Fête de l’Epiphanie – C – 5 janvier 2025

« Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.»

Mt 2,11

Les savants – qui étaient certes mages mais pas forcément rois, il est bon de le redire parfois… – viennent de partout se prosterner devant l’enfant de la crèche. Le message de l’Epiphanie, très-très loin de la galette, c’est d’abord l’universalité du salut offert en Christ : il n’y a plus un peuple qui serait « élu », tous sont associés au même héritage.

On sait la symbolique des trois cadeaux : l’or pour le roi des rois, l’encens pour le Dieu, la myrrhe qui annonce déjà la mort de Jésus, mais aussi l’or pour la charité avec laquelle exercer toute royauté, l’encens – parfum qui monte comme la prière dit un psaume – pour la foi en Dieu, la myrrhe pour l’espérance en la vie éternelle.

Mais derrière cette fête, la galette, la fève, la couronne, les cadeaux (qui pourraient, intelligemment, être échangés ce jour-là plutôt que le 25 décembre), laissons-nous toucher par ces mages qui ont tout quitté pour aller se prosterner devant l’enfant-Jésus. Qu’allons-nous quitter, cette semaine, pour lui donner la première place ? Où allons-nous nous rendre pour l’adorer ?

Fête de la Nativité – C – 25 décembre 2024

« Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. »

(Luc 2,20)

> On ne s’imagine pas de Noël sans les bergers, gens rustres pourtant, marginaux mêmes, ne fréquentant ni les villes, ni le temple. Cependant, en cette nuit, le ciel vient à eux, la candeur de leur cœur étant ajustée à la plus importante, la plus joyeuse nouvelle jamais délivrée sur terre : « Un Sauveur vous est né ! » – Une fois secouée la crainte, les voici qui se bougent et qui courent aller voir ce qui leur avait été dit. Si n’était le caractère céleste de l’événement, ce qu’ils découvrent là pourrait paraître banal : De jeunes parents avec leur nouveau-né couché dans une mangeoire, comme annoncé par l’ange.
Rien ne nous est livré dans la suite du récit sur ce qui s’est passé entre eux et la sainte famille. Les poètes et les peintres de tous les siècles à venir s’en chargeront.
> En méditant cet évangile, glissons-nous dans l’image pour contempler et adorer. Et pour repartir nous aussi en joyeux bergers- messagers.


🌟JOYEUX NOEL !🎄

4e dimanche de l’Avent – C – 22 décembre 2024

« Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ! »

(Lc 1,42)

> Ce verset est employé comme 2e partie du « Je vous salue Marie », la 3e n’étant pas biblique mais beaucoup plus tardivement ajoutée (15e siècle). Bien souvent, dans les versions modernes de cette prière, on remplace « le fruit de tes entrailles » par « ton enfant » ou « le fruit de ton sein », le mot « entrailles » sonnant mal en français.
> Pourtant, c’est un très beau mot en hébreu, et très important : les « RaHaMîM », entrailles féminines et maternelles, sont aussi appliquées à Dieu qui en possède donc. Ce sont ses entrailles à lui qui frémissent lorsque sa créature est en danger, attaquée.
> Cette semaine, souvenons-nous que Dieu a lui aussi des entrailles maternelles, soyons certains qu’elles frémissent lorsque nous crions vers lui… et bénissons celles de Marie qui nous offrent Jésus !

3e dimanche de l’Avent – C – 15 décembre 2024

UNE QUESTION A PROPOS

« Et nous, que devons-nous faire ? »

(Luc 3, 10, 12 ou 14)

> La renommée de Jean le Baptiste est grande dans la contrée puisque des personnes de différents horizons sociaux ou culturels viennent à lui. Elles ne viennent pas en spectateurs pour voir le « phénomène » du moment, elles viennent pour être baptisées – c’est-à-dire purifier par immersion dans l’eau -. Toutefois, ces personnes ont conscience que cet acte n’est pas suffisant et elles posent la question juste : Que devons-nous faire ?
La réponse de Jean le Baptiste est multiple. Il n’a pas une réponse type, unique. Elle est adaptée à la personne qui interroge. Pour certains, il s’agit de partager ; pour d’autres, il s’agit de ne pas outrepasser ses droits. C’est là l’essentiel de la Bonne Nouvelle et l’évangéliste ne rapporte pas d’autres exhortations de Jean.
Il y a une mise en résonnance des paroles de Jean avec notre vécu. Certes, nous pouvons être baptisés, mais le Seigneur désire que nous soyons en mouvement.
>Il est temps de faire nôtre la question à propos : Et moi que dois-je faire ?
Nul doute que la réponse viendra et qu’elle nous mettra en route.

2e dimanche de l’Avent – C – 8 décembre 2024

«Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, les chemins raboteux seront nivelés et tous verront le salut de Dieu.»

(Luc 3.6)

> Voilà un mot bien étrange qui m’interpelle, « raboteux ». Larousse nous en donne la définition : « Dont la surface est inégale et présente des aspérités. » Et des aspérités dans les chemins tortueux de l’existence….Dieu sait que nous en rencontrons!
Dieu envoie son propre Fils pour combler les vallées de nos difficultés, pour abaisser toute montagne qui divise, pour redresser les moments tortueux de notre vie, pour aplanir les chemins raboteux de nos relations, comment pourrait-il aujourd’hui ne plus se préoccuper de nous?
Ouvrir sa vie au Dieu de Jésus-Christ, c’est s’ouvrir à des chemins jusqu’alors inconnus, des chemins d’apaisement jusqu’au plus profond de la souffrance; des chemins d’espérance même quand tout espoir semble perdu.
> Pour l’Avent qui s’en vient, je veux me souvenir que Dieu est le Dieu de bien des possibilités et que l’inviter dans ma vie et mes relations humaines, c’est être prêt.e à le laisser combler les fossés et polir les aspérités même les plus tenaces, pour travailler à nous faire voir le salut / la santé retrouvée de nos liens même les plus compliqués.

1er dimanche de l’Avent – C – 1er décembre 2024

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre libération approche. »

Luc 21, 28

> Ce passage de l’Évangile de Luc peut sembler inquiétant, avec ses images de chaos et de peur. Pourtant, Jésus nous invite à un geste d’espérance : « Redressez-vous et relevez la tête. » Pourquoi ? Parce que Dieu est à l’œuvre. Il vient pour libérer, pour relever et transformer ce qui semble perdu. Ce message résonne particulièrement en ce premier dimanche de l’Avent, où nous entrons dans un temps d’attente et de préparation à l’arrivée de la lumière de Noël.

> L’Avent nous invite à une attente confiante et joyeuse. Ce n’est pas une attente passive, mais un temps pour ouvrir nos cœurs à l’action de Dieu dans nos vies. Alors que cette période nous demande souvent d’aller vite et de répondre à mille sollicitations, prenons un temps pour ralentir, prier, et accueillir cette lumière. Relevons la tête : Dieu agit pour nous, avec nous. Belle marche vers Noël.

Epiphanie – B – 7 janvier 2024

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie »

Mat 2,10

> L’étoile s’arrête au-dessus de la maison. C’est là. Après un long cheminement, les mages vont découvrir ce roi qu’est Jésus. Enfin. Et c’est alors que surgit une très grande joie. Ce qui est assez étonnant, c’est que la joie précède l’entrée dans la maison. Ils n’ont pas encore vu Jésus que déjà la joie les envahit. Cette joie surgit au moment où l’attente est sur le point de toucher à sa fin, comme quand on peut ouvrir le cadeau tant attendu.

Dans ce récit de la visite des mages, la joie est donnée. Elle surgit de la proximité de Dieu. Elle se reçoit sans avoir été programmée, planifiée. Au seuil d’un évènement bouleversant, la joie permet de relire sa vie autrement. Comme souvent dans nos chemins de vie.

Pour cette nouvelle année qui s’ouvre, voici donc un chemin pour nous : comme les mages, chercher à suivre l’étoile de l’Évangile qui nous conduit au Sauveur, et s’ouvrir à la joie offerte, en réfléchissant à cette question : que puis-je faire pour la cultiver, cette joie, dans mon chemin de vie ?

Que 2024 puisse être pleine de joie pour vous, chers frères et sœurs de l’Évangile à l’Écran !

La Sainte Famille – Année B – 31 décembre 2023

«Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple[…] il reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu»

(Luc 2, 27.28)

> Dans ce passage de l’Évangile de Luc, nous voyons comment Syméon, un homme juste et pieux, est conduit par l’Esprit Saint jusqu’au Temple de Jérusalem. Et c’est là que – non pas par hasard mais par un timing divin – il rencontre le petit Jésus, justement présenté ce jour-là par ses parents. Qui plus est, Marie et Joseph lui confient l’enfant dans ses bras ! Il a vu le salut que Dieu a préparé pour tous les peuples et rend grâce à Dieu ! Syméon est un modèle pour nous car il se laisse guider par l’Esprit Saint vers l’Église, la communauté des croyants qui se rassemble pour prier. C’est là que nous recevons Jésus, comme un cadeau précieux, comme un enfant qu’on serre contre son cœur. Cette image nous rappelle que Jésus est proche de nous, qu’il nous aime et qu’il veut que nous l’aimions.
> Alors que nous sommes encore remplis de la lumière de Noël passé et à la veille d’une nouvelle année, préparons-nous à accueillir Jésus dans nos vies. Laissons-nous conduire par l’Esprit Saint. Rencontrons Jésus dans l’Église, dans la prière, dans la Parole de Dieu, dans les sacrements, dans nos frères et sœurs. Accueillons-le dans nos bras, dans notre vie, dans notre cœur. Que la joie de la nouvelle année remplisse nos âmes. Que Dieu nous bénisse et nous protège. Bonne année à tous. Amen.

Nativité – B – 25 décembre 2023

« Mais à tous ceux qui ont reçu cette lumière, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »

Jean 1,12
Photo transmise par Thierry Monfort © Naples

> Noël c’est la venue d’un enfant de lumière dans notre monde rabougri et obscur.

C’est le pouvoir d’être remis en lien avec un Dieu Père qu’un ange me désigne même au fond de mes ruelles intérieures les plus glauques.

C’est la joie toujours recommencée de débusquer la lumière du Christ au creux de mon coeur: aujourd’hui un Sauveur vous est né, le Fils vous est donné !

Joyeux Noël !
(Photo transmise par Thierry Monfort © Naples)

Sainte Marie – 1er janvier 2023

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

Luc 2,19

> Le cœur d’une Maman est comme le sac de Mary Poppins : insondable, empli de trésors, beaucoup plus grand que tout ce que l’entendement humain pourrait simplement imaginer.

> Marie est une Maman. Mais comme elle est la mère de Jésus est que Jésus est Dieu… on a fait d’elle la mère de Dieu. Vertigineux honneur dont elle doit se trouver, aujourd’hui encore, bien intimidée. Mais on peut voir les choses par l’autre bout de la lorgnette : Marie est mère de Jésus. Et comme Jésus est notre frère, elle est notre mère aussi, du coup.

> En votre nom à Chacune et Chacun, j’ai envie de demander à notre maman commune de prendre 2022 dans son cœur, de méditer tout ce que nous y avons vécu, de retenir tous ces événements dans son cœur, alors que s’ouvrent devant nous les portes de 2023.

> Bonne année à vous qui lisez et partagez l’Evangile à l’Ecran !