« …qu’il lui fallait … être tué et se réveiller le troisième jour. »
(Mt 16.21)
(Mt 16.24)
« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. »
« La croix qu’il a portée et la nôtre »
> Je porte une croix autour du cou, comme de nombreux chrétiens de différentes familles d’églises. Elle me rappelle d’abord la croix à laquelle mon Sauveur a été cloué, pour mes péchés, les tiens, et ceux du monde entier (1 Jean 2.2). Ensuite, elle me rappelle, et c’est plus douloureux, l’appel de Jésus à porter ma propre croix.
> La première signification suscite reconnaissance et joie à cause de l’œuvre que Christ a accomplie par sa mort et sa résurrection, un fois pour toutes. Elle m’a permis de devenir enfant de Dieu. Et honnêtement, je préférerais m’arrêter à ce premier sens. Intuitivement, je n’ai aucune envie de me renier moi-même, perdre ma vie, « porter ma croix ». Par cette notion, Jésus précise que dans un monde impacté par le mal, vivre à sa suite va tôt ou tard susciter de l’incompréhension, des conflits, de l’opposition, voire de la violence. Il s’agit alors de choisir et rester sur le chemin des Béatitudes.
> Et je n’ai encore rien dit de ce qui en moi produit parfois du mauvais fruit…
Je m’interroge : N’est-ce pas présomptueux de porter une croix, même sous le t-shirt ?
Puis je la vois de nouveau comme ce rappel du choix de Dieu de venir nous sauver, et nous guider dans une vie nouvelle. Et lorsque je me trouve en conflit avec ce monde déchu dont je fais pourtant partie ; quand je me trouve face à mes propres faiblesses et échecs ; cette croix me rappelle que Jésus non seulement m’appelle à porter ma croix, mais la porte avec moi, lui qui a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.20b).
> Et toi, portes-tu une croix ? Laquelle ? Et avec qui ?