19e dimanche du Temps ordinaire – B – 11 août 2024

« Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. »

(Jean 6,45b)

> Durant tout ce chapitre 6 de Jean, Jésus se présente comme le PAIN. En cela, il ne se met pas en scène lui-même, car il se reçoit sans cesse de son Père qui seul peut nous attirer vers le Fils, pain descendu du ciel, VERBE sorti du sein du Père et venu dans le monde pour qu’en lui nous ayons la vie.
Jésus se donne en nourriture, non seulement sous la forme du pain eucharistique offert lorsque nous célébrons la sainte Cène, mais dans toutes les circonstances de notre vie. Il est la Parole qui nourrit notre foi ; il nous tient debout par sa présence que l’Esprit assure continuellement dans nos cœurs ; il est le pauvre au bord du chemin.

> Durant cette semaine, (et durant tout ce temps de la lecture de Jean 6), gardons vivant la conscience de sa présence en nous et en toute chose. Laissons-nous attirer vers lui par le Père qui, en nous envoyant son Bienaimé, nous donne chaque jour le pain nécessaire.

18e dimanche du Temps ordinaire – B – 4 août 2024

« Rabbi, quand es-tu venu ici ? Quelle œuvre fais-tu ? Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? »

Jean 6, 24-35

> Voilà une foule bien curieuse ! Elle est restée sur sa faim. Ô pas une faim physique, elle qui vient d’être nourrie par Jésus qui l’a laissée en plan pour se retirer dans la montagne et prier le Père. En marchant sur l’eau, Jésus a rejoint ses disciples à Capharnaüm – la ville du chaos.
Après avoir mené son enquête et constaté que Jésus et ses disciples ne sont plus là, la foule s’en va sur l’autre rive, à Capharnaüm. Elle est bien décidée à élucider ce mystère. Quand elle a trouvé Jésus, elle lui pose trois questions : sur son emploi du temps, sur ce qu’il fabrique, et sur ce qu’elle doit faire ? Jésus leur fait des réponses assez décalées : rien sur son emploi du temps, pas plus que sur son œuvre enfin pour toute liste de choses à faire, la foule ne reçoit qu’une invitation à croire. Curieuses réponses en vérité !
> Dans ce passage, des informations précieuses nous sont proposées (Jésus pain de vie par exemple). Retenons surtout que ce sont les questions qui ont mis la foule en mouvement. Laissons-nous porter par les questions qui montent en nous et… par les réponses décalées tant dans le temps que dans leur contenu ! Nul doute que Jésus conduira tout à bien car l’Eternel a formé pour toi des projets de paix et non de malheur. Jérémie 29, 11

17e dimanche du Temps ordinaire – B – 28 juillet 2024

Jésus dit : « Faites asseoir les gens. »

(Jn 6,10)

> Cette phrase est tirée du célèbre évangile de la multiplication des pains. Quand les disciples demandent à Jésus comment nourrir toute la foule qu’il a devant lui, sa première réaction est celle-ci : « Faites asseoir les gens ». Autrement dit : avant toute chose, un peu de calme, asseyons-nous.
> En été, il est bon de s’asseoir tout simplement sur l’herbe, de reprendre contact avec la nature et d’y passer un moment. Loin d’être de simples moments passés « à ne rien faire », c’est là que l’on prend l’énergie pour la suite. Sans ces moments de calme, impossible d’enchaîner avec de nouveaux défis.
> Que ce soit pour un miracle ou pour de simples défis quotidiens, il est donc bon de commencer par s’asseoir. Qui sait si ce petit geste tout simple ne fera pas jaillir l’impossible au cœur de nos vies ?

16e dimanche du Temps ordinaire – B – 21 juillet 2024

«Venez seuls dans un endroit désert et reposez-vous un instant. »

(Marc 6.30)

> J’entends cet appel de Jésus à ses apôtres pour vivre une courte retraite. Ils souhaiteraient lui faire le décompte minutieux de leurs bonnes actions par le menu, et j’ai comme l’impression qu’il coupe court à leur fébrilité. Venez, reposez-vous, mettez du temps à part pour vous-même, cela aussi est sacré et le repos ici n’est pas mérité, c’est un droit….peut-être même un devoir ??
Comme on laisse reposer une pâte pour qu’agisse le levain, c’est une invitation à débrayer ! Que l’on peut entendre avec force en ce mois de juillet qui voit approcher le temps des vacances.
Mais voilà que le temps de retraite prévu est interrompu par la foule qui s’est précipitée pour trouver Jésus. Et lui, il réagit avec compassion, car en voyant leur situation, il est ému par leur soif d’enseignement. Cela m’invite à réfléchir à ce fragile équilibre entre prendre du repos et rester néanmoins en disponibilité de cœur pour les « urgences » , pour l’appel qui peut se présenter à moi, même au cœur de mes vacances : comme il est difficile de choisir d’y répondre ou pas !!
> Seigneur, avec le rythme de la vie et ses nombreuses exigences, puissions-nous avoir la sagesse de prendre du temps au calme, pour retrouver du recul, de l’énergie et de l’équilibre… Mais donne-nous aussi le discernement de ne pas mettre la compassion sous l’éteignoir et de savoir rester dans une juste disponibilité du cœur, lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu.
Bel été à chacun !

15e dimanche du Temps ordinaire – B – 14 juillet 2024

« […] partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »

(Marc 6, 11)

> Jésus envoya ses disciples deux par deux avec des instructions précises : voyager léger et dépendre de l’hospitalité des autres. S’ils étaient rejetés, ils devaient secouer la poussière de leurs pieds. Ce geste symbolique, tiré des pratiques juives, marquait une rupture : les disciples ne sont pas responsables de ceux qui rejettent le message de l’Évangile. Même la poussière des villes qui rejetaient le message était indigne de rester sur leurs pieds.
> N’avons-nous pas nous aussi une poussière à secouer de nos sandales ? Parfois, nous insistons dans des situations où notre message n’est pas accueilli. Comme les disciples, nous devons comprendre que notre responsabilité est de semer les graines de l’Évangile, non de forcer les résultats. Il y aura des refus, mais nous devons continuer avec un cœur léger, assurés que nous avons rempli notre part et que Dieu poursuivra son œuvre à travers nos efforts.
> Que cette semaine soit une occasion de renouveler notre engagement à partager la bonne nouvelle avec amour, bienveillance et persévérance. Soyez bénis.

14e dimanche du Temps ordinaire – B – 7 juillet 2024

« Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier ? »

Mc 6,2-3

> Laissons-nous frapper d’étonnement tout comme les habitants de Nazareth. Jésus, le fils de Marie, revient au village et se met à les enseigner ! On dit que de grands miracles se réalisent par ses mains. Ses mains de charpentier. Le doute et le sentiment d’être dupé ont vite fait de s’installer dans l’auditoire. Le prophète-charpentier prend acte de leur refus, c’est son tour de s’étonner. Mais sans ressentiment. Nous le voyons guérir des malades avant de s’en aller. C’est qu’il est plus que l’enfant de Marie ; il est Fils de Dieu. Dans sa bonté, il ne peut rester indifférent à leur souffrance. Le texte précise : « seulement quelques malades. » Grandeur et humilité du prophète méprisé des siens. Et déjà, il repart annoncer ailleurs la Bonne Nouvelle.
> Cette semaine, gardons devant nos yeux le passage de Jésus chez les siens : Son attitude pourra canaliser nos réactions lorsque quelqu’un “ose“ égratigner notre réputation. Son exemple nous aidera à rester en paix et à faire du bien ; à nous soucier bien davantage de la mission que de notre petite personne, afin de repartir libre et joyeux en porteurs de la Bonne Nouvelle.

13e dimanche du Temps ordinaire – B – 30 juin 2024

« N’aie pas peur. Crois, seulement. »

(Mc 5,36)

> Jésus adresse cette parole au chef de synagogue dont la fille est en train de mourir. On connaît la suite : Jésus arrive auprès d’elle, les pleureuses font déjà leur office, persuadée que la jeune fille est morte, puis Jésus dit « Talitha, koum ! » (Jeune fille, lève-toi !) et… miracle !
> Un premier élément intéressant est que Jésus demande à chasser la peur de l’esprit de celui ou de celle qui espère un miracle. On ne peut pas demander un signe du ciel en le faisant à moitié convaincu. La peur empêche le miracle.
> L’autre élément intéressant est que Jésus n’oppose pas la peur au courage, à la force, à l’audace comme pourrait le supposer le vocabulaire. Non, il y oppose la Foi. Ne pas avoir peur, c’est CROIRE. Quoi que nous demandions, il faut donc d’abord y croire.
>Quelle que soit notre semaine, bannissons-en la peur et augmentons la Foi, ce sont les deux préalables pour voir surgir un miracle dans nos journées…

12e dimanche du Temps ordinaire – B – 23 juin 2024

« Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : ‘Silence, tais-toi !’ Le vent tomba, et il se fit un grand calme. »

(Marc 4, 39)

> Ce passage nous rappelle la puissance de la parole de Jésus. Comme Dieu le Père, créateur des éléments par sa Parole, Jésus manifeste cette même autorité sur la création. En menaçant le vent et en ordonnant à la mer de se calmer, il montre qu’il est la Parole incarnée, celle par qui tout a été créé. Ce pouvoir de Jésus sur les éléments démontre qu’il est véritablement le Fils de Dieu, la Parole vivante par laquelle tout existe.

> Cette semaine, rappelons-nous que la parole de Dieu a un pouvoir créateur et transformateur. Le terme hébreu « דָּבָר » (dabar) signifie non seulement « parole » mais aussi « action ». Lorsque Dieu parle, ses paroles sont pleines de vie et de puissance. Que cette semaine soit pour nous un temps de foi renouvelée. Croyons fermement que, comme il a calmé la tempête, il peut aussi apporter la paix et la transformation dans nos vies.

> Soyez bénis! (Et rappelons au passage que « bénédiction » signifie « dire du bien ». Lorsque Jésus dit du bien de nous, il peut calmer nos tempêtes intérieures!)

11e dimanche du Temps ordinaire – B – 16 juin 2024

« […] il expliquait tout à ses disciples en particulier. »

(Marc 4, 34)

> Jésus enseignait la foule avec des paraboles, des histoires simples révélant des vérités profondes. Aux disciples, il expliquait ces paraboles en privé, leur offrant une compréhension plus claire. Cela peut sembler injuste – pourquoi seulement aux disciples ? Justement, cela nous invite à devenir ses disciples, à chercher activement à comprendre ses enseignements.

> Cette semaine, cherchons à approfondir notre foi. Prenons le temps de prier, de lire les Écritures et de demander au Saint-Esprit de nous éclairer. Partager ces moments avec des amis chrétiens ou en famille peut élargir notre vision et nous aider à mieux comprendre les enseignements en communion avec le Saint-Esprit. Jésus veut nous expliquer ses mystères si nous le cherchons sincèrement. Soyez bénis.

10e dimanche du temps ordinaire – B – 9 juin 2024

« Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère. »

Marc 3,35

> Il y a de la division dans l’air dans tout ce passage…

Après avoir appelé « ceux qu’il voulait », les Douze disciples, dans un moment qu’on imagine intime sur une montagne, Jésus se retrouve à nouveau submergé par la foule ! La foule envahit sa maison, si bien qu’il est suspecté par sa propre famille d’avoir perdu la tête et d’être lui-même possédé par Beelzéboul (le Diable en personne) ! Comme s’il n’y avait plus de frontières, plus de limites claires entre les liens du sang et la famille de cœur de Jésus, comme s’il avait franchi la limite entre un esprit sain et la folie…

Comment Jésus désamorce-t-il toutes ces accusations ? En pointant vers l’essentiel ! Il répond à ses détracteurs par des images pour dire la division et les luttes spirituelles qui font rage dans le monde et qui font éclater les frontières des maisons et des familles, puis il désigne sa famille de cœur : tous ceux qui sont rassemblés dans la maison en cercle autour de lui pour écouter son enseignement.

Quand je me sentirai chahutée ou tiraillée cette semaine par des questions de loyauté ou parce qu’on me demande de choisir un camp, je veux me souvenir de cette parole de Jésus et chercher à faire corps avec ceux qui font sa volonté pour avancer ensemble, comme une vraie famille.