30e dimanche du temps ordinaire – B

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Marc 10,51)


> On apprend dans cet Evangile que Bartimée, aveugle, court et se précipite vers Jésus. Cet élan montre l’espoir fou placé en ce Jésus qui pourrait l’aider… Et là, le Christ lui pose cette étrange question. Cela paraît évident non ? Pourtant Bartimée n’a pas semblé surpris ou étonné de la question. Le Christ n’a pas imposé, ni décidé à la place de Bartimée ce dont il avait besoin. Il lui a donné la possibilité de demander avec humilité, lui offrant ainsi une place centrale et pleine.

J’aime cette illustration : un parent voit dans le regard de son enfant qu’il désire quelque chose, par exemple une glace à la plage… Mais quelle joie de l’entendre demander et de pouvoir répondre à son envie. La limite de cette comparaison est grande : il ne s’agit pour Bartimée en tout cas pas d’une friandise ou d’un caprice, mais de la vie restaurée, et de pouvoir ensuite marcher à la suite de Jésus !

> Cette semaine, laissons-nous toucher par la voix de Jésus qui nous demande « que veux-tu ? » et osons lui dire avec foi ce dont nous avons besoin pour le suivre !

29e dimanche du temps ordinaire – B

« Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. » (Marc 10.42-45)

 

> Pour méditer ce verset, je pense à la vocation de Michel Simonet, balayeur dans les rues de Fribourg. Il dit l’homme debout et au service de la voirie… et des habitants de sa ville pour qu’elle soit propre ! Comme il est loin des deux disciples qui voulaient être sûrs de…. siéger à côté du Christ en gloire!

Cette semaine, comment vais-je revisiter dans mon activité professionnelle ou avec mes proches ma vocation d’être au service. Et non pas au pouvoir?

28e dimanche du temps ordinaire – B

« Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » Marc 10, 22

> Ce passage de l’évangile est très connu. Un homme riche vient voir Jésus et lui demande comment faire pour accéder à la vie éternelle. Jésus lui répond qu’il faut suivre les commandements. Celui-ci observe tout cela depuis sa jeunesse.

Jésus l’aima et lui dit de vendre tout ce qu’il avait et de le donner aux pauvres. Mais cette réponse ne lui plut pas et il s’en alla tout triste.

Nous sommes souvent dans cette situation où nous nous sentons appelés à faire quelque chose mais sur le moment c’est trop pour nous, l’effort nous est trop compliqué. Mais nous aimons à croire que cette homme n’est pas parti définitivement triste, et qu’il a su même s’il n’a pas tout donné se rapprocher des plus pauvres en faisant un pas. Ce pas qui entraînera surement un deuxième pour finir sur une grande marche qui nous fera accéder à la vie éternelle.

27e dimanche du temps ordinaire – B

« Ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. » (Marc 10, 8b-9)
> Il y a une différence entre l’homme et la femme. Jésus sait combien les hommes utilisent leur force pour dominer les femmes et leur faire violence. Ainsi, ils soulignent non pas la différence, mais la séparation: par ma violence masculine, je me coupe de toi qui est femme, je crée une rupture. Pourtant, la différence n’est pas un prétexte à dominer.
Jésus rappelle ceci: tous deux ne feront plus qu’un. Ce qui signifie: « Je ne peux être moi que dans la mesure où je fais place à toi. »
 
Fondamentalement, nous sommes unis, nous sommes uns. La violence sépare, l’amour uni. Ce que Dieu a uni, ce qu’il a voulu égalitaire, respectueux, sans discrimination: ne le séparons pas.
 
Les paroles de Jésus vont bien ailleurs qu’un traité de morale qui condamnerait les couples divorcés. Elles nous invitent plutôt à chercher toujours à nouveau ce qui permet de raconter combien l’homme et la femme forment une unité humaine, sans inégalité. Combien c’est ensemble qu’ils peuvent être vivants.