Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?
(Jean 6, 52)
« Des paroles indigestes pour une nourriture éternelle ! »
Vous est-il déjà arrivé de vous trouver devant quelqu’un qui fait preuve de mauvaise foi ? Qui a décidé que vous n’êtes pas digne de confiance voire méchant, aveuglé par un préjugé ou un autre angle mort dans son regard sur vous ?
Vous avez beau essayer par tous les moyens de la faire changer de regard, la personne vous a classé, et rien ne semble pouvoir le changer…
> Depuis tôt dans son ministère, Jésus s’est trouvé non pas devant une seule personne de ce genre, mais face à tout un groupe d’entre les responsables juifs. Prisonniers de leur perception de Jésus comme un concurrent de leur autorité religieuse, ils finiront par le faire exécuter de manière on ne peut plus injuste.
> Face à cette obstination, Jésus avance des paroles de plus en plus indigestes. Dans le contexte juif de l’époque, et à la lumière de la Loi, « manger la chair » et « boire le sang » de quelqu’un est tout simplement impensable et serait d’une impiété sans égale. C’est pourtant le menu que Jésus leur offre, en toute conscience que ces propos sont indigestes et inacceptables. Pas étonnant que ses contestataires sont de plus en plus perdus, y compris de nombreux disciples (6.60-66).
> Plus en profondeur, Jésus se présente pourtant comme la source de la vie éternelle : « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui met sa foi en moi n’aura jamais soif. » (6.35) Et : « La volonté de mon Père, en effet, c’est que quiconque voit le Fils et met sa foi en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le relèverai au dernier jour. » (6.40) Nulle part ailleurs Jésus n’insiste si fortement sur le cadeau de la vie éternelle et la certitude de la résurrection pour ceux qui croient en lui. Pourtant, à la fin du chapitre beaucoup l’abandonnent.
Nous connaissons tous des personnes qui nous sont précieuses mais qui restent fermées à l’Évangile. Reprenons courage. La puissance et la beauté du salut offert en Jésus-Christ valent bien que nous en rendions témoignage jusqu’à notre dernier souffle !

