“Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ”
Rm 8,38
L’Équipe de rédactrices et rédacteurs de L’Evangile à l’Ecran n’est pas resté indifférente à la décision d’annuler les célébrations un peu partout pour faire face au Coronavirus. Nous vous proposerons un rendez-vous quotidien à midi pour vous permettre un temps de rapprochement avec Celui qui est notre soutien. Soyez bénis !
« Lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. »
(Mt 5, 23-24)
> Cette semaine, l’Église propose un long passage d’Évangile dans lequel le Seigneur Jésus nous pousse dans nos retranchements. Dans certains passages Il fait même preuve d’une apparente intransigeance envers le pêché. Suivre le Christ n’est pas chose aisée !
Le point commun de toutes ses recommandations, c’est l’Amour envers le prochain. N’est-ce pas bon qu’Il soit intransigeant lorsqu’Il nous demande d’aimer ?
Ainsi, les règles, les rites, les sacrifices, les lois sont
vides de sens si appliqués ou suivis aveuglément. Un changement de paradigme
est proposé par Jésus. Il nous demande de nous mettre au clair dans nos liens
horizontaux avant de prendre soin des liens verticaux entre le Père et nous.
C’est déposer un poids pour avoir un cœur léger et disponible à une vraie
rencontre avec notre Dieu.
> Cette semaine, lorsque nous prenons du temps pour être dans la présence du Christ, pensons aussi à ce qui mériterait d’être mis au clair dans nos relations. Et là où il y a difficulté, demandons à Dieu de nous aider à accomplir ses commandements.
Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5.13-16)
Le sel et la lumière n’ont pas à voir avec des plus quantitatifs mais ils changent tout au niveau qualitatif….une petite quantité de sel ou de lumière suffit à transcender un plat ou à changer radicalement la luminosité d’une pièce.
>Cette semaine je veux réfléchir à ma présence au monde et à mes proches en ces termes-là …même si je passe peu de temps avec mes collègues ou avec ma famille à cause d’un agenda surchargé, comment rendre ce peu de temps riche de saveur et de lumière ?
>Seigneur Sans toi, ma vie serait sans saveur, je serais un errant dans l’obscurité. Tu m’éclaires, tu donnes un sens à ma vie. Tu me remplis d’une joie et d’un émerveillement que je ne peux pas garder pour moi. Donne moi de porter haut ta lumière pour qu’elle rayonne autour de moi! Amen
Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis … (Mathieu 2,13) Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars … (Mathieu 2,20)
(Réfugiés Rwandais 1994)
> A peine né dans ce monde, après la joie de Noël le Fils de Dieu connaît la persécution par Hérode qui le fait rechercher pour le faire périr. Avec Joseph et Marie, Jésus est ballotté sur les routes de l’exil vers l’Egypte et partage le sort, d’une existence précaire, menacée, humiliée, tragique de millions de réfugiés, d’expulsés chassés de leur maison par la brutalité des dirigeants et des soldats,
Jésus entre dans notre histoire humaine par la porte des faits divers tragiques qui remplissent notre actualité avec les drames angoissants de tant d’immigrants, de réfugiés, de victimes de la violence de notre monde.
Au cœur de ce monde de rejet et d’atrocités, Dieu a procuré à son Fils un havre d’accueil, une oasis de paix et de douceur : Marie, sa mère, et Joseph qui sera comme un père pour lui. » Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ». Joseph ne dit pas un seul mot. Il ne parle pas… il agit. « Joseph se leva dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se dirigea vers l’Égypte».
L’église Catholique fête ce dimanche la Sainte Famille, modèle de nos familles humaines et spirituelles, qui a su prendre des risques s’inscrivant dans l’espérance. Eclairés par la lumière que l’étoile de Noël a déposé dans nos cœurs , présentons au Seigneur Dieu tous les « déplacés » à l’intérieur, tous les réfugiés à l’extérieur de la Syrie, de l’Afrique et dans le monde, accablés par la faim, le froid, l’exil!
> Inspiré par une prière du Pape François à la fin de la messe qu’il a célébrée le dimanche 27 octobre 2013, prions pour que Dieu réveille dans notre société la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, bien inestimable et irremplaçable. Que chaque famille soit une demeure accueillante de bonté et de paix pour les enfants et pour les personnes âgées, pour qui est malade et seul, pour qui est pauvre et dans le besoin.
//Sources Fr. Yves PERIER-MUZET frère de la sainte famille via un site de la communauté de Metz Hayange//
« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie Dans le désert Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. »
(Mat 3,1-3)
> Comment se préparer à la venue du Christ ?La seconde partie de la citation explique de quelle préparation il s’agit : « rendez droit ses sentiers ! » Le verbe hébreu signifie bien « rendre droit, lisser, aplanir ». Au fond, le Seigneur nous invite à mettre à plat nos sentiers en ouvrant un chemin pour faire de place à Dieu, pour lui dégager la route. Comme lors de nos rudes hivers, comme quand nos routes sont bloquées par la neige, il s’agit de préparer la route à la venue du Seigneur, de dégager de ce qui encombre notre route intérieure. Bien sûr, ce n’est pas si évident de lui faire un chemin en nous, de dégager notre route enneigée par les difficultés de la vie, ou embourbée par le stress de cette période, par l’égarement que celle-ci peut occasionner en nous. Peut-être qu’il s’agit bien, dans cette préparation, de d’abord faire de la place, se désencombrer, revenir à l’essentiel. Aplanir, n’est-ce pas d’abord, ôter ce qui est en trop ? Alors dans ce temps de l’Avent un peu fou, sortons nos pelles à neige et nos trax pour nous désencombrer et enlever qui est en trop. Oui préparons-nous à sa venue en Lui faisant de la place, extérieurement et intérieurement, en lui dégageant un chemin.
« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous gagnerez la vie. » (Lc 21, 17-19)
> Aie confiance: tout ne se joue pas dans ce monde-ci, et notre regard limité sur la réalité ne saurait rendre compte de la réalité de Dieu et de son Royaume. Même la désunion, les trahisons, même la mort: rien de tout cela n’est la fin.
Pas un cheveu de ta tête ne sera perdu. Aie confiance et persévère, afin que tu restes un vivant jusqu’au bout, quelqu’un qui n’aura pas été piégé, asservi, anéanti par le mal.
Persévère dans ce lien au Christ qui te fait exister, cette confiance qu’aucune attitude humaine ne peut toucher le coeur de ton coeur et mettre en péril l’image de Dieu déposée en toi.
Persévère, face à ce qui t’effraye dans l’état du monde, en discernant ce que tu peux travailler, et en laissant le souci de ce qui t’échappe de toute manière.
« Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges » (Luc 20, 27-38)
> Des sadducéens posent la question à Jésus de savoir qui sera marié avec qui dans l’exemple d’une femme qui a eu 7 maris, car l’aîné de la fratrie n’avait pas eu de descendance. Effectivement la loi du Lévirat imposée à un frère non marié d’épouser la veuve de son frère aîné pour lui assurer une descendance.
Nous ne connaissons pas ce qu’il se passe après la mort. Alors il est normal que les sadducéens posent des questions eux qui doutent de la résurrection. Ils cherchent à voir si les hommes seront régis par les mêmes règles que sur la terre.
Au ciel nous serons pareils aux anges, nous n’aurons plus la capacité de mourir. Et notre seule mission sera de contempler la face éblouissante de Dieu. Rien d’autre ne nous comblera.
« Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. »
Luc 13, 33
> Averti qu’on cherche à le tuer, Jésus ne fuit pas, il continue sa mission parmi les gens, il la continue de la même façon que le jour précédent. Mais sa réponse à la menace, si elle prouve que Jésus est absolument conscient de sa mort prochaine et des circonstances de celle-ci, offre également une perspective politique.
En affirmant fermement qu’il mourra à Jérusalem, Jésus assume une appartenance à une histoire et à un peuple. C’est au milieu du monde qu’il mourra, là où il a annoncé la bonne nouvelle et qu’on a refusé de l’écouter. Devant cette mise à mort publique, personne ne peut se défiler, personne ne peut dire que ça ne le concerne pas, qu’il ne savait pas.
Un prophète, comme un martyr, ne meurt pas caché. Le témoignage de sa vie et le témoignage de sa mort sont indissolubles et ils sont un pont vers le Royaume de Dieu, celui qui est commencé ici bas et s’achève dans la plénitude de Dieu. Jérusalem terrestre et Jérusalem céleste se font face…
Cette semaine nous pouvons réfléchir au témoignage de ta foi de manière politique, c’est à dire dans notre vie publique. La façon dont nous l’assumons ou parfois un peu moins…
« Heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » (Luc 14,14)
> J’aime ce texte parce qu’il nous invite à réfléchir à la course à la reconnaissance. Quand nous faisons une action, aussi bonne soit-elle, peut-être qu’une part de nous attend d’être remercié, cité en exemple ou que cela nous ouvre des portes. Jésus vient nous rappeler que si nous laissons passer devant nous les autres, si nous les servons au lieu de nous faire servir, alors comme lui nous serons élevés. Rappelons-nous la mort sur la croix de Celui qui nous a tout donné. Il aurait dû être reçu comme le Messie et il a péri comme un voleur mais désormais il est glorifié à jamais comme le Roi de rois. > Nous regardons peu ou prou à la dépense pour une fête entre ami lorsque nous invitons chez nous. Cette semaine, essayons, comme Jésus nous le propose, de ne pas être uniquement au service de ceux qui nous le rendent bien, mais puissions-nous mettre autant de zèle pour ceux qui ne s’y attendent pas. Soyez bénis.
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » Jean 14,27
>C’est une paix particulière que Jésus veut nous donner, nous n’y sommes tellement pas habitués que nous risquons même d’en être effrayés !
Quelle est cette paix particulière? Elle émaille l’Evangile à travers le discours révolutionnaire de Jésus, ce discours simple mais radical du « aimez-vous les uns les autres », celui des Béatitudes, cet appel au don de soi. C’est tout sauf une paix de façade et c’est tout l’être qui en est transformé, bouleversé en se voyant appelé à s’engager sans demi-mesure.
Mais ce don de la paix c’est aussi le don de l’Esprit que Jésus nous fait. Ce souffle qui met en mouvement les apôtres à la Pentecôte et les extirpe de leurs craintes pour annoncer ce qu’ils ont vu et entendu au monde.
Que cet Esprit qui nous habite soit pour nous aussi source incessante de se mettre à la suite du Christ, désir pressant de paix profonde à son image.