1er Dimanche de l’Avent 🕯️- A – 30 novembre 2025

« Les gens ne se sont doutés de rien…»

(Matthieu 24, 39)

DOUTER OU NE PAS DOUTER ?

> A l’époque de Noé, ses voisins étaient dans le doute sur la vérité des affirmations clamées par lui. De plus, ils ignoraient (dans le sens ne pas savoir) la suite des événements et donc, ils n’avaient aucune appréhension. Pourtant, à leurs dépens, ils firent les frais de leur double manquement.

Aujourd’hui, bien de nos concitoyens ne doutent de rien. Ils témoignent d’une assurance excessive en tranchant hardiment en diverses matières, entre autres en matière de religion. Dans leur esprit, bien souvent tout est carré, propre en ordre : ils se sont fait un rituel, voire un dieu, qui convient à leur conception de la vie. Ils ont oublié que Dieu est Dieu, qu’Il agit selon ses plans. Si sa venue est certaine, nul ne connaît ni le jour, ni l’heure.

> Nous qui sommes sûrs de son prochain retour, veillons et offrons à Dieu nos prières pour nos proches et nos voisins. N’est-ce pas cela aussi être prêts : rendre témoignage

Dimanche du CHRIST-ROI – C – 23 novembre 2025

« N’as-tu donc aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même peine ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos actes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. »

(Luc 23.40-42)

> En venant dans le monde, le Fils de Dieu s’est abaissé pour se mettre à notre hauteur. C’est à la croix que nous le rencontrons face-à-face, tels les deux criminels crucifiés avec lui.

> L’un des deux se laisse entraîner par la moquerie des chefs religieux et des soldats. Il insulte Jésus, s’enfonçant ainsi plus profondément dans sa perdition.

> L’autre, dans la même situation de dénuement et de souffrance terribles, fait preuve d’un discernement incroyable : il reconnaît l’autorité de Dieu dans ce qui se passe ; il reconnaît sa culpabilité quant à sa condamnation – une manière de faire pénitence ; il reconnaît l’innocence de Jésus ; il reconnaît enfin que Jésus est Roi, et que ce Roi instaurera un jour son royaume dont il aimerait faire partie !

> Jésus-Christ, qui n’a pas connu le péché mais que Dieu a fait pour nous péché afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu (2 Corinthiens 5.21), accueille l’homme repentant et lui promet une bonheur plus proche encore que ce qu’il aurait pu imaginer : « Amen, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.43)

C’est à la croix que le Christ-Roi me rencontre face-à-face, et dans un cœur-à-cœur il me dit :

  • Je me suis abaissé pour me mettre à ta hauteur.
  • Ici, à la croix, j’ai pris sur moi tes péchés, ta culpabilité et ta honte.
  • Tu peux, comme celui sur un côté, te détourner de moi et rester avec ton fardeau.
  • Tu peux, comme celui sur l’autre côté, reconnaître ton fardeau, et le déposer à mes pieds.
  • Ceux qui m’accueillent ainsi comme Roi et me suivent, ne marcheront plus dans les ténèbres, mais ils auront la lumière de la vie. (Jean 8.12)
  • Comment lui réponds-tu ?

Et si tout ceci t’est déjà bien connu, prie pour ceux qui, autour de toi, l’ignorent encore.

33e dimanche du temps ordinaire – année C – 16 novembre 2025

« Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. » Lc 21,13-14

> Il s’agit d’être témoins et non pas avocats de la défense, voilà ce que Jésus essaie de nous dire.  

> Pourtant, quand on me demande ma religion, ne suis-je pas assez systématiquement et immédiatement sur la défensive ? Voire dans des explications abracadabrantesques, du genre : « Je suis chrétien, mais réformé / catholique, en fait j’ai été baptisé dans telle confession mais j’ai changé ensuite après mon mariage mixte… » Quand ce n’est pas le célébrissime « je suis croyant mais non-pratiquant », comme si on pouvait être skieur non-pratiquant, musicien non-pratiquant ou francophone non-pratiquant.

> La pratique, c’est d’abord le témoignage. Pas besoin de se défendre de quoi que ce soit, alors : « Ma religion ? C’est celle du Christ. Dont je rends témoignage en essayant – à ma toute petite échelle – de passer sur cette terre en répandant le bien autour de moi. »

32e dimanche du temps ordinaire – C – 9 novembre 2025

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »

Jn 2,16

> En ce dimanche, la liturgie catholique donne préférence à la fête de la dédicace du Latran, soulignant l’importance de nos lieux de culte pour notre vie de foi. Nous l’avons tous expérimenté : La Beauté nous porte à la contemplation, à la louange et nous rend meilleurs ; toute laideur, par contre, abîme quelque chose au-dedans de l’homme.

Le texte choisi pour cette fête se trouve au tout début de l’Evangile de Jean. Jésus, arrivant de Galilée, a dû encaisser le choc de voir le lieu saint transformé en marché de bétail, “maison de commerce“. Nous connaissons sa réaction.

Cet épisode, en quoi nous parle-t-il aujourd’hui, alors que dans nos dans nos lieux de prière, nous trouvons tout au plus une modeste boutique ?

Jésus parle d’un autre sanctuaire, celui de son Corps ; Paul, il nous rappelle que nous sommes les “temples de l’Esprit Saint “ (1 Co 6,19), alors que Maurice Zundel affirme :

« Le vrai sanctuaire, c’est l’être-humain ! »

> Nous sommes donc invités à garder de la profanation aussi ce sanctuaire-là, à veiller sur nous-mêmes et sur notre prochain, spécialement le plus vulnérable. Oser nous montrer intransigeants lorsqu’on se moque de lui et mettre en lumière sa beauté unique. Voilà ce qui pourrait être notre part de soin apportée à la maison où Dieu demeure, dans ses temples de chair autant que derrière des murs de pierre.