« Quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. »
(Mt 14, 13)
> Cet Évangile déplace notre regard du miracle spectaculaire des pains vers ce qui le précède : Jésus apprend la mort de Jean le Baptiste. Cette nouvelle n’est pas anodine. Jean n’est pas n’importe qui pour Jésus : il est lié à lui par la parenté, mais surtout par la mission. Il a préparé sa venue et reconnu en lui l’Envoyé de Dieu. Sa mort violente annonce déjà le rejet que Jésus lui-même devra affronter. Jésus se retire alors dans un endroit désert, à l’écart. Mais la foule le rejoint, avec les malades qu’elle porte et sa faim. Et Jésus, malgré sa peine, se laisse saisir de compassion. Son cœur blessé ne se referme pas : il devient encore un lieu où Dieu donne la vie.
> Cette semaine, confions au Seigneur nos peines et ce qui nous blesse. Lui seul peut faire naître quelque chose de miraculeux là où nous ne voyons parfois qu’un poids à porter : une parole qui relève ou un geste qui nourrit. Malgré nos peines et nos blessures, que Jésus nous aide à garder le cœur ouvert en remettant tout entre les mains du Père, et à croire qu’une grâce peut encore passer par là. Amen.