« Finalement, il leur envoya son fils… »
(Mt 21,37)
→ Le drame qui nous est raconté dans la parabole de ce dimanche est comparable à une tempête de grêle qui s’abattrait sur une vigne choyée, bien entretenue.
Notre propriétaire ne s’attendait pas à pareille catastrophe: voir ses serviteurs malmenés et tués par les vignerons en charge. Et pourtant, il veut encore espérer: « Ils respecteront mon fils ». Est-ce de la naïveté? Jésus, dans la suite du récit nous prouve le contraire en faisant clairement allusion au jugement dernier et au châtiment possible. Quoique cette parabole soit destinée aux grands prêtres et aux anciens du peuple, elle nous concerne nous aussi, ayant été fixé dans l’Evangile.
→ Ce Père, qui envoie malgré tout encore le fils, ne nous rappelle-il pas la parole de Jésus à Nicodème: « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique. » (Jn 3,16) ? Il est heureux que l’époque du Dieu sévère et punisseur soit révolue. Néanmoins, gardons-nous de rapprocher l’image du Père miséricordieux à celle d’un “bon papa“ qui laisse tout faire. S’il est vrai qu’il aime pardonner, il désire avant tout notre ressemblance avec ce Fils obéissant jusqu’à donner sa vie pour nous.
→ En contemplant son mystère pascal , un déplacement intérieur va petit à petit s’opérer en nous: Jésus Christ va devenir le centre de notre vie de foi et de prière; agrandissons notre espace, car il ne vient jamais sans le cortège de ses amis, ses préférés: les petits et les exclus en qui il se donne à aimer.