« Il fut transfiguré devant eux : son visage se mit à briller comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. »
(Matthieu 17.2)

> Les trois disciples qui l’accompagnent sur la montagne vivent ce que Jésus avait annoncé six jours plus tôt : « quelques-uns de ceux qui se tiennent ici ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant dans sa royauté. » (16.28) C’est bien ce qui se passe ici, le rayonnement du visage et la blancheur des vêtements expriment la gloire de Jésus, le Roi à venir, et qui d’une certaine manière est déjà là…
> Vient la nuée lumineuse et la voix du Père qui réitère l’identité de Jésus et le plaisir que le Père trouve en son Fils, suivi de l’appel à l’écouter. C’est maintenant que les disciples sont comme foudroyés, pris de crainte. Mais Jésus vient les toucher et les rassurer (voir aussi Apocalypse 1.17), il est toujours aussi humain qu’avant. Et il leur impose le silence jusqu’à ce qu’il soit ressuscité d’entre les morts.
> L’événement permet aux disciples non de comprendre tout ce qui suivra, mais d’être comme ancré dans la confiance que, quoiqu’il arrive, il ne faut pas perdre de vue ce Jésus, si humain, en qui ils fréquentent pourtant de si près la gloire de Dieu. Ils en auront bien besoin, au fur et à mesure que la croix approchera.
Pour nous qui nous situons au-delà de la Passion, confiants que notre Sauveur est vivant pour toujours, cet événement rappelle qu’une nouvelle venue du Fils de l’homme / de Dieu est à venir, quand le Roi non seulement viendra à la vue de tous, mais instaurera le Règne final, éternel !
Cette perspective peut-elle être rassurante dans les temps présents ? pourquoi ?
Peut-elle nous aider à rester fidèles au Roi ? comment ?
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; c’est en lui que j’ai pris plaisir. Écoutez-le ! »


