2ème Dimanche de Carême — B

« Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. » (Marc 9, 5-6)

> Pierre, ce fidèle disciple, ce roc toujours prompt à agir, devant l’apparition onirique du Christ transfiguré, ne sait plus quoi dire. Il cherche à agir, mais ne comprend pas. Il est effrayé.

Le carême est un « temps mort » pour la vie qui nous offre cette possibilité de la prise de distance et du silence. Au lieu de nous perdre dans notre société du trop plein ou dans l’activisme comme Pierre ici, si nous essayions pendant le carême de nous mettre à l’écart, sur une haute montagne par exemple, et de faire silence ? Peut-être alors entendrons-nous une parole d’amour invitant à la confiance telle que : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! ». Ecoutons-le, dans le calme et la confiance, comme le dit le prophète Esaïe : « Votre salut est dans la conversion et le repos, votre force est dans le calme et la confiance. » (Es 30,15)

1er dimanche de Carême – B

« Aussitôt après son baptême, l’Esprit chasse Jésus au désert. Il passa quarante jours dans le désert, mis à l’épreuve par le Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient.  Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée ; il proclamait la bonne nouvelle de Dieu et disait : Le temps est accompli et le règne de Dieu s’est approché. Changez radicalement et croyez à la bonne nouvelle. » (Marc 1, 12-15)

> Quatre petits versets pour résumer les 40 jours au désert, l’arrestation de Jean-Baptiste et le début du ministère de Jésus, on peut dire que Marc ne fait pas dans la dentelle… Au travers des événements douloureux, Jésus passe et annonce que c’est malgré tout LE moment propice (le kaïros) et qu’Il est porteur d’une Bonne Nouvelle. C’est gonflé, la Bonne Nouvelle, quand tout semble aller mal autour de nous…

Cette Bonne Nouvelle, je la reçois deux mille ans après et autour de moi aussi les échos ne sont pas réjouissants, car cette semaine j’ai été le témoin d’instants de grande vulnérabilité : un ami lutte contre un cancer, j’ai vu un vieil homme effondré parce qu’il avait perdu la compagne de 50 années de vie commune… Comment puis-je dire : le règne de Dieu est proche ?

« Ton Royaume n’épargne ni souffrance, ni angoisse, ni violence
Mais en flux continu, il émet une Parole qui restaure les êtres
Il n’est pas pour plus tard
Le temps du triomphe de la paix
Le temps où le Vivant honore chaque vie » (Marion Muller-Colard)

Cette semaine, je veux essayer et m’atteler encore et toujours à prendre conscience que le Royaume tout proche ne dispense pas de prendre le risque de vivre ! Et qu’il me met au défi de débusquer le moment propice où glisser une parole ou un geste qui dit le beau, le bon et le bien, malgré tout.

6e dimanche du temps ordinaire – B

« Un lépreux s’approcha de lui. Il le supplia, tomba à genoux devant lui et lui dit : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. » (Marc 1,40)

>Dans cet épisode, nous sommes au début de l’Évangile de Marc et cela fait déjà un moment que Jésus parcourt la Galilée pour chasser les démons et guérir. Ici c’est un lépreux qui désire rencontrer Jésus. Il est intéressant qu’il ne demande pas à être guéri mais d’être rendu pur. Il y a pour lui également un enjeu social : selon leur loi, reçue de Moïse, les juifs atteints de maladie de peau étaient traités d’impur, ils devaient le crier haut et fort, et ils étaient exclus des villages.

Qu’est-ce que l’impureté ? C’est lorsque nous somme grignotés, à l’intérieur ou à l’extérieur, par quelque chose qui nous tache, nous affaiblit et nous écarte des autres et de la vie que Dieu désire pour nous. L’impureté, c’est l’absence de Dieu.

« Si tu le veux » – autrement dit et souvent prié – « Que ta volonté soit faite ! », c’est la volonté de Jésus de nous rendre pur, de nous réintégrer et nous mettre en lien avec les autres. Il ne nous impose rien, il attend que nous prenions conscience de notre éloignement et que nous le lui demandions.

5e dimanche du temps ordinaire – B

« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. » (Marc 1, 31)

> Jésus est à Capharnaüm avec ses disciples. Il est invité dans la maison de Simon. Il trouve alors la belle-mère de celui-ci fiévreuse dans son lit.

Jésus vient à sa rencontre et la guérit après qu’il l’ai fait se lever. À partir de ce moment là elle les servait.

Aujourd’hui Jésus vient a notre rencontre et il nous guérit. Tous les jours nous pouvons constater ce miracle de la vie si petite soit elle dans un souffle ou bien une grande respiration. Tâchons aujourd’hui de ne pas oublier de rendre grâce au Seigneur comme a pu le faire si simplement la belle-mère de Pierre en se mettant au service des autres.