15e dimanche du Temps ordinaire – B – 14 juillet 2024

« […] partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »

(Marc 6, 11)

> Jésus envoya ses disciples deux par deux avec des instructions précises : voyager léger et dépendre de l’hospitalité des autres. S’ils étaient rejetés, ils devaient secouer la poussière de leurs pieds. Ce geste symbolique, tiré des pratiques juives, marquait une rupture : les disciples ne sont pas responsables de ceux qui rejettent le message de l’Évangile. Même la poussière des villes qui rejetaient le message était indigne de rester sur leurs pieds.
> N’avons-nous pas nous aussi une poussière à secouer de nos sandales ? Parfois, nous insistons dans des situations où notre message n’est pas accueilli. Comme les disciples, nous devons comprendre que notre responsabilité est de semer les graines de l’Évangile, non de forcer les résultats. Il y aura des refus, mais nous devons continuer avec un cœur léger, assurés que nous avons rempli notre part et que Dieu poursuivra son œuvre à travers nos efforts.
> Que cette semaine soit une occasion de renouveler notre engagement à partager la bonne nouvelle avec amour, bienveillance et persévérance. Soyez bénis.

Pentecôte – A

Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. » (Jean 20,21)

> Les disciples auxquels Jésus dit cela s’étaient enfermés, ils avaient peur.

Jésus vient nous rejoindre dans nos enfermements pour nous apporter la paix du coeur, pour nous offrir l’Esprit de Pentecôte, et nous envoyer porter la bonne nouvelle au monde.

OK, ça c’est pour les commentaires-bateaux de ce verset.

En s’arrêtant d’un peu plus près, on voit que les disciples qui ont peur ne peuvent pas aller dans le monde, ils sont enfermés. C’est la paix qui est primordiale, qui va chasser leurs peurs et leur permettre de devenir de bons ambassadeurs du Christ.

Aussi cette semaine, essayons – nous qui lisons et écrivons parfois sur Internet, nous qui réagissons en commentant telle ou telle nouvelle, nous qui partageons d’un clic telle ou telle info sans forcément toujours vérifier – selon les trois tamis de Socrate – si c’est vrai, si c’est bon et s’il est indispensable que tout le monde le sache – essayons d’attendre d’avoir le coeur apaisé avant de vouloir évangéliser, d’attendre une nuit avant de cliquer pour partager telle info indispensable, d’attendre, comme les disciples, que Jésus vienne habite nos peurs et les transforme en paix. Alors nous pourrons reprendre notre souris d’évangélisation…