22e dimanche du Temps ordinaire – A – 3 septembre 2023

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même »

Mat 16,24

> Comment suivre Jésus ? Le Christ dit que pour le suivre, il y a une part de renoncement. Renoncer à être le centre de sa vie dans une vision égo-centrée pour s’ouvrir à Christ et à mon prochain. Renoncer à se donner à soi-même le sens de sa vie pour s’ouvrir à l’appel de Dieu pour sa vie et au sens de la vie qui vient de lui : l’amour.

Alors bien sûr, ce n’est pas simple d’entendre ces paroles : pour suivre le Christ, il faut renoncer. Pourtant, ce renoncement est essentiel, car c’est dans le renoncement et l’abandon en Christ que la Vie en plénitude peut nous être donnée.

Cette semaine, nous sommes invités, chacune, chacun, à (re)visiter le sens de votre vie (rien que cela…), nos renoncements et nos engagements. Avec l’assurance que dans ces renoncements, Christ nous offre la Vie en plénitude.

21e dimanche du Temps ordinaire – A – 27 août 2023

Et vous, qui dites-vous que je suis ?

Pas une AOC ! Sa carte de visite est vierge… il me la tend avec un sourire, l’air de me dire : « Et maintenant, qui vais-je être pour toi ? Un sage, un prophète, un ami, un frère, un compagnon de route, un Sauveur, un Messie ? Ne laisse personne figer ta réponse dans une seule appellation d’origine contrôlée qui conviendrait comme un gant à tous les âges de ta vie… ! Comme dans toute relation, la nôtre va être appelée à évoluer et je t’invite vraiment à me découvrir facette par facette, pour qu’au fur et à mesure, notre relation en soit enrichie ! »
> Je prends la carte et je sais déjà que les saisons de la vie, ses tempêtes et ses éclaircies vont me pousser à être créative… A avancer à tâtons pour lever le voile sur ce mystère immense : un homme mort sur une croix il y a 2000 ans ne cesse de se réinventer dans le cœur des humains, unique à chacun pour que Son visage nous illumine à jamais.

20e dimanche du Temps ordinaire – A – 20 août 2023

« Femme, grande est ta foi ! »

(Matthieu 15, 28)

> Dans ce passage de l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus fait une rencontre extraordinaire. Il croise le chemin d’une femme cananéenne, c’est-à-dire une païenne, une étrangère, une ennemie du peuple juif. Cette femme a le courage de s’approcher de lui et de lui demander de l’aide pour sa fille malade. Elle l’appelle « Seigneur, fils de David », reconnaissant ainsi son autorité et elle croit en sa capacité à faire des miracles dont elle a entendu parler. Jésus pourrait la rejeter ou la mépriser, comme le font ses disciples qui veulent la renvoyer. Mais il engage le dialogue avec elle et il met à l’épreuve sa foi.
> Cette semaine, demandons-nous si nous avons une foi aussi grande que celle de cette femme. Savons-nous prier avec la même audace que cette femme ? Avec insistance et confiance, même quand Dieu semble ne pas nous écouter ? Sommes-nous conscients que Dieu veut le salut de tous les hommes, sans distinction de race ou de religion ? Laissons-nous Jésus nous dire : « Grande est ta foi !» Que Dieu nous garde.

19e dimanche du Temps ordinaire – A – 13 août 2023

« C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

(Mt 14,26-27)

> Quelle différence entre un fantôme et Dieu ? De nos jours, pour beaucoup, le fantôme a davantage de chances d’être pris au sérieux quant à son existence, qu’un Dieu soi-disant inventé par les moralistes et cru par les simples d’esprit. Il est vrai que notre Dieu choisit parfois des manières surprenantes pour se manifester à nous, comme le Maître qui dans notre évangile rejoint les siens en marchant sur les eaux. Les cris d’épouvante se taisent au moment où il leur parle : C’est sa voix, c’est lui !
> Lorsque il nous arrive de nous trouver dans une nuit sans boussole, souvenons-nous que notre Dieu est n’est pas un fantôme muet ; il est le Dieu qui parle. Dans le doute ou le désarroi, il suffit parfois d’une Parole jadis entendue, qui surgit de notre mémoire comme un phare. A tel passage d’Evangile ou verset de Psaume qui nous est familier nous reconnaissons la voix du Seigneur. C’est bien lui qui nous parle : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

Dimanche de la Transfiguration – A – 6 août 2023

Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

(Mt 17,7)

Au cœur de notre été, cet Évangile de la Transfiguration nous rejoint peut-être en pleine lumière et en plein repos. Laissons-nous toucher par Celui qui vient à nous sur nos lieux de loisirs, de vacances. Laissons-le nous dire, au creux de nos torpeurs estivales : « Relevez-vous ! ». Alors que s’annonce peut-être déjà le chemin du retour ou de la rentrée pour certaines et certains, écoutons-le avec confiance nous dire : « Soyez sans crainte ! »Et lorsque viendra le moment, après la transfiguration estivale qui a fait bronzer nos visages, de redescendre de la montagne et de reprendre le cours de nos vies, faisons-le… forts de ces deux phrases de Jésus qui nous redonnent énergie et courage pour la suite !

17e dimanche du Temps ordinaire – A – 30 juillet 2023

« Le marchand a trouvé une perle de grand prix ;
et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. »

Matthieu 13, 46

Placement 

> Quelle drôle d’idée ! Si un marchand vend tout ce qu’il a afin d’acquérir une seule perle, que lui restera-t-il pour faire ce qui est son gagne-pain ? et quel rapport avec le Royaume de Dieu ? 

Quelle étrange manière de présenter les choses divines ! Ne jouons pas les surpris. A force de fréquenter la Parole, nous devrions savoir que Jésus tient un tout autre langage que le nôtre. Ici, Jésus n’est pas là pour nous parler des placements, mais de déplacement. Son seul désir est que nous déplacions notre centre d’intérêt, que nous nous attachions à Lui, que nous cessions de faire pour le contempler Lui, la perle de grand prix.

Comment est le Royaume de Dieu ? Sans doute indescriptible et c’est pourquoi Jésus utilise toutes ces images décalées. Soyons assurés qu’Il nous y prépare une place ! 

16e dimanche du Temps ordinaire – A – 23 juillet 2023

« Laissez-les pousser ensemble »

Mat 13,30

> Souvent nous aimerions ôter le mal du monde. Le purifier. Le rendre parfaitement bon. Mais Jésus nous propose un autre chemin : celui d’accepter la présence du mal dans le monde et de Lui laisser, à Lui et à Lui seul, le soin de juger les cœurs. Car la mauvaise herbe est mélangée à la bonne semence. Le mal est mélangé au bien. Et nous dit la parabole, seulement lors de la moisson pourra-t-il faire le tri. Seul Dieu pourra juger les cœurs.

> Nous sommes donc appelés à semer, puis à laisser pousser. Laisser faire. Dans une attitude de non-jugement. Et laisser le Christ à sa juste place et nous à la nôtre d’êtres humains. Ce qui est, en vérité, loin d’être simple.

> Cette semaine, méditons nos jugements hâtifs pour les déposer dans les mains de Dieu. Et laisser Dieu agir.

15e dimanche du Temps ordinaire – A – 16 juillet 2023

« Celui a été ensemencé dans la bonne terre
c’est celui qui entend la Parole et la comprend; il porte du fruit. »

Mat 13,23

> Où est-il, ce recoin de votre jardin secret où vous pouvez vous retirer pour voir grandir les fruits de la Parole ?

Quelle sorte d’engrais y mettez-vous et combien de fois faites-vous un effort spirituel pour le préserver des parasites ? Les soucis, les to-do listes qui nous obsèdent, ce besoin très humain de futilité et de choses superficielles qui nous fait détourner nos regards de l’essentiel…

Apprends-moi Seigneur à cultiver mon jardin intérieur
Pour y préparer une terre propice à te recevoir.
Mais si des recoins de ma vie demeurent en friche,
Si parfois la mauvaise herbe des soucis prend trop de place
Surtout Seigneur,
Ne te lasse pas de semer !
Amen

14e dimanche du Temps ordinaire – A – 9 juillet 2023

« Et moi, je vous procurerai le repos »

Matthieu 11,28

> Le repos, celui dont parle notre monde, c’est celui de l’agitation de l’année, celui du travail et des occupations diverses de notre agenda, celui que nous pouvons trouver en vacances. A la mer. A la montagne. Dans des séjours « qui font du bien ». C’est cesser de faire.

> Le repos, celui dont parle Jésus, est autre. C’est celui, spirituel, qui décharge des fardeaux, des difficultés, des épreuves. C’est celui, existentiel, qui apaise les inquiétudes du lendemain, les angoisses d’un avenir incertain. Le repos en Christ, c’est la paix intérieure. C’est la sérénité face à l’avenir incertain. C’est le calme et la confiance de la foi. C’est laisser faire.

> Pour pouvoir bénéficier de ce repos, il s’agit simplement de venir au Christ. « Venez-à moi », dit Jésus, comme un appel à chaque personne à se tourner vers Lui. A sortir de son confort et à prendre le chemin à sa suite. Un appel, même, à lui confier notre vie. Rien que cela. S’abandonner en Lui. Cesser de faire pour Le laisser faire. Et ainsi, il nous procurera le repos.

13e dimanche du Temps Ordinaire – A – 2 juillet 2023

« Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »

(Matthieu 10, 37)

> Dans ce passage de l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus ne nous demande pas de renier notre famille ou de ne pas l’aimer. Il nous invite plutôt à aimer Dieu par-dessus tout, car c’est le premier commandement. Aimer Dieu plus que tout, c’est reconnaître qu’il est la source de tout amour et de toute vie. C’est lui rendre grâce pour le don de la famille et des proches. C’est aussi accepter sa volonté et son plan pour nous, même si cela implique parfois des sacrifices ou des épreuves. Aimer Dieu plus que tout, c’est enfin lui faire confiance et lui rester fidèle, car il nous aime d’un amour infini et éternel.
> Cette semaine, réfléchissons à la manière dont nous aimons Dieu et notre famille, nos amis. Est-ce que nous mettons Dieu au centre de notre vie et de nos relations ? Est-ce que nous témoignons de notre foi et de notre espérance à nos proches ? Est-ce que nous respectons la liberté et la dignité de chacun ? Est-ce que nous savons pardonner et demander pardon ? N’ayons pas peur d’aimer Dieu plus que tout, car c’est le meilleur moyen d’aimer aussi notre famille et nos amis. Que Dieu vous bénisse !