Baptême du Seigneur – B

« (…) en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux :  »Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » » – Mc 1, 10-11

> A travers chaque baptême, Dieu dit combien Il aime le croyant et combien de joie Il trouve en lui. Frère ou sœur de Jésus, premier baptisé qui sera aussi premier né d’entre les morts, nous aussi nous sommes fils ou fille bien–aimé(e) de Dieu. Nous provenons d’un coup de cœur du Créateur qui nous désirait, nous connaissait et nous aimait déjà avant notre conception (cf. Jr 1,5). Quelle que soit l’histoire de notre venue au monde, quelle que soit ou fut notre relation avec nos parents, Dieu nous aime le premier ! N’est-ce pas là une bonne nouvelle ?!

Cette semaine, comment allons-nous répondre à ce don d’amour ? Comment allons-nous (re)dire « oui » à Dieu ? Comment allons-nous Lui (re)dire « merci » ? Comment allons-nous Lui (re)dire « moi aussi, je T’aime ! » ? Tout acte de foi sera cette réponse. Et ce qui est beau, c’est que tout est possible, ici et maintenant, en ce premier jour du reste de notre vie, pour nous tourner vers le Seigneur qui nous aime comme son fils ou sa fille, qui croit en nous et qui veut notre bien !

Epiphanie – B

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie » Mt 2, 10

> Et nous, est-ce que nous nous mettrons à la suite de l’étoile, cette année, qui nous guide à Jésus ?

Pour suivre l’étoile, les mages ont eu foi en ceux qui les ont précédés et en les Ecritures. Puis ils se sont mis en route. Et leur confiance est telle que lorsqu’ils la voient, ils se réjouissent d’une très grande joie, ils savent où elle les mène.

Et nous, est-ce que nous aurons foi en ceux qui nous précèdent pour nous mettre en route ? Pour ce début d’année il nous est proposé de réfléchir à ces personnes ou ces lieux qui sont un soutien et même un moteur pour nous. Ces personnes qui nous encouragent à partir à la suite de l’étoile pour entamer à notre tour le périple qui mène à Jésus. Qu’elles puissent être pour nous des guides et que nous puissions leur accorder suffisamment de confiance pour connaître à notre tour cette grande joie confiante qu’ont connue les mages.

Sainte-Famille – B

« Car mes yeux ont vu le salut… » (Lc 2,30)

> Noël est le temps de l’année où les yeux brillent parfois davantage. Nous avons la chance de voir mille merveilles autour de nous, non seulement en termes de lieux décorés, de présents qui touchent, mais aussi simplement d’amitié partagée, d’amour fraternel, de gestes magnifiques et gratuits.

Le vieux Syméon s’émerveille, dans ce verset. Ses yeux ont vu Jésus, ils ont donc vu – il le sait – le salut.

Qu’ont vu nos yeux, ces jours, qui pourrait être qualifié de salvateur ? Pensons-y, et gardons un regard qui s’émerveille de ce qui nous entoure !

Noël 2014

« Rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » (Jn 1,3)

> Pour identifier un tableau vous portez, habituellement le regard en bas, à droite, dans l’angle ! L’artiste laisse une trace visible de lui-même en tout ce qu’il crée. Certains se révèlent tellement dans leur œuvre que la signature devient superflue.  – C’est signé untel, dites-vous !

Regardez l’Enfant de Noël; c’est signé Dieu. Quel artiste ! 

Et puis, prenez un miroir ; regardez en bas  à droite de votre visage, c’est signé Dieu. Quelle œuvre d’art ! Et c’est vrai pour tout voisin. Regardez bien ! 

Avent 2014 – Jour 25

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. (Luc 2, 6-7)

> Accoucher dans la salle commune, au regard de tous…  Imaginez la foule et le bruit. Ça aurait été sûrement plus confortable, mais nettement moins intime. Dieu a certainement voulu que son fils naisse dans la paix, le silence et la tranquillité.

Parfois, les désirs de Dieu nous perturbent et nous pestons car tout va, selon nous, de travers. En cette nuit de Noël, restons ouvert à sa volonté, laissons-lui bouleverser nos vies.

Avent 2014 – Jour 24

Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. ». On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » (Lc 1,59-61)

> Et si, nous aussi, nous osions sortir des sentiers battus, des classements, des jugements, pour continuer la révolution intérieure que Jean le Baptiste avait annoncé et Jésus accompli ? Et si nous nous libérions du regard superficiel de la société pour comprendre où est la vraie liberté mais aussi la Vérité ?

Pour cela nous devons parfois briser nos propres chaînes intérieures. La Naissance du Sauveur est une Bonne Nouvelle mais aussi une demande du Christ pour nous changer, pour changer le monde. Hors des sentiers battus.

Avent 2014 – Jour 23

« Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1,53)

> Étonnante actualité pour ce verset du Magnificat ! Dans l’attente commerciale de Noël, quelle richesse déployée sous la luminosité des guirlandes en décorations et cadeaux, au point même de nous gaver de matériel. Sortie de son sens premier, cette fête nous laisse aussi vide qu’une boule du sapin et toujours autant affamé d’Espérance.

Car c’est QUELQU’UN que nous attendons, Jésus, c’est Lui qui comble nos creux de son amour. 
Et  nous qui savons où trouver cette nourriture indispensable à notre bonheur, si  nous osions inviter quelqu’un que nous savons affamé  à ce repas de fête ? Quel beau cadeau nous lui ferions !

Avent 2014 – Jour 22

« L’ange lui dit alors : sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » (Lc 1,30)

> L’irruption soudaine de Dieu dans la vie de Marie est bouleversante, pour elle et pour nous aussi, en raison des conséquences de ce surgissement. Il y a de quoi être saisi de crainte !

À la mesure de notre vie quotidienne, demandons-nous comment Dieu y surgit-il ? Comment nous surprend-il ? L’inattendu d’une rencontre, d’une retrouvaille, d’une joie, d’un appel amical ou hostile, etc. tout cela peut être vécu comme une infime entrée de Dieu dans notre vie. Et Dieu ne vient pas à nous sans nous rassurer et nous donner la force de dire oui. Mon infime oui quotidien dans mon infime vie (si l’on compare à l’histoire de l’humanité) peut alors porter des fruits de résurrection, ici et maintenant.

Avent 2014 – Jour 21

« Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole. » (Lc 1, 38)

> Par son OUI, Marie se rend totalement disponible à la Parole de Dieu et laisse s’accomplir en elle le mystère de l’Incarnation.
En prenant pour exemple le chemin de foi de Marie, nous pouvons aujourd’hui nous interroger sur notre manière d’accueillir les événements qui viennent parfois troubler notre existence.
Savons-nous nous laisser habiter par la confiance ? Avons-nous la force de dire OUI au désir de Dieu pour nous ?
Demandons à Marie de nous guider dans la foi sur le chemin de notre vie.

Avent 2014 – Jour 20

« Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision » (Lc 1,22)

> Nous pourrions appeler cela l’éloquence du silence : les gens voient Zacharie silencieux et comprennent alors que quelque chose de mystérieux s’est produit : une rencontre dans le temple qui a changé son comportement, sa vie. Il est bon que nos gestes, nos regards et même nos paroles soient toujours accompagnés de ce silence issu de la rencontre avec Dieu dans notre temple intérieur, là où le Seigneur habite à l’intime de nous-mêmes… C’est ainsi que l’on devient témoin de ce monde qui ne passe pas dans ce monde qui passe.