Saint Pierre et Saint Paul – C – Dimanche 29 juin 2025

« M’aimes-tu ? »

(Jean 21.15-19)

> Quelle profondeur dans ce temps de rencontre privilégié entre Jésus et Pierre !!
Jésus rejoint les disciples en tant que groupe en partageant le repas avec eux après la pêche miraculeuse. Mais ce qui est fantastique, c’est cette capacité qu’il a de se faire aussi proche de l’un d’eux, comme s’ils étaient en tête-à-tête: « Simon, m’aimes-tu ? » ; trois fois le Christ va poser cette question à Pierre et ce 3x nous rappelle, bien sûr, le reniement de Pierre avant la Passion, lorsque 3x il a prétendu ne pas connaître Jésus…
L’occasion est trop belle de se racheter, d’effacer le poids de la trahison ! et Jésus va même lui confier la mission de prendre soin de ses brebis. C’est un passage rempli d’émotion et de responsabilité. Qu’aurais-je répondu ?
> « Seigneur, tu connais mon cœur mieux que moi-même. Tu sais combien il est rempli d’émotions et d’intentions disparates…Tu m’as interrogé trois fois, non pour me condamner, mais pour m’assurer de la profondeur de mon amour pour toi. Malgré mes erreurs, malgré ma faiblesse, je te donne mon amour sincère. Que ma vie soit un témoignage de la grâce que tu m’as offerte. Amen. »

Dimanche de la Fête Dieu – C – Dimanche 22 juin 2025

« Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »

(Lc 9,14)

> Dans ce récit, Jésus ne se contente pas de constater le besoin : il y répond avec une pédagogie divine. Devant une foule de cinq mille hommes — image de l’humanité immense, infinie, affamée — les disciples sont démunis. Mais Jésus ne commence pas par multiplier les pains. Il commence par une instruction concrète, presque administrative : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante ». Ce chiffre rappelle la Pentecôte, où l’Esprit est descendu sur un peuple réuni et prêt. Ce n’est qu’ensuite que vient la bénédiction et le miracle. Ce détail révèle un principe spirituel puissant : la grâce de Dieu agit avec abondance dans un terrain préparé avec foi. C’est justement dans l’offrande de nos cinq pains — nos capacités humaines, nos cinq sens tournés vers l’autre — unis aux deux poissons — signe de la rencontre fondatrice entre le divin et l’humain — que le miracle peut éclore. Le nombre impressionnant n’est plus un obstacle quand il est abordé avec foi. Jésus nous enseigne à ne pas fuir devant l’ampleur de la tâche, mais à l’organiser avec confiance.

> Cette semaine, ne demandez pas à Dieu seulement qu’il « résolve tout » : demandez-lui où, comment, avec qui il vous invite à commencer. Devant ce qui vous paraît impossible ou trop grand, décomposez : un pas, une personne, un geste, une prière. Offrez-lui cet espace bienveillant, ce « groupe de cinquante » en vous ou autour de vous, et attendez sa bénédiction. La grâce ne nie pas la réalité, elle la traverse. Soyez de ceux qui préparent, organisent, accueillent — et laissez Dieu multiplier. Il saura faire jaillir la plénitude : douze paniers de paix, de joie et d’espérance, bien au-delà de ce que vous aviez imaginé. Amen.

Dimanche de la Trinité – C – 15 juin 2025

« Ce qu’il aura entendu, il le dira. »

(Jean 16, 13)

UN RAPPORTEUR FIDÈLE

> En politique et dans les institutions inter-gouvernementales, il existe des rapporteurs. Ils sont chargés de raconter de manière précise les débats auxquels ils ont assisté et leurs conclusions.
Nous avons nous aussi notre rapporteur. Il ne s’agit rien moins que la troisième personne divine : l’Esprit-Saint. Il est présent dans l’intimité qui est de mise entre le Père et le Fils. Ce qu’il est chargé de nous rapporter est de la plus haute importance, car les conversations entre Dieu et Jésus portent sur les projets que Dieu a formés pour nous. Il s’agit de projets de paix et non de malheur (Jérémie 29,11).

> L’Esprit Saint connaît notre avenir, et désire nous mettre sur la bonne voie.
Saurons-nous nous rendre disponibles pour entendre les propos de ce rapporteur fidèle?

Dimanche de Pentecôte – C – 8 juin 2025

« Ce Jésus dont je parle, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes tous témoins. Il a été élevé par la main droite de Dieu et il a reçu du Père l’Esprit saint qui avait été promis ; il l’a répandu sur nous, et c’est ce que vous voyez et entendez maintenant. »

(Actes 2.32-33)

> Ce texte résume bien les deux fêtes chrétiennes que nous célébrons ces jours :

– l’Ascension, quand Jésus-Christ, Dieu le Fils devenu à 100% humain comme vous et moi, mais dans son humanité « post-résurrection » incorruptible, retourne vers le Père, auprès de qui il nous représente et intercède pour nous ;
– la Pentecôte, inauguration de l’effusion du Saint-Esprit, cet Esprit vient représenter tant le Père que le Fils dans nos cœurs, il nous relie pour ainsi dire à eux, pour que nous les glorifiions au travers de nos vies (Jean 16.13-15).

> J’aime bien cette image des deux funambules. Notre chemin de foi est un peu une marche sur une corde raide, à l’instar d’un équilibriste. Alors que nous gardons nos yeux fixés vers le but, Christ, qui « fait naître la foi et la mène à la perfection » (Hébreux 12.2), Dieu nous accompagne, comme peut l’illustrer la personne au chapeau qui suit de très près l’équilibriste. Ce dernier tient la barre pour garder l’équilibre – symbole qu’il est libre et responsable de faire des choix ainsi que d’avancer, à l’écoute de la Parole de Dieu et de la voix de l’Esprit, motivé par l’amour du Christ (2 Corinthiens 5.14).
Peut-être qu’en contemplant cette image, vous trouverez votre propre interprétation de notre marche de foi en présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Esprit.
Quelle qu’elle soit, que vous soyez renouvelé dans la joie de cette compagnie divine, signe et signature de la présence du Saint-Esprit !