17e dimanche du Temps Ordinaire – C – 27 juillet 2025

« Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

(Luc 11, 13)

EVIDENCES !

> A l’évidence, les disciples désirent être aussi bien pris en charge que s’ils avaient choisi de suivre Jean le Baptiste. Lui avait pris soin d’enseigner à ceux qui le suivaient une certaine manière de prier. Les disciples de Jésus veulent pouvoir se référer à leur maître en ayant son modèle de prière. Évidemment, ils sont conscients qu’ils ne savent pas prier. Jésus leur donne alors le Notre Père.

Mais, Jésus ne se contente pas de les satisfaire ; il illustre son propos par une histoire dont, à première lecture, le lien avec la prière n’est pas évident ! C’est l’histoire de deux amis dont l’un est dans le besoin à cause d’un troisième. En pleine nuit, il tambourine sur une porte au mépris de toutes les règles de bienséance. Et Jésus estime que l’importun a raison ! Il obtiendra une réponse favorable.

Ces faits n’auraient-ils pas pour objet de nous rappeler quelques évidences : nous sommes amis de Dieu et il nous faut insister auprès de Lui pour satisfaire les besoins légitimes des amis qui nous sollicitent.

La réponse de Dieu sera au-delà de nos espérances : n’enverra-t-il pas l’Esprit-Saint pour nous conduire dans toute la vérité et nous guider dans nos prières ?

> Souvenons-nous, aussi, que nous n’aurons pas à tambouriner à la porte du ciel, car il ne sommeille, ni ne dort Celui qui veille sur nous (Psaume 121, 4).

16e dimanche du Temps Ordinaire – C – 20 juillet 2025

« Marie, qui, s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole. … “Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. “ »

(Luc 10.38-42)

> Jésus était certainement bien content, à la fin de son enseignement, de pouvoir bénéficier du repas que Marthe avait préparé, et ses disciples aussi. Ce n’est donc pas le fait d’exercer son ministère d’hospitalité que Jésus lui reproche, mais plutôt de ne plus trouver à côté d’un accueil simple le temps de l’écouter, elle aussi.

> Ce qui dans le contexte d’alors est inhabituel, c’est que Marie soit assise aux pieds du Maître, et que Jésus n’y voie aucun inconvénient. Bien au contraire, il la loue pour son discernement de l’essentiel : être à l’écoute de celui qui est venu révéler Dieu dans sa plénitude, et qui offre de nouveaux possibles. Dont celui, récurrent dans son attitude, ses faits et gestes, de rétablir la femme dans son rôle, certes pas interchangeable avec les hommes, mais comme vis-à-vis en pleine égalité. À commencer par être disciple qui cherche et cultive l’intimité avec Jésus pour l’aimer et apprendre de lui, ce qui est « la meilleure part. »

> Ce rétablissement de la femme dans une dignité et valeur égales aux hommes est un des aspects libérateurs de l’Évangile. Que de souffrances là où ce n’est pas reconnu, là où des femmes sont encore considérées comme inférieures aux hommes, avec les conséquences qui souvent les déshonorent, ainsi que leur Créateur. Mais Jésus continue à venir libérer, guérir, rétablir. Que nous puissions le suivre dans cette dynamique, avec l’aide de l’Esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Tim 1.7) !

> Trois suggestions pour progresser sur ce chemin de liberté :

1) Bénissons Dieu de ce qu’en Christ il n’y a plus « ni hommes ni femmes », mais des « nouvelles créations » qui sont transformées par le Saint-Esprit à l’image du Christ, qu’elles soient de sexe masculin ou féminin (Galates 3.28, 2 Corinthiens 5.17).
2) Accueillons-nous mutuellement et soutenons-nous entre hommes et femmes comme vis-à-vis égaux dans la mission que Dieu nous confie aux uns et aux autres.
3) Et si le sujet rappelle des souffrances, pourquoi ne pas en parler et prier avec un(e) ami(e) dans la foi ou un(e) responsable spirituel(le) ?

15e dimanche du temps ordinaire – C – 13 juillet 2025

Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »

(Luc 10,26-27)

> Jésus discute avec un docteur de la Loi. Au-delà du piège que tendra ensuite ce dernier à Jésus, ce qui est d’emblée intéressant dans la réponse qu’il fait ici, c’est ce qu’il AJOUTE à la citation de la Loi. Car la Loi est claire : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est une citation de Lévitique 19,18, et la citation de Deutéronome 6,5 dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »… mais l’homme de loi rajoute « et de toute ton intelligence ».
> Ce faisant, il se place d’emblée dans l’enseignement de Jésus qui fustige ceux qui appliquent les lois à la lettre sans y mettre l’intelligence, le sens, la compréhension de la situation. Jésus va, ensuite, lui présenter une situation qui suppose la pitié et l’homme de loi répondra correctement (c’est la fin de notre Évangile de ce week-end).
> A nous, dès lors, d’aimer le Seigneur et notre prochain non seulement de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force mais aussi avec toute la nécessaire intelligence, en n’oubliant jamais le contexte… et tout ce qui nous échappe d’une situation au premier abord.

14e dimanche du temps ordinaire – C – 6 juillet 2025

« Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ »

(Luc 10, 5)

> Nous voici surpris en flagrant délit de…scruter l’Evangile. Ce qui nous vaut sans doute d’être comptés parmi ces ouvriers que le Maître de la moisson a choisis pour sa moisson. Qu’est-ce à dire ? On vient justement de publier les statistiques selon lesquels la part des habitants de notre pays appartenant à une religion a encore baissée. Seulement, ces chiffres ne livrent en aucun cas le secret des âmes où l’Esprit Saint nous devance toujours. Ce qui nous incombe, c’est de souhaiter la paix – avec ou sans paroles – en passant n’importe quelle porte.

> En ce temps de vacances, cela peut être dans un hôtel, une boutique où chez l’habitant, aussi bien que dans un hôpital ou un EMS. Quel que soit l’accueil qui nous est fait, une étincelle de ciel aura jailli sur notre passage ; un petit air de fête restera accroché dans la chambre de la personne que nous aurons visitée. Et au pire, dit Jésus, cette paix reviendra sur nous. Au mieux, un dialogue aura pu se nouer, une confidence s’échanger qui désormais habitera notre prière.