22e dimanche du Temps ordinaire – Année A – 30 août 2026

« …qu’il lui fallait … être tué et se réveiller le troisième jour. »

(Mt 16.21)


«  Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. »

(Mt 16.24)

« La croix qu’il a portée et la nôtre »

> Je porte une croix autour du cou, comme de nombreux chrétiens de différentes familles d’églises. Elle me rappelle d’abord la croix à laquelle mon Sauveur a été cloué, pour mes péchés, les tiens, et ceux du monde entier (1 Jean 2.2). Ensuite, elle me rappelle, et c’est plus douloureux, l’appel de Jésus à porter ma propre croix.

> La première signification suscite reconnaissance et joie à cause de l’œuvre que Christ a accomplie par sa mort et sa résurrection, un fois pour toutes. Elle m’a permis de devenir enfant de Dieu. Et honnêtement, je préférerais m’arrêter à ce premier sens. Intuitivement, je n’ai aucune envie de me renier moi-même, perdre ma vie, « porter ma croix ». Par cette notion, Jésus précise que dans un monde impacté par le mal, vivre à sa suite va tôt ou tard susciter de l’incompréhension, des conflits, de l’opposition, voire de la violence. Il s’agit alors de choisir et rester sur le chemin des Béatitudes.

> Et je n’ai encore rien dit de ce qui en moi produit parfois du mauvais fruit…

Je m’interroge : N’est-ce pas présomptueux de porter une croix, même sous le t-shirt ?

Puis je la vois de nouveau comme ce rappel du choix de Dieu de venir nous sauver, et nous guider dans une vie nouvelle. Et lorsque je me trouve en conflit avec ce monde déchu dont je fais pourtant partie ; quand je me trouve face à mes propres faiblesses et échecs ; cette croix me rappelle que Jésus non seulement m’appelle à porter ma croix, mais la porte avec moi, lui qui a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.20b).

> Et toi, portes-tu une croix ? Laquelle ? Et avec qui ?

21e dimanche du Temps Ordinaire – A – 23 août 2026

« Seigneur, sauve-moi ! »

(Matthieu 16, 15)

QUESTION PERTINENTE

> La conversation démarre sur une interrogation de Jésus sur sa réputation dans une région dont la capitale, Césarée-de-Philippe, imprime sa marque. La ville de Baal-Gad (ou Banias) a été rebaptisée au 1er siècle avant J-C, par le tétrarque Hérode Philippe pour honorer l’empereur Auguste (César) et, en passant, lui-même. L’endroit était une concentration de temples païens dont celui du dieu Pan logé dans une grotte. Pour de nombreuses personnes, cette grotte était la porte menant aux enfers. Un lieu loin d’être idéal pour les croyants ! C’est pourtant là que Jésus pose la question qui amène Pierre a faire une belle confession au vu et su de tous, y compris des créatures infernales.

> Cet épisode ne s’inscrit pas uniquement dans le passé, il nous concerne. La question m’est posée, elle t’est posée : Pour toi qui suis-je ? demande Jésus. Aurons-nous le courage de prendre position ? Le courage n’est pas de mise, l’intelligence non plus ! Une écoute attentive de ce que Dieu lui-même nous dit amène à être un témoin fidèle et confessant dans le monde hostile. La Bonne Nouvelle est pour ce monde perdu aux yeux des hommes, mais tant aimé de Dieu !

20e dimanche du Temps Ordinaire – A – 16 août 2026


« Femme, grande est ta foi! »

(Mt 15,28)
(Photo: région de Tyr et Sidon aujourd’hui, avec ses ruines de temples païens)

> Dans ce récit, une inconnue en territoire païen reçoit l’admiration de Jésus – non sans peine. Comment se fait-il que les cris de détresse d’une mère ne trouvent pas de réponse de la part de Jésus? Les exégètes ont tenté de manières variées d’expliquer son comportement, ou plutôt sa pédagogie.

A première vue, cette femme aux cris aiguës est tout simplement agaçante. C’est tout ce que les disciples retiendront d’elle , si n’était la suite. Au fil du récit, elle se révèle comme mère submergée de douleurs à cause de son enfant possédée par un démon , une mère prête tout, jusqu’à marcher sur sa fierté et s’identifier aux petits chiens.

Une miette lui suffit…

> Et là, Jésus craque! Cette femme prend du relief, d’inconnue, elle devient reconnue dans sa dignité et “décorée de l’ordre de la foi“. Qu’elle nous reste en exemple dans nos situations les plus désespérées.

19e dimanche du Temps Ordinaire – A – 9 août 2026

Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

(Matthieu 14,29-30)

> Le problème de Pierre n’est pas de ne pas pouvoir marcher sur l’eau : il a commencé à le faire. Ce qui nous semble impossible est possible avec Jésus. Son problème, c’est la PEUR. C’est cela qui fait qu’il commence à s’enfoncer.

> Jésus passe son temps, notamment dans l’Evangile de Matthieu, à nous demander de ne pas avoir peur, de chasser cette émotion bien humaine mais qui paralyse aussi sûrement qu’elle empêche les miracles d’advenir.

> Lorsque nous ressentons la peur, fixons notre regard sur le Christ et chassons-la. Alors, il est bien possible que nous assistions à un miracle, pour nous ou pour autrui.