Semaine de l’Unité – Jour 7

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » – Jn 4, 10

> Et juste après, la Samaritaine l’interpelle d’un « Seigneur ! » Jésus est venu au-devant de son désir de croire, l’a incitée à être curieuse, à connaître celui qui se trouvait devant elle à ce moment-là.

« Si tu savais le don de Dieu »… Si nous le savions, nous aussi nous creuserions la relation avec Jésus si nous l’avions devant nous, là, maintenant ! Mais ne l’avons-nous pas devant nous, là, maintenant, Jésus ?… Le don de Dieu est immense, mais il a cette particularité de se cacher dans des lieux insignifiants au premier abord : une nouvelle rencontre, l’affection de nos proches, un phénomène naturel, le silence, une saveur, un regard, un livre, un morceau de musique, une promenade…

A nous aujourd’hui de décrypter ce don de Dieu dont nous ne soupçonnons pas toujours l’existence dans notre quotidien bien occupé. Ce don de Dieu qui nous mènera au Christ qui nous attend au bord du puits, et à la joie de puiser à sa source d’eau vive ! C’est énorme !

Semaine de l’Unité – Jour 6

« Mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jn 4, 14)

> Au début de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine, c’est Jésus qui demandait de l’eau à la Samaritaine. Puis il y a une inversion des rôles: c’est Jésus qui se propose de donner à boire. Celui qui demande devient celui qui donne. Nous sommes également invités à vivre cette transition qui nous permet de passer de celui qui reçoit à celui qui donne. En effet, Jésus nous propose une eau vive qui devient à son tour source d’eau, source de vie appelée à se répandre.

Aujourd’hui nous pourrions réfléchir à comment nous recevons l’eau vive de Jésus. Est-ce que cette eau porte du fruit ? Comment est-ce qu’elle peut devenir en nous une source de vie qui abreuve ceux qui nous entourent ?

Semaine de l’Unité – Jour 5

Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? (Jean 4,11)

> Le Petit Prince disait que ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part…

Ma source d’eau vive, personnellement, est dans le désert du silence dans lequel je retrouve Dieu.

Jésus lui aussi se retirait parfois dans des endroits déserts pour être en lien avec Dieu son Père.

Dans nos vies saturées de bruit, du mp3 à la TV en passant par les klaxons et les sirènes de la rue, essayons nous aussi de vivre des temps de silence dans notre journée d’aujourd’hui. N’ayons pas peur, le silence n’est pas angoissant, on y entend mieux la voix de notre cœur, et donc celle de Dieu.

Semaine de l’Unité – Jour 4

« La femme alors abandonna sa cruche… » (Jn 4, 28)

> Certaines rencontres avec ceux qui sont différents ou étrangers peuvent nous bouleverser, nous faire changer de regard sur notre vie et nous permettre d’abandonner nos anciens préjugés. Ces rencontres peuvent être porteuses de vie, pour autant qu’on ose aller plus loin que nos propres conceptions, qu’on ose la rencontre en profondeur dans tout ce qu’elle a de bouleversant. La rencontre entre Jésus et la Samaritaine est de ce genre-là. Si la femme avait suivi les règles dictées par la culture dont elle provient, elle se serait éloignée en voyant Jésus s’approcher du puits. Mais ce jour-là, elle ne respecte par les règles établies. Et abandonne sa cruche. Si elle fait cela, c’est qu’elle a reçu quelque chose de plus grand, de plus épanouissant, de plus désaltérant que ce qu’elle était venue chercher. Quelque chose qui va changer sa vie.

Dans les rencontres que nous vivons, nous avons parfois du mal à oser la rencontre en profondeur dans tout ce qu’elle a de bouleversant en reconnaissant la valeur, la bonté et même la sainteté de ce qui nous est étranger et appartient à un autre. En ce jour, si nous réfléchissions à nos cruches d’eau, nos préjugés et nos conceptions du monde ? Comment les abandonner pour reconnaître la valeur fondamentale de celui que nous rencontrons ? En ce jour, il nous est aussi proposé de prier pour que, sur le chemin de l’unité, les chrétiens de toutes confessions sachent abandonner leurs cruches pour, comme la Samaritaine, changer de vie… centrés sur le Christ !

Semaine de l’Unité – Jour 3

« La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari” » Jn 4, 17

> Dans la simplicité de cette phrase, la Samaritaine met son coeur à nu devant Jésus, elle a compris qu’il était inutile de louvoyer, de se cacher, alors elle lui répond simplement, véritablement. Elle reconnaît sa faute, elle se sait pécheresse et Jésus accueille le témoignage de sa faiblesse.

Et nous aujourd’hui, est-ce que nous saurons regarder humblement nos fautes et les déposer aux pieds du Père pour le laisser convertir notre coeur?

Semaine de l’Unité – Jour 2

« Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. » – Jn 4, 6

> Quoi, Jésus fatigué ?! Comment est-ce possible ? Lui dont on se souvient plutôt de la parole « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28) Mais on voit aussi pourquoi il est si fatigué : il vient de traverser toute la Samarie pour rejoindre le puits de Jacob où il fera une rencontre importante. Une seule rencontre, vraiment ? Et s’il ne s’était pas mis en marche pour venir nous rencontrer, nous aussi ? S’il ne s’était pas fatigué exprès pour discuter un peu avec nous de ce qui nous préoccupe ?

Aujourd’hui (ou dimanche prochain…), nous pourrions faire aussi un pas en sa direction, vers un lieu où d’autres personnes que nous ne connaissons pas se réunissent pour lui parler, l’écouter, prier ensemble ? Les présupposés en matière de foi ont (hélas) la vie dure, et apprendre à se connaître contribue à faire tomber quelques barrières. Les efforts en ce sens valent largement le moment mis à part et la fatigue qui en résulte. Jésus se fatigue pour nous ! Et nous ? Sommes-nous prêt à nous fatiguer pour lui ?! Il est là, il nous attend !

Semaine de l’Unité – Jour 1

 » Or il lui fallait traverser la Samarie.  » (Jn 4, 4)

> Au début de ce passage, Jésus décide de quitter la Judée pour rentrer en Galilée. Ce qui est étonnant en Jn 4,4, c’est le verbe «devoir». On a l’impression que Jésus n’a pas d’autres choix pour aller en Galilée, que de passer par la Samarie. Or à cette époque, la Samarie avait mauvaise répétition auprès de juifs, notamment pour des raisons religieuses. Ainsi la plupart des juifs contournaient la Samarie. On peut donc se demander pourquoi Jésus doit traverser cette région, puisque géographiquement, il existe d’autres itinéraires. Ce verbe « devoir » sonne alors plus comme un choix, une urgence. Jésus doit se rendre auprès de Samaritains, car il est important pour lui de les rencontrer.

Aujourd’hui, réfléchissons aux étiquettes que nous donnons peut-être aux autres confessions chrétiennes ou aux différentes religions. Essayons d’identifier ce qui se cache derrière ces étiquettes : des peurs, une mauvaise connaissance,… Voyons-nous une piste qui se propose à nous pour dépasser ces impressions, pour traverser « nos Samaries » ?

Noël 2014

« Rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » (Jn 1,3)

> Pour identifier un tableau vous portez, habituellement le regard en bas, à droite, dans l’angle ! L’artiste laisse une trace visible de lui-même en tout ce qu’il crée. Certains se révèlent tellement dans leur œuvre que la signature devient superflue.  – C’est signé untel, dites-vous !

Regardez l’Enfant de Noël; c’est signé Dieu. Quel artiste ! 

Et puis, prenez un miroir ; regardez en bas  à droite de votre visage, c’est signé Dieu. Quelle œuvre d’art ! Et c’est vrai pour tout voisin. Regardez bien ! 

Dédicace de St Jean du Latran

« Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » – Jn 2, 19-22

> Il en faut, du temps, pour démolir et pour bâtir. Il en faut, du temps, pour lâcher prise et laisser de côté de qui est usé, pour accepter la grâce de Dieu et accueillir en soi sa Présence. Il en faut, du temps, pour affirmer sa foi et « laisser braire » les détracteurs. Il y a la mort, certes. Mais il y a aussi la Résurrection !

Cette semaine, nous sommes invités à construire avec Jésus ce Temple dont il parle, c’est- à dire son corps, l’Eglise universelle. Pour cela, réfléchissons aux murs de division qui séparent les chrétiens et à la manière dont nous, nous pouvons les faire tomber au quotidien, avec nos amis, notre pasteur ou notre curé, à l’école, en famille ou simplement par la prière. La destruction vient toujours d’abord de l’intérieur de nous-mêmes… Rappelons-nous que nous ne sommes pas seuls à la tâche. C’est Jésus qui nous invite à bâtir ensemble !

Commémoration des fidèles défunts – Réformation

Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. » (Jn 5, 24-25)

> En ce dimanche où nous commémorons les fidèles défunts chez les catholiques et la réformation chez les protestants, le texte du jour nous invite autant à penser aux défunts, aux saints, aux réformateurs, en bref au passé, qu’à notre présent. « Voici l’heure d’entrer dans la vie », dit le Christ. Autant pour ceux qui sont déjà décédés que pour nous-mêmes, le message d’espérance de la vie plus forte que la mort est le même : la résurrection est pour chacun de nous. La condition ? Ecouter Sa parole et croire, placer sa confiance, au Père qui L’a envoyé. C’est un élan qui nous est demandé, pas une foi inébranlable « assurance tout risque », mais un élan de confiance envers Celui qui nous a donné la Vie.

Cette semaine, essayons de vivre aussi cet élan de confiance : mettons-nous à l’écoute de Sa parole et plaçons notre confiance en le Père qui L’a envoyé en essayant d’être attentifs aux signes de résurrection présents autour de nous. Car la résurrection, ce n’est pas seulement pour les autres, mais elle est à vivre chaque jour, que ce soit individuellement et/ou en Eglise. Si l’Eglise est toujours à réformer (semper reformanda), la résurrection, elle, est toujours à recevoir et à vivre !