Dimanche de la Nativité du Seigneur – A – 25 décembre 2025

« Tous nous avons eu part à sa plénitude ; nous avons reçu un don après l’autre. Dieu nous a donné la loi par Moïse ; mais le don de la vérité est venu par Jésus-Christ. Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et qui vit dans l’intimité du Père, lui seul l’a fait connaître. »

Jean 1.16-18

Joyeux Noël… vu d’en-haut !

> Les Évangiles de Matthieu et Luc nous racontent la nativité tels que des témoins oculaires l’ont reportée, et nous y rencontrons la « sainte famille ». L’auteur du quatrième Évangile nous fait le cadeau de découvrir « Noël vu d’en-haut », depuis la perspective céleste, et lève ainsi un bout du voile qui nous fait entrevoir la « sainte famille céleste ».

> La forme poétique invite à la méditation, à la contemplation et à l’émerveillement. Si vous avez du temps autour de ce changement de l’an (ou décidez d’en prendre), profitez pour méditer ces 18 premiers versets de l’œuvre attribuée à Jean. C’est un vrai repas de fête spirituel : il y est question de

la Parole, la Vie, la Lumière, la Gloire, la Vérité,

autant de dons qui sont dépeints comme sur un tableau impressionniste dans ce prologue de l’Évangile. Ils seront développés tout au long du livre.

> Le plus précieux d’entre eux que Jésus vient partager, c’est l’intimité que les enfants de son Père céleste peuvent expérimenter à sa suite. Il est venu pour nous la faire connaître et nous y faire goûter à notre tour ! Laissons Jésus nous prendre par la main et nous conduire plus profondément dans cette relation d’amour avec son Père, qui est aussi notre Père (Jean 20.17) ! Et pourquoi ne pas partager la joie qui en découle avec ceux qui nous entourent.

Bon repas de fête spirituel dans l’intimité de notre Dieu !

4e dimanche de l’Avent 🕯️🕯️🕯️🕯️ – A – 21 décembre 2025

️ « Tu lui donneras le nom de Jésus, c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve. »

(Mt 1, 20)

> Nous voici tout près de Noël. En ce 21 décembre, une prière1 de l’Avent, chantée ou récitée, évoque le Sauveur comme un « Soleil levant », alors que l’Évangile nous raconte comment Joseph, l’époux de Marie, apprit en songe le nom humain du Sauveur à naître.

L’histoire de ce couple n’est pas ce qu’il y a de plus glorieux pour l’époque en Orient : La fiancée est enceinte avant le mariage, et ceci de “père inconnu“ ! C’est le déshonneur pour tous les deux et, en conséquence, la répudiation de la jeune femme.

L’histoire du salut, elle, se situe à un tout autre niveau. Il fallait une dose de foi extraordinaire à Marie comme à Joseph pour adhérer au dessein de Dieu. Alors que Marie, ne connaissant pas d’homme, avait dit son : « Qu’il me soit fait selon ta parole », Joseph, de son côté, ayant déjà formé son projet à lui (v.20 a), applique sans discuter ce que l’ange lui avait prescrit. La consigne : « Tu lui donneras le nom de Jésus », lui confère clairement l’autorité paternelle sur l’enfant qui naîtra de son épouse.

> Son nom est Jésus, c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve. La naissance de l’Enfant-Dieu était en quelque sorte suspendue à l’obéissance de foi d’un jeune couple de gens à l’apparence toute ordinaire. Voilà comment Dieu s’y prend pour mettre en route le salut du monde. L’invitation est lancée à lui ouvrir, nous aussi, avec foi, notre simple quotidien pour qu’il y réalise son dessein d’amour.

  1. (Les antiennes O sont de courtes prières utilisées dans la prière des Heures, plus précisément aux Vêpres (la prière du soir), durant les derniers jours avant Noël. Elles commençent toutes par « ô ») ↩︎

️3e dimanche de l’Avent 🕯️🕯️🕯️ – A – 14 décembre 2025

« Es-tu celui qui vient ? ou devons-nous en attendre un autre ? »

(Mt 11, 3)

> Je m’imagine Jean- Baptiste au fond de son cachot, rongé par le.doute….
Il avait annoncé un Messie qui s’imposerait par la.force, qui nettoierait la.place par le feu et la fourche… et voilà que les échos qui lui parviennent ne correspondent pas à cette image! Jésus guérit, aime ses ennemis et pardonne même aux pêcheurs acoquinés avec les Romains!!
Alors il remet en question ses intuitions: es-tu VRAIMENT celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? Il est mis au défi de changer sa théologie et d’accueillir un Messie tourné vers la douceur et la ienveillance.

> Combien de fois m’arrive-t-il de douter du charisme des personnes que je côtoie parce qu’ils me déçoivent…? J’attendais leur brio, leur courage, une manière de faire qui transformerait radicalement le réel et c’est comme s’ils n’étaient pas à la hauteur de mes espoirs!
Lorsque cela arrive: me souvenir de la juste attitude de Jean-Baptiste qui est de parler directement à Jésus de sa déception et il peut recevoir une réponse claire: le Royaume n’est pas là où il l’attendait !!
Jésus fabrique le Royaume dans le corps-à-corps avec ceux qu’il rencontre, il épouse leur chair et les rend à la Vie.
J’espère que Jean-Baptiste aura dépassé ses doutes et aura eu cette conviction: oui, amen, Jésus était bien celui qui devait venir!

> Bonne dernière ligne droite avant Noël!!!

2e dimanche de l’Avent 🕯️🕯️ – A – 7 décembre 2025

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

(Mt 3, 2)

> Voilà plus de vingt siècles que cette voix résonne : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Et pourtant, rien ne semble venir. L’expression a souvent été récupérée par des prédicateurs de fin du monde ou des marchands de peur. Mais le mot grec utilisé dans l’Évangile signifie plutôt que le Royaume s’est approché, qu’il est déjà là, tout près — non pas dans un futur à attendre, mais dans une proximité réelle, presque géographique. Le Royaume n’est pas une échéance à redouter, mais une Présence à accueillir. Jean ne prophétise pas un calendrier divin, mais une urgence intérieure : Dieu est déjà là, à la porte de nos vies. Il ne s’agit pas d’attendre un événement lointain, mais de nous rendre présents à Celui qui est déjà proche.

> Se convertir, ce n’est pas changer d’un coup pour éviter la punition, c’est choisir de vivre autrement, parce que Quelqu’un vient — et que sa venue transforme tout. L’Avent nous invite à préparer notre cœur, non par peur, mais par espérance. Ce n’est pas la perfection qu’on attend de nous, mais une disponibilité vraie : reconnaître nos zones d’ombre, demander pardon, et désirer plus de lumière. Jean le rappelle avec force : la vraie foi se reconnaît aux fruits. Il ne suffit pas de croire ou de pratiquer : il s’agit que notre vie porte la trace de l’amour reçu. Cette semaine, choisissons de vivre « comme si » le Royaume était tout proche — parce qu’il l’est. Amen.