comme référence et accepter de se recevoir d’ailleurs, se recevoir de l’Esprit.

> La vie en vérité passe par une dépossession et un renoncement. Pour non plus se raconter à partir de soi, mais se laisser raconter par un Autre. Pour sortir de l’illusion du soi et se découvrir habité par l’Esprit qui unifie toute réalité. « Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle. »

20e dimanche du temps ordinaire – B

Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jean 6, 51)

> Il y a dans ces paroles fortes de Jésus, quelque chose qui touche le cœur de notre foi et même de nos fois ! En effet, ce passage peut de prime abord souligner les interprétations différentes qu’en font les chrétiens. Si les catholiques par exemple en donneront une interprétation littérale avec l’eucharistie, chez les protestants cette interprétation sera davantage spirituelle. Néanmoins – et c’est peut-être là un point essentiel de l’œcuménisme ? -, nous recevons tous le don de la personne de Jésus et la question est de savoir quelle conséquence a ce don, ce que nous en faisons. Jésus s’offre tout entier à nous, il se fait nourriture, cette nourriture qui nous fait vivre. Comment à notre tour recevons-nous cette nourriture, promesse de vie éternelle ? Sommes-nous conscients de la transformation opérée dans nos corps tout entier par ce don de Jésus ?

> Cette semaine, réfléchissons à ce don radical fait par Jésus de sa personne et à la façon dont nous le recevons, personnellement.

19e dimanche du temps ordinaire – B

« Amen, Amen, je vous le dis, il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de vie. » (Jean 6, 47-48)

> Sans pain, nous mourrons. Le peuple d’Israël dans le désert a bien cru mourir, mais Dieu lui a envoyé la manne. Les juifs du temps de Jésus ont bien cru mourir, mais Dieu leur a envoyé son fils, Jésus, lui qui est le pain de vie et qui offre non seulement la vie, mais la vie éternelle.

Et aujourd’hui ? Ne serait-ce pas la mort, spirituelle, qui nous guette nous aussi, dans une société « désertique » où la dignité humaine est bien souvent bafouée sur l’autel de l’économie, de la performance, du matérialisme ? Dieu a envoyé pour nous aussi Jésus le Christ, le Sauveur, qui nous nourrit pour que nous ne tombions pas dans la mort spirituelle. Qu’en faisons-nous réellement au quotidien, de ce pain de vie ?

De retour de Madagascar, j’ai été touché par la foi de ces hommes et ces femmes, pauvres en apparence, mais tellement riches de cette confiance en la volonté de leur Seigneur. « Il est le pain de vie, et si je l’ai avec moi, je ne crains rien. J’ai la vie, et même la vie éternelle. » Un beau message pour nos sociétés occidentales.

18e dimanche du temps ordinaire – B

« Je suis le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura pas faim (Jean 6,35) »

> La semaine passée, nous avons lu comment la foule s’est trouvée rassasiée de pain, fait de blé et du travail des hommes…
On est au niveau 1 de la pyramide des besoins de Maslow…
Et voilà donc la foule qui court après Jésus, en quête de davantage, pressentant peut-être qu’il y a plus à recevoir de ce Rabbi mystérieux !
Avec Jésus, on peut peut-être gravir la pyramide ? Serait-ce aussi lui qui pourrait pourvoir au besoin de sécurité, d’appartenance, d’estime, voire…au besoin de s’accomplir ?
Que faut-il faire pour cela, va demander la foule ? Comment travailler pour arriver tout en haut, à ce que mon travail aux œuvres de Dieu me donne l’accomplissement ultime ?
La réponse de Jésus nous fait faire un saut énorme : Il faut croire…en celui que Dieu a envoyé.
Au faire, Jésus va opposer la confiance en sa personne…

> Cette semaine, au cœur de cet été brûlant, je veux me souvenir de ce coup de frais que Jésus entend donner à ma vie : Il est le pain de vie, celui qui vient à lui n’aura pas faim.