13e dimanche du Temps Ordinaire – A – 2 juillet 2023

« Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »

(Matthieu 10, 37)

> Dans ce passage de l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus ne nous demande pas de renier notre famille ou de ne pas l’aimer. Il nous invite plutôt à aimer Dieu par-dessus tout, car c’est le premier commandement. Aimer Dieu plus que tout, c’est reconnaître qu’il est la source de tout amour et de toute vie. C’est lui rendre grâce pour le don de la famille et des proches. C’est aussi accepter sa volonté et son plan pour nous, même si cela implique parfois des sacrifices ou des épreuves. Aimer Dieu plus que tout, c’est enfin lui faire confiance et lui rester fidèle, car il nous aime d’un amour infini et éternel.
> Cette semaine, réfléchissons à la manière dont nous aimons Dieu et notre famille, nos amis. Est-ce que nous mettons Dieu au centre de notre vie et de nos relations ? Est-ce que nous témoignons de notre foi et de notre espérance à nos proches ? Est-ce que nous respectons la liberté et la dignité de chacun ? Est-ce que nous savons pardonner et demander pardon ? N’ayons pas peur d’aimer Dieu plus que tout, car c’est le meilleur moyen d’aimer aussi notre famille et nos amis. Que Dieu vous bénisse !

12e dimanche du Temps ordinaire – A – 25 juin 2023

« N’ayez pas peur, personne ne peut tuer la vie qui est en vous. »

Mt 10, 28

> L’exhortation à ne pas s’inquiéter ne ressemble pas à une recette de coach spirituel permettant à tout un chacun de trouver son équilibre et d’organiser son bonheur personnel ou de gérer sainement sa vie familiale, celle de son association, de la communauté à laquelle il appartient : vous savez, le fameux « lâcher-prise » grâce auquel tout irait mieux. On n’est pas dans le registre du fitness mental.
Mais alors que dit l’évangile ? Quelque chose de très simple, et qui pourtant n’est jamais définitivement acquis. Il nous parle ici moins de nous que de Dieu. Il nous décentre. Il dit que, si Dieu est celui qui nous donne et nous prête vie, inutile de s’agripper, de se crisper, de chercher à conquérir ce qui est déjà là, offert.
> Quel encouragement pour les personnes touchées dans leur corps de savoir qu’il y a là une couche de vie offerte qui transcende toutes les maladies, toutes les menaces qui pèsent sur la santé…

11e dimanche du Temps ordinaire – A – 18 juin 2023

« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

(Matthieu 9, 38)

> Jésus parcourt les villes et les villages pour enseigner, proclamer la bonne nouvelle du royaume des Cieux et guérir les malades. Il est touché par la détresse des foules qui sont comme des brebis sans berger. Il se tourne vers ses disciples et leur fait part de son constat : il y a tant à faire, mais si peu de personnes pour le faire. Il leur suggère alors de prier Dieu, le maître de la moisson, pour qu’il envoie des ouvriers pour sa moisson. Peut-être que Jésus veut aussi les préparer à leur future mission, quand il les enverra deux par deux dans les villages. Peut-être qu’il veut leur faire comprendre qu’ils ont besoin de l’aide de Dieu pour accomplir cette tâche.
> Cette semaine, prions le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Prions pour que tous les jours des chrétiens continuent à se lever et à se mettre en marche pour témoigner du royaume des Cieux. Prions pour que nous soyons nous-mêmes des ouvriers fidèles et courageux, qui suivons l’exemple de Jésus et qui partageons sa compassion pour les foules. Que le Seigneur nous bénisse et nous donne son Esprit. Amen.

Dimanche de Saint Sacrement – A – 11 juin 2023

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Jean 6,51

> Là où Paul, plus tard, dira que le pain rompu est COMMUNION au corps du Christ (1Co 10,16), Jésus lui-même lorsqu’il évoque ce pain dit clairement que ce pain, C’EST sa chair. Étrange, dès lors, que dans nos débats œcuméniques sur la question, nous ayons pu suivre Paul plutôt que Jésus et faire trop souvent encore de ce pain un pur symbole de ce qu’il est REELLEMENT, à en croire les paroles de Jésus lui-même.
Chez nos frères et sœurs catholiques, ce dimanche est l’occasion d’une grande fête, celle de ce signe des signes qu’est le pain de vie.
> C’est l’occasion, quelle que soit notre confession et la couleur de la célébration à laquelle nous nous rendrons ce week-end, de faire un véritable acte de foi : « Ce pain, Jésus, c’est ton corps. J’y crois parce que tu nous l’as dit. »L’enjeu est de taille, et Jésus lui-même le dit dans ce même verset : manger de ce pain qui est son corps, c’est obtenir la vie éternelle.

Dimanche de la Sainte Trinité – A – 4 juin 2023

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

(Jean 3, 16)

> PÉRIR ? Selon le dictionnaire, périr c’est mourir dans des circonstances dramatiques. N’est-il pas dramatique de penser que la vie s’achève à la mort, souvent de manière brutale et souffrante ? Telle n’est pas la volonté de Dieu. Il a prévu un plan de salut, c’est-à-dire une manière d’échapper à une mort certaine et définitive.Le salut ne consiste pas uniquement dans la délivrance du péché, ni dans la sanctification personnelle. Offert par Dieu, le salut est l’entière délivrance de moi-même par l’union totale avec Dieu. Désirée par Dieu, cette union ne se réalise que grâce à l’Esprit de Dieu, cet autre Consolateur promis par Jésus. Le salut, c’est entrer en contact avec Dieu Lui-même, comme le souligne Jésus : c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
> N’ayons de cesser de prêcher Jésus ! Invitons encore et encore tout être à se laisser aimer par Dieu. Ne s’est-il pas donné à tous et pour tous en la personne de Jésus ?