4e dimanche de Pâques – A – 26 avril 2026

« Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. »

(Jean 10, 3)

« L’étreinte de la liberté ! »

> Jésus insiste ici sur l’importance de l’écoute de sa voix. Pour la (re)connaître, il faut l’entendre. Elle nous parvient prioritairement de l’Écriture ; au travers de sœurs et frères dans la foi ; nous pouvons l’entendre au fond de nos cœurs, où le Saint-Esprit témoigne de l’amour du bon Berger pour nous ; et ce n’est pas exhaustif. Mais Jésus est clair : les siens la reconnaissent !

> Suivre cette voix conduit à une étonnante liberté. D’abord, Jésus devient la porte du salut. Par notre foi en lui, nous entrons au bénéfice de son œuvre libératrice, grâce à laquelle nous avons un avant-goût de la vie éternelle (Jean 3.16). Il nous libère de l’emprise du mal et de nos divers esclavages – quelle liberté en effet, qu’il faut parfois se réapproprier.

> Intriguant : S’il conduit ceux qui l’écoutent à sa suite, Jésus ne les enferme pas. Ils pourront entrer et sortir, et ils trouveront de la nourriture. La vie avec lui, à sa suite, à l’écoute de sa voix, est qualifiée comme une vie en abondance.

Prenez un moment pour méditer cette image et vous imaginer, vous, dans l’étreinte du bon Berger…

Peut-être vous fera-t-il comprendre plus profondément comment grandir en liberté, trouver de la nourriture, vivre une vie en abondance, forts de son amour unique pour chacun.e d’entre nous !

3e dimanche de Pâques – A – 19 avril 2026

«Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux.»

(Luc 24.31)

> Comme je les aime ces disciples qui sont arrivés à Emmaüs!!
Après avoir promené leur chagrin avec cet étranger et avoir pu déverser leurs regrets, leurs sentiments d’injustice et leur tristesse, les voilà attablés avec lui.
On imagine aisément combien la fraction du pain est le moment-clef de leur journée, celui qui leur permet de la relire avec les yeux du cœur et de goûter a posteriori la saveur des Écritures que l’étranger leur a si bien expliquées.
Et voilà que, ô surprise, il disparaît de leurs yeux, insaisissable ami de toujours qui s’envole à nouveau vers d’autres apparitions!!

>La chaise basculée dans le tableau d’Arcabas évoque bien qu’on ne peut jamais s’asseoir sur ses lauriers avec Jésus!! Toujours invité.es à se remettre en route dans la quête de sa Présence et du bon goût que prend grâce à Lui la communion au Verbe, ainsi qu’au pain et au vin que nous tenons de Lui…
Dans ce temps d’après Pâques, me souvenir de chercher ces instants de communion, de les chérir et de les proposer à d’autres, car le bonheur double s’il est partagé!!

« Nous avons marché ensemble vers Emmaüs
et nous croyons que tu es le pèlerin invisible parmi nous.
Toi, le Ressuscité, tu nous ouvres les uns aux autres
et tu fais monter en nous une joie et une force nouvelles.
Désormais dans nos Emmaüs de chaque jour,
nous ne voulons plus marcher sans toi
mais en tout, suivre le chemin que tu nous as tracé.
Chemin de justice et de paix, de vérité et de fidélité,
chemin qui nous conduit vers le Père et vers le cœur de chacun. »

(Prière de Martin Hoegger)

2e dimanche de Pâques – A – 12 avril 2026

Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

(Jean 20, 28)

> On a trop souvent vu Thomas comme l’incrédule de service. Et il y a de quoi : il prétendait lui-même qu’il ne pourrait pas croire s’il ne mettait pas le doigt dans les plaies du Christ. Mais lorsque le Christ est devant lui et lui propose d’avancer son doigt, Thomas s’exclame seulement « Mon Seigneur et mon Dieu ! », ce faisant il fait une profession de foi bien supérieure aux autres disciples qui l’entourent !

> Ce serait si triste, si la science expliquait tout. Notre foi n’aurait plus la même valeur si toutes ses composantes étaient prouvées scientifiquement. Ce qui est beau, c’est précisément de croire sans avoir besoin de preuves. C’est un élan du cœur et de l’esprit.

> Cette semaine, trouvons le bon moment pour nous exclamer nous aussi, comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », que ce soit devant un magnifique paysage, devant un événement particulier, bref devant la présence de Dieu qui surgit dans la lumière pascale, à sa façon, dans nos journées.

Veillée Pascale – A – 4 avril 2026

« Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. »

(Matthieu 28, 6)

> À l’aube, les femmes marchent vers le tombeau pour clore une histoire douloureuse. Elles s’attendent au silence de la mort, mais elles trouvent une pierre roulée : non pas pour laisser sortir Jésus, mais pour les laisser entrer, elles, dans la lumière de la Résurrection. L’ange leur annonce alors l’incroyable : « Il n’est pas ici ». Ce vide n’est pas une absence, c’est une victoire. En ajoutant « comme il l’avait dit », l’ange rappelle que la foi ne repose pas sur un coup de théâtre, mais sur la fidélité absolue de Dieu à sa parole.

> Cette nuit, laissons-nous surprendre. Combien de fois restons-nous figés devant nos propres « tombeaux », nos échecs ou nos deuils, en pensant que tout est fini ? L’ange nous redit : « Ne cherche pas le Vivant chez les morts ». Ne laissons pas nos peurs murer notre horizon. Le Christ nous précède déjà en Galilée, c’est-à-dire au cœur de nos vies quotidiennes, là où tout peut recommencer. Que la joie de Pâques nous remette en route : l’Amour a eu le dernier mot. Joyeuses Pâques !

7e dimanche de Pâques – C – 1er juin 2025

Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. (Jean 17,23)

> « Que tous soient UN » dit Jésus, juste avant. Ce qui est intéressant, c’est la conséquence prévisible de cette unité : « qu’ils soient parfaitement un afin que le monde sache ». L’unité non seulement des Chrétiens mais de tous ceux qui ont été confiés à Jésus par son Père (l’humanité tout entière ?) aura pour conséquence que le monde comprendra enfin que Dieu aime chacune et chacun et qu’il a envoyé son Fils pour sauver ce monde.

> Depuis bientôt 14 ans, l’Evangile à l’Ecran vous propose fidèlement chaque semaine une piste rédigée par des catholiques et des réformés, qui ne signent jamais pour ne pas mettre leur nom en avant mais bien la seule parole de Dieu. L’unité de notre équipe s’est agrandie il y a quelques semaines puisque nous accueillons désormais une plume évangélique parmi les rédacteurs de l’Evangile à l’Ecran !

> Nous avons pris ce chemin ensemble pour vous. Parce que nous sommes convaincus que l’unité des Chrétiens, c’est ici et maintenant que cela se passe, que cela dépend de chacune et chacun, et que les projets les plus simples sont souvent les plus durables. La preuve. N’oublions pas que l’enjeu est immense : alors le monde saura… Faites donc connaître l’Evangile à l’Ecran autour de vous !

2e dimanche de Pâques – Année C – 25 avril 2025

« Parce que tu m’as vu, tu crois ! lui dit Jésus. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

(Jean 20.29)

> Mon ami d’études s’identifiait beaucoup avec le disciple Thomas, puisqu’il luttait régulièrement avec le doute. Un séminaire sur la spiritualité chrétienne lui a permis d’approfondir le portrait de ce disciple et d’aller au fond de ses propres questionnements. Par la suite, j’ai perdu de vue mon ami à deux reprises pendant des années, mais l’ai à chaque fois retrouvé, croyant, cheminant avec son Seigneur et son Dieu.
Ce qui m’a touché dans son parcours : plusieurs fois durant le cours de sa carrière médicale, il a consacré un certain temps pour approfondir et renouveler sa réflexion chrétienne, et ainsi enrichir sa relation avec Dieu.
> Thomas savait ce qu’il voulait : avoir le même privilège que ses co-disciples, voir le Ressuscité et vérifier tactilement que c’était bien lui, autrement il ne croirait pas.
Jésus prend la peine de revenir exprès pour répondre à son besoin, et Thomas le lui rend bien : il n’a pas besoin de toucher Jésus, et se trouve être le premier dans cet Évangile à confesser de manière on ne peut plus claire Jésus comme faisant partie de l’identité divine (« Mon Seigneur et mon Dieu ! »,Jean 20.28).
> Nous arrive-t-il d’avoir des doutes ? L’auteur de l’Évangile nous offre son œuvre, reconnue comme parole de Dieu, pour nous aider à croire. Et cette parole nous met en relation avec celui qui est la Parole, la lumière et la vérité. L’accueillir revient à entrer dans la vie nouvelle d’enfants de Dieu (Jean 1.1-18).
Tout comme Jésus est venu au secours du défi de foi de Thomas, il vient à notre rencontre pour nous fortifier dans notre foi. Dans des moments de doute, sommes-nous seulement prêts à nous arrêter et à accueillir sa présence avec nous ? Car c’est le bonheur principal de ceux qui « croient sans voir ». Bonne communion avec lui !

Dimanche de Pâques – 20 avril 2025

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. (Jean 20,8)

> Celui que l’Evangile de Jean nomme « l’autre disciple » ou « le disciple que Jésus aimait » a longtemps été identifié à Jean lui-même. Aujourd’hui, de nombreuses voix se font entendre, portant une tout autre théorie – bien plus compatible avec le texte : ce mystérieux disciple jamais nommé, c’est toute personne qui lit cet Evangile et qui entend suivre le Christ, se faire son disciple, bien-aimé de Jésus. Quand on relit l’Evangile de Jean à la lumière de cette théorie, cela change beaucoup de choses.  

> Qu’ai-je à voir pour croire ? Et, préalablement, dans quel tombeau dois-je entrer ? Qu’est-ce qui doit mourir en moi pour que j’y voie la présence du ressuscité et que je croie en lui ?

> Que cette fête de Pâques vous soit joyeuse, Chers Amis de l’Evangile à l’Ecran ! Que le Ressuscité vous aide à visiter, en vous, les tombeaux qui doivent l’être et à y voir ce qui vous aidera toujours plus à croire ! Christ est ressuscité !

Dimanche des Rameaux et de la Passion – C – 13 avril 2025

« Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ».

(Luc 19,38)

> Oui, il est le Béni par excellence, celui qui suscite une telle liesse à son passage, joie pourtant éphémère. Les disciples qui acclament Jésus pour ses miracles ne se doutent pas que dans très peu de jours, une foule ameutée, celle-là, criera : « Crucifie-le ! »
Comment vont-ils se positionner alors ? Parmi ses apôtres, l’un le livrera, l’autre le reniera, beaucoup s’enfuiront. II leur faudra traverser la nuit totale et s’enfermer dans la peur avant de recevoir la Force d’en-haut promise par Jésus et oser témoigner au grand jour.
> En entrant dans la Semaine Sainte, nous autres, baptisés, confirmés, renouvelons notre détermination à suivre le Christ, à être “de Lui“, malgré le risque d’être tenus pour des naïfs un peu retardés ; faisons-nous proches de nos frères et sœurs qui subissent une réelle persécution parce qu’ils n’adorent pas leurs leaders ivres de pouvoir, mais leur Seigneur crucifié.

Dimanche de Pâques – B – 31 mars 2024

« Ne soyez pas effrayées !
Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?
Il est ressuscité : il n’est pas ici. »  

Marc 16,6

> La bonne nouvelle de Pâques, c’est celle qu’entendent ces trois femmes, venues embaumer le corps du Crucifié. Celle de la mystérieuse victoire de la vie sur la mort. Celle qui nous invite à ne plus nous laisser gagner par la peur, à ne plus être effrayés, mais à faire confiance au Dieu de la Vie qui a relevé son Fils de la mort. Un appel à vivre cette confiance en la résurrection dans nos vies qui est tout sauf facile comme le montre encore le verset 8 : Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Aujourd’hui, en ce jour de Pâques, nous sommes donc appelés nous aussi à quitter les tombeaux de nos peurs pour nous réjouir : en Christ, la Vie est plus forte que la mort et son règne s’étend jusqu’à nous.

Christ est ressuscité !
Il est vraiment ressuscité !
Alléluia !