4e Dimanche du temps ordinaire – A – 1e février 2026

« Heureux celles et ceux qui … »

Mt 5 ,3-10

> Jésus a réussi ! Une énorme foule de toute la Galilée et des régions avoisinantes le suit. Il les appelle à se repentir, changer de vie, découvrir le règne qui vient avec lui, dont les guérisons et délivrances qu’il réalise sont des signes spectaculaires.

> Ces gens sont sans doute heureux de découvrir un tel guide. Ou du moins, ils peuvent le devenir, car c’est précisément ce qu’il leur promet ici sur la montagne : le bonheur. Seulement, le bonheur de son Évangile est à coup sûr très différent de tant de « bonheurs » qu’on a pu leur promettre, ou qu’on nous promet aujourd’hui, par-ci par-là :

« Heureux ceux qui sont humbles de cœur,
car le royaume des cieux est à eux !
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés !
Heureux ceux qui sont doux,
car ils recevront la terre en héritage !
Heureux ceux qui ont faim et soif d’un monde juste,
car ils seront comblés !
Heureux ceux qui sont pleins de bonté pour les autres,
car on sera plein de bonté pour eux !
Heureux ceux qui ont le cœur pur,
car ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés enfants de Dieu !
Heureux ceux qu’on persécute à cause de leur combat pour la justice,
car le royaume des cieux est à eux ! »

> Envie d’être heureux comme ça ? Alors embrassons de tout notre cœur et de toutes nos forces cette vision du bonheur, et suivons Jésus, le Roi du royaume des cieux, qui nous guide, jour après jour, à vivre comme lui. Voici le bonheur que Jésus nous promet !

3e Dimanche du temps ordinaire – A – 25 janvier 2026

« Venez à ma suite et je vous ferais pêcheurs d’hommes »

Mt 4 ,19

> J’ai beaucoup d’admiration pour Pierre, André, Jacques et Jean.
Absorbés qu’ils étaient à leur pêche, voilà que débarque un gaillard qui leur promet une autre pêche. Et ils laissent en plan leur bateau, leurs filets et même…leur père (pour Jacques et Jean) pour le suivre sur cette vague promesse : Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.
Dans un autre Evangile, il y a au moins la pêche miraculeuse pour leur donner un avant-goût de la suite et des miracles dont ils vont être témoins.
Mais dans celui de Mattieu, on ressent une décision radicale, comme si subitement leur horizon s’était élargi.
Jésus est Celui qui leur fait opérer un virage à 360° !
Désormais, puisque le Royaume des Cieux s’est approché, ils vont être mis au défi de le débusquer même dans leurs angles morts, et le champ de pêche va s’élargir …

> Voilà un texte qui m’invite à lever le nez du guidon de mes petites habitudes… pour le moins ! En ce début d’année, il me faut sortir de mes « fixettes » pour élargir mon regard et envisager que le Royaume se trouve parfois au-delà de mes œillères et que je suis invitée à partir à la pêche avec la même patience que ceux qui taquinent la truite en rivière !

Alors, bonne pêche, les amis !!

2e Dimanche du temps ordinaire  – A  – 18 janvier 2026

“Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 

Jean 1,34

> Nous voici encore avec Jean Baptiste, précurseur et témoin, qui nous accompagne bien au-delà de l’Avent et de Noël, jusque dans ce temps appelé “ordinaire“ où commence la vie publique de Jésus. Car oui, enfin Jean le voit, celui qu’il avait annoncé sans le connaître.

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.” – Etrange présentation.

Notre récit n’a pas pour but de raconter une rencontre entre cousins. Il nous met en présence du Messie, perçu par Jean comme cet Agneau de Pâques immolé lors de la sortie d’Egypte et la libération de l’esclavage. Il le reconnaît dans sa plénitude de Fils sur qui repose l’Esprit. La  mission du Baptiste se trouve accomplie: Être la voix qui conduit à cet Autre, plus grand que lui – et s’effacer.

> Il peut inspirer notre vie de baptisés: Aspirer à laisser toute la place à Jésus, présent dans ses frères et sœurs – les nôtres. Renoncer à vouloir tout ramener à nous-mêmes, à ce cher MOI-JE, et laisser la place, laisser la parole à l’autre, ce petit plus grand que nous. Un bonheur à découvrir en cours d’emploi.

Dimanche du Baptême du Seigneur – Année A – 11 janvier 2026

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

(Matthieu 3,17)
(Image : Qasr el Yahud, sur les rives du Jourdain, l’un des lieux traditionnellement associés au baptême de Jésus.)

> Le Jourdain n’a rien d’un fleuve majestueux. C’est une rivière étroite, aux eaux parfois troubles, que Jésus choisit pourtant pour s’y plonger. Il ne fait pas semblant : il descend vraiment. Lui, le Fils, entre dans les eaux comme un homme parmi les hommes, comme s’il voulait rejoindre ce qui est lourd, opaque, enfoui. Et soudain, les cieux s’ouvrent. Le Père parle. Non pour glorifier, mais pour aimer : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Une parole qui dit la dignité reçue, l’appartenance profonde, la joie d’un lien que rien ne peut briser.

> Il y a des semaines où les mots semblent trop fragiles, où même les silences ont du poids. Le drame de Crans-Montana, en cette nuit de fête devenue nuit de deuil, a laissé notre pays sous le choc. D’autres, ailleurs, portent aussi des pertes lourdes, des blessures profondes, des silences qui crient. Et pourtant, l’Évangile ose encore une parole : non pour effacer la peine, mais pour la traverser. Ce n’est pas parce que tout va bien que cette parole résonne. C’est parce que Dieu s’y engage. Et au cœur même des eaux sombres, une voix continue de nous rappeler : « Tu es mon enfant bien-aimé. » Que cette parole soit pour nous, en ces jours, un abri et une force. Qu’elle ravive en nous la confiance que, même là où l’on ne voit plus clair, l’Esprit descend encore, discret comme une colombe. Et que ce souffle nous relève. Amen.

> Toute l’équipe des rédacteurs de L’Évangile à l’écran est en communion de prière avec celles et ceux qui, cette semaine, traversent l’épreuve.

Dimanche de l’Épiphanie du Seigneur – A – 4 janvier 2026

UN EXEMPLE À SUIVRE

« Ils répondirent (à Hérode) à Bethléhem de Juda … »

(Matthieu 2, 5)

> Ce récit de la visite des mages et de l’inquiétude naissante chez le roi Hérode nous donne un exemple à suivre : en toutes circonstances, l’important est de dire la vérité. L’annonce de la naissance du Roi promis par les Ecritures cause du trouble parmi le peuple, jusqu’au chez le roi lui-même. Les Juifs qui, pourtant, possèdent les Ecritures, n’en tirent pas profit. L’annonce de la délivrance y est mise en avant. Elle s’opérera par leur vrai roi, le fils de David, mais les Juifs ne l’attendent nullement. Au contraire, sa naissance les trouble au lieu de les réjouir. Le roi Hérode s’inquiète pour son trône et il interroge les « sachants » qui révèlent sans détour la vérité.

> Il devrait en aller de même pour nous : quand on nous interroge, répondons avec sincérité, sans condescendance, ni acception de personne. C’est là notre témoignage, et il peut mettre en route, souvent à notre insu, les personnes qui l’entendent. L’épiphanie, c’est la manifestions d’une réalité cachée. Montrons-la et faisons à confiance à l’Esprit pour œuvrer à salut dans les cœurs.

Bonne Année 2026 avec nous !