23e dimanche – A

« Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 18,19)

> Le mot grec que traduit ici « se mettent d’accord » évoque une SYMPHONIE. Il s’agit donc de chanter à deux la même partition pour demander quelque chose à Dieu. Mais une symphonie est un ensemble de voix différentes, chacune jouant sa propre partition. Il s’agit donc d’être différent mais de demander à Dieu, ensemble, quelque chose, harmonieusement.

Or, dans notre manière de prier, on est souvent seul. Même les couples ont souvent de la difficulté à prier ensemble.

Cette semaine, nous vous proposons donc de trouver une personne – pourquoi pas celle qui partage votre vie, ou une autre – et de demander ENSEMBLE quelque chose à Dieu dans la prière, chacun avec ses mots mais ensemble. Alors, dit Jésus, la prière sera exaucée.

22e dimanche – A

A partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter. Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander, en disant:  » Dieu t’en préserve, Seigneur! Non, cela ne t’arrivera pas!  » (Mt 16, 21-22)

> Peu avant ce passage, Pierre déclare que Jésus est Messie et Fils de Dieu (Mt 16,16). Il a bien sûr tout juste, mais par contre il a une image bien figée, celle de la majorité de ses contemporains, sur ce que devrait être le Messie: un libérateur du genre chef des armées qui va les délivrer des Romains, un genre de super-héros en quelque sorte… en tout cas pas un Dieu qui souffre, par un Dieu qui va vivre la passion comme l’annonce Jésus en Mt 16,21.

Nous nous faisons souvent, comme Pierre, une image plus ou moins figée de Dieu. Il est bon de rester à l’écouter de ce Dieu insaisissable pour ne pas le réduire à l’image que nous nous en faisons. Il nous est proposé ainsi cette semaine de prendre le temps de discuter avec quelqu’un de nos images respectives de Dieu et de se laisser interpeller par les différences entre notre image de Dieu et celle de notre interlocuteur.

21e dimanche – A

Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. (Mt 16,18)

> Dans l’histoire de la réception, ce verset bien connu a fait couler beaucoup d’encre, puisque c’est celui qui institue Pierre pour fonder l’Eglise de Jésus Christ sur terre, qui l’institue comme premier Evêque de Rome dont le pape est le successeur. C’est également une mention importante du thème du chrétien compris comme « pierre vivante » (que l’on retrouve en 1 Pierre 2), avec le Christ comme pierre angulaire de l’édifice spirituel formé par ces pierres vivantes que sont les chrétiens.

Cette semaine, nous sommes invités à deux choses en lien avec ce verset. Premièrement, ce verset nous rappelle, que l’on soit catholique romain ou non, le rôle essentiel de la papauté pour le ministère de l’unité de l’Eglise qui est, encore aujourd’hui, scandaleusement divisée. Ainsi, cette semaine, laissons-nous inviter, avec les chrétiens de toutes confessions, à prier pour le Pape François et son ministère d’unité des chrétiens.

Deuxièmement, prenons conscience que nous aussi, nous sommes des pierres vivantes avec laquelle le Christ veut bâtir son Eglise : quel(s) don(s), quel(s) charisme(s) possédons-nous et/ou pouvons-nous développer, pour rendre cette Eglise encore plus vivante, plus joyeuse, plus rayonnante ? Car Jésus le Christ a besoin de nous, ses pierres, pour témoigner de Sa vie et Son amour. Pierres vivantes, faisons notre la prière de Saint-François d’Assise : Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix, Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

20e dimanche – A

Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

> Une fois encore, Jésus ne fait aucun geste « miraculeux » mais indique simplement que c’est la foi qui produit le miracle.

Et nous, est-ce que nous demandons un miracle tout en nous disant, intérieurement : « Non, mais Seigneur, je ne veux pas vous déranger, il y a sûrement plus important » ou encore « De toutes façons c’est impossible que ça marche, ce serait trop miraculeux » ?

Demandons l’impossible, cette semaine ! Les miracles existent ! Et ils semblent dépendre de notre foi, du fait qu’on y croit vraiment…

19e dimanche – A

Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! (…) Jésus étendit la main, le saisit et lui dit [à Pierre] : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » – Mt 14, 27.31

> On dit que la foi permet de déplacer des montagnes ou… de marcher sur les eaux ! C’est ce que fait Pierre à la suite de Jésus dans cet épisode si connu. Mais au milieu de la traversée, il a peur et se met à couler. Un peu comme dans les dessins animés où celui qui court dans le vide s’aperçoit qu’il n’y a plus de terre sous ses pieds ! Une sorte de brusque retour aux attaches matérielles souvent si rassurantes… Comme si agir dans la foi au Christ était temporaire, le temps d’émerger d’une sorte de rêve semblant irréel parce que trop extraordinaire.

Qui d’entre nous, dubitatif comme Pierre, n’a-t-il pas « testé » le Seigneur ?! « Si c’est bien toi… » dit Pierre. Qui n’a pas été pris de vertiges et a chuté alors même qu’il était engagé, pourtant à la suite de Jésus, sur un chemin brusquement devenu escarpé ?

Si c’est le Christ qui nous appelle, aucune raison de douter ! Il nous laisse néanmoins libre de le suivre ou non. Il ne nous forcera pas, ne nous obligera à rien, nous permettra de rester où nous en sommes. Laissons-lui au moins une chance, faisons le premier pas vers lui qui nous attend et qui nous tend la main pour nous relever et nous accompagner dans la vie ! Avec lui, plus de crainte, juste la certitude de ne jamais être seul, même au creux de la tempête. Confiance, c’est lui, le Fils de Dieu, n’ayons pas peur !

18e dimanche – A

Le soir venu, les disciples s’approchèrent de lui et lui dirent:  » L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive; renvoie donc les foules, qu’elles aillent dans les villages s’acheter des vivres.  » Mais Jésus leur dit:  » Elles n’ont pas besoin d’y aller: donnez-leur vous-mêmes à manger.  » (Mt 14, 15-16)

> L’endroit est désert… mais malgré cela, la foule a décidé d’y venir, car c’est une soif de vie qui la pousse à suivre Jésus jusqu’aux endroits les plus reculés. Toutefois ce lieu désert inquiète les disciples, puisqu’il n’y a rien à manger. Et c’est là que Jésus leur dit que c’est à eux-mêmes de nourrir la foule. Aujourd’hui il en va de même pour nous. C’est dans les lieux où nous nous trouvons, qu’ils soient remplis ou déserts que nous sommes appelés à répondre à notre mesure à la soif de ceux qui nous entourent. Ce n’est pas avant tout une soif matérielle, mais une soif plus profonde qui nous amène à chercher la vrai Vie…

> Nous sommes invités cette semaine à réfléchir concrètement à ce que nous pouvons nous-mêmes, en tant que disciples du Christ, amener dans l’endroit où nous nous trouvons. Pas besoin que ce soit extraordinaire, 5 poissons ont suffit pour les disciples de Jésus…

17e dimanche – A

« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. »

> Quand on demande aux gens de raconter cette célèbre parabole, ils oublient presque toujours le même mot : la JOIE ! Ce qui pousse l’homme à vendre tous ses biens pour acheter le champ dans lequel il a enfoui son trésor, c’est la JOIE.

Nous sommes le trésor de Dieu. Il nous a enfouis dans le monde, et son fils a racheté le monde entier pour le trésor que nous sommes à ses yeux.

Et pour nous… quel est le trésor qui nous rend tout joyeux ? Que sommes-nous prêts à faire pour conserver ce trésor et le lieu dans lequel nous l’avons enfoui ? Cette semaine, veillons sur notre trésor, et surtout gardons notre JOIE !

16e dimanche – A

« Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. » Les serviteurs du maître vinrent lui dire : « Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? » Il leur dit : « C’est un ennemi qui a fait cela » Les serviteurs lui disent : « Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ? » Il répond : « Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. » » – Mt 13, 24-29

> Dans notre vie, dans tous les domaines et dans toutes nos relations, se côtoient le bon grain et l’ivraie, le bien et le mal. Instinctivement on voudrait enlever ce qui est négatif et toxique de nos vies. En pratique, c’est beaucoup trop difficile et on constate généralement que le mauvais revient très vite… Jésus dit d’ailleurs qu’à force de vouloir essayer d’arracher l’ivraie, on risque aussi d’ôter le bon grain.

Alors que faire ?!

– Garder confiance dans l’épi qui est assez fort pour ne pas se laisser totalement envahir par l’ivraie ;

– Ne pas se laisser déstabiliser, ni se focaliser  sur le négatif ;

– Croire que ce qui a été semé de bon en soi par Dieu grandira encore et encore si on l’arrose bien ;

– Ne jamais désespérer et toujours recommencer : l’ivraie finira par se dessécher et tombera !

Et si on s’y mettait tous, pour que ce monde vive un peu plus d’amour ?

15e dimanche – A

« Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu » Mt 10, 16-17

> Nous qui connaissons le Christ, est-ce que nous mesurons la grâce que nous avons reçue?? Nous qui essayons de le suivre de tout notre coeur, avec nos faiblesses, certes, mais qui le cherchons et qui voulons le suivre, soyons heureux ! Nous voyons et nous entendons ! La mise en pratique n’est pas toujours simple mais nous voyons et entendons ce que beaucoup avant et après nous n’ont pas vu et n’entendront pas…

Cette semaine il nous est proposé de prendre la mesure de cette grâce, de louer Dieu pour la foi qu’il a placée en notre coeur, pour la place qu’il occupe dans notre vie. Il nous est aussi proposé de réfléchir comment cette chance vient embrasser notre vie quotidienne et comment nous témoignons de la joie de pouvoir voir et entendre la révélation autour de nous !

14e dimanche – A

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » – Mt 11,28

> En ce début d’été nous avons sans doute plein de projets palpitants ! Pour nous détendre, nous changer les idées, voir du pays… N’oublions pas cependant que le mot « vacances » vient du latin, vacare, « être sans ». Sans travail soutenu, sans rendez-vous contraignant, sans course effrénée… Après ces derniers mois chargés, Jésus nous invite à déposer notre fardeau à ses pieds et à nous reposer auprès de lui. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Par exemple, contempler, méditer. Laisser divaguer notre esprit après la lecture d’un passage biblique ou d’un texte spirituel. C’est fermer les yeux pour mieux voir, écouter ce que le silence a à nous dire, laisser nos sens s’ouvrir au Sens pour que résonne en nous ce qui nous rencontre au plus intime, avec émerveillement. Cet été, avançons le cœur et les yeux ouverts à la suite du Christ qui nous montre toujours le chemin vers nous-même et vers son Père, par la grâce de l’Esprit Saint. Bel été et bon ressourcement !