Avent 2014 – Jour 6

« Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent… quand il fut entré dans la maison les aveugles s’approchèrent… » (Mt 9,27a.28a)

> Et comment ont-ils donc fait, ces aveugles pour suivre Jésus et s’approcher de lui à l’intérieur de la maison ? Ont-ils été accompagnés par des guides ? Ou ont-ils simplement développé ces aptitudes finement sensibles qui apprennent à voir et comprendre l’invisible ?

Jésus passe ; il m’appelle à le suivre à l’aveugle, ouvert de tous mes sens, à l’affût de ses traces, de sa parole, de la palpitation de ses frères et sœurs qui deviennent les miens, du frétillement intime du silence. Il entre à l’intérieur de la maison et m’invite à le suivre…

Avent 2014 – Jour 5

« Ce n’est pas en me disant: ‘Seigneur, Seigneur!’ qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux » (Mt 7,21)

> Faire la volonté du Père, oui! Mais comment la connaître et ne pas confondre notre volonté avec la sienne?

Peut-être en commençant par lui dire: « Père, Toi seul peux me montrer ce que tu attends de moi aujourd’hui. Donne-moi de me mettre à l’écoute de ton désir aimant sur moi ».

Avent 2014 – Jour 4

Jésus monta dans la montagne, et là il s’assit. Des foules nombreuses s’approchèrent de lui, ayant avec elles des boiteux, des estropiés, des aveugles, des muets et bien d’autres encore, qu’ils déposèrent à ses pieds, et il les guérit. (Mt 15, 29-31)

> Jetons un regard autour de nous : si nombreux sont les aveugles et les estropiés en tous genres parmi nos proches, nos amis et ceux que nous croisons dans le tram, à l’école ou au bureau ! Nous voudrions faire quelque chose, mais nous ne savons pas et nous sommes si blessés nous-mêmes ! Les foules qui suivaient Jésus avaient compris le truc: toutes ces souffrances, elles les déposaient aux pieds du Christ, « et lui les guérit ». Ayons cette confiance aujourd’hui, en lui donnant tout parce que lui peut tout guérir.

Avent 2014 – Jour 3

Jésus, se tournant vers ses disciples leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! »  (Luc, 10, 23-24)

> Aventure pour la journée :
Aujourd’hui, cherchons avec force à nourrir et sanctifier notre regard par le choix de regarder en premier le Bien, et à nous décharger des activités que nous vivons et qui brouillent notre regard sur l’Autre et nous-mêmes.

Essayons d’aller adorer durant cette semaine Jésus-Eucharistie, Il rend la vue !

Avent 2014 – Jour 1

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : veillez ! » (Mc 13,37)

> Veiller c’est attendre quelqu’un qu’on aime.
Veiller ce n’est ni surveiller ni épier ni prolonger indûment sa journée.
Veiller c’est répéter souvent : « Viens, Seigneur Jésus ».
Veiller c’est aussi s’endormir en sachant que le cœur ne dort jamais : « Je dors, mais mon cœur veille… » Ct 5,2

Puissions-nous au cours de notre journée ne pas sur-veiller mais veiller-sur les autres.
Puissions-nous décider de veiller cinq minutes en silence, pour le Seigneur lui-même.

Avent 2013 – Jour 24

« Il est né pour vous aujourd’hui un Sauveur qui est le Christ Seigneur dans la ville de David. Et voici pour vous le signe : vous trouverez un bébé enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. » Luc 2,11-12

> Tout a commencé par une décision politique de l’empereur Auguste (2,1) de qui fut annoncé à sa naissance : « le maître du monde est né ». Tout culmine dans la ville du roi David avec la naissance du Seigneur dont voici le signe: un bébé dans une mangeoire à animaux.

L’Evangile, source de grande joie (v.10), c’est la Puissance du Créateur qui se dévoile dans l’impuissance d’un bébé bien-aimé.

Tous nous cherchons des « signes » de la présence de Dieu. Voici la réponse de Noël: le Signe le plus significatif est caché dans l’insignifiance et ce sont les « insignifiants » -tel fut le statut des bergers- qui les premiers le signifient (v.17-19). Puissions-nous être à l’écoute des « bergers » que Dieu place sur nos routes.

Avent 2013 – Jour 23

« Il ( Zacharie) demanda une tablette et écrivit ces mots : « Son nom est Jean »; et tous furent étonnés. A l’instant, sa bouche et sa langue furent libérés et il parlait, bénissant DIeu. » (Luc 1, 63-64).

> En toute rigueur exégétique, le mutisme de Zacharie était une punition de son incrédulité à l’annonce, par l’ange Gabriel, de la naissance de son fils (cf 1, 20). Il me plaît à croire cependant que, dans ce silence imposé, Dieu faisait à Zacharie la grâce … d’être dispensé de parler!

Du reste, le nom même qu’il devait écrire, avant que de pouvoir enfin le dire, ne signifie-t-il pas, justement, « Dieu fait grâce » (Yohanan)?

Prendre le temps, nous aussi, de nous taire – fut-ce le temps d’une grossesse – pour mieux entendre la promesse à laquelle nous peinions à croire…

Avent 2013 – Jour 22

“Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit, et prit chez lui son épouse.” Matthieu 1,24

> Il y a des rêves qui n’en sont pas. Prenons donc au sérieux le fait que Dieu puisse nous inspirer, puis nous réveiller ! Pour prendre un chemin prévu, oui, mais peut-être autrement. Comme jamais nous n’aurions imaginé. Car si rien n’est impossible à Dieu, tout est possible avec lui. Une chose est sûre : il s’agira alors d’aimer comme lui, jusqu’aux plus folles fidélités, jusqu’aux plus invraisemblables pardons… Confiance ! Saint Joseph en est garant, avec Marie, son épouse.

A tous, une bonne journée : inspirés, réveillés !

Avent 2013 – Jour 21

« Καὶ μακαρία ἡ πιστεύσασα, ὅτι ἔσται τελείωσις τοῖς λελαλημένοις αὐτῇ παρὰ κυρίου. » Luc 1,45 (voir traduction ci-dessous !)

> J’aime ce verset dont ambiguïté ouvre des perspectives vertigineuses. On peut en effet le traduire de deux manières différentes.

Soit, comme le font les plus sérieux, par : « Heureuse celle qui a cru, car ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira » ; Soit, comme le font les plus rêveurs, par : « Heureuse celle qui a cru que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ».

Qu’est-ce qui rend vraiment heureux ? De croire à l’impossible ou de voir l’impossible se réaliser ? Est-ce que le bonheur précède ou est-ce qu’il suit l’accomplissement ?

Je me garde de trancher, constatant simplement que quand Dieu parle et qu’on est attentif à sa voix, le bonheur, d’une manière ou d’une autre, est au bout du chemin.