3e dimanche du temps ordinaire – C

« C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. » Luc 1, 1-4

> Ce commencement de l’Evangile de Luc est particulièrement intéressant car il parle du projet qu’est l’écriture de cet Évangile et des raisons pour lesquelles Luc, lui aussi, va se mettre à raconter précisément la vie de Jésus.

Il s’adresse à Théophile, un jeune homme qui pourrait être n’importe lequel d’entre nous, celui qui se met attentivement à l’écoute de la Parole.

Mais ce qui est particulièrement intéressant dans ce prologue, c’est la façon dont Luc insiste sur sa méthodologie. Comme une enquête, on est plongé dans la richesse du travail littéraire effectué et l’investissement tout entier de l’auteur qui fait dans cet Évangile un acte de foi et qui veut offrir à ceux qui suivront Jesus un témoignage sûr et vérifié, construit à partir de sources. C’est cette solidité des enseignements qui permet au lecteur de placer sa confiance dans ce texte qui va suivre.

Et ce livre, 2000 ans après, est encore lu, travaillé, médité, décortiqué, par les Chrétiens à travers le monde.

Cette semaine, prends un peu de temps pour mesurer concrètement la façon dont les évangiles nous sont parvenus : ils ont été écrits par des hommes qui racontent ce qu’ils ont vu ou entendu et veulent nous transmettre cette découverte qui les fait vivre. Accepte et assimile ce cadeau vieux de 2000 ans et toujours éminemment actuel qui t’est fait…

6 janvier 2019 – L’Épiphanie du Seigneur – C

« Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. » (Mt 2, 9)

> L’épiphanie est une célébration chrétienne, qui signifie l’apparition ou l’avènement – Dieu se donne à voir.

Mais alors pourquoi on la fête après Noël ? Pour les Chrétiens d’orient, il s’agit de la date d’anniversaire du baptême du Christ. En effet chez les juifs – oui Jésus était juif – le baptême avait lieu 8 jours après la naissance. Les adeptes de math diront que 8 jours après Noël ça ne donne pas le 6 janvier et ça tombe bien car les adeptes d’histoire diront qu’il n’est pas né exactement le 25 décembre… Au fond, il ne s’agit pas de donner raison à l’un ou à l’autre, mais de regarder ce que ce texte de l’Évangile peut nous dire encore aujourd’hui.

> Melchior, Gaspard, Balthazar et pis Fanny.

Toute une tradition entoure cette fête, et pourtant le texte biblique ne parle ni de rois, ni de trois, ni de galettes. Par contre, ce que le texte de ce dimanche mentionne quatre fois et qui traverse comme un guide toute la structure du texte, c’est l’étoile. Une présence de lumière dans l’obscurité du ciel. Une présence et une signe du temps qui demande que l’on s’y attarde pour la déceler, au risque de ne pas la voir.

> Quand nous couperons un morceau de galette et que nous tomberons sur la fève – que nous aurons tout juste manqué de fendre en deux – alors nous serons établis roi ou reine du jour, ou du moins jusqu’à la galette suivante. Mais oserons-nous déclarer vouloir suivre la lumière de l’étoile qui traverse le texte de ce dimanche ? Cette semaine, prenons le temps de réfléchir à qui est notre roi ? À qui permettons nous de régner sur nos vies ? Donnons au Christ sa place et remercions le d’être venu à notre rencontre dans une douceur inégalée et insoupçonnée. Finalement, notre confiance en lui renouvelée, laissons sa fidèle lumière discrète nous montrer le chemin pour le rejoindre.


Au nom de l’équipe de rédaction des billets de l’Évangile à l’écran,
nous vous souhaitons une heureuse année 2019 sous le regard aimant du Père !
Soyez abondamment bénis !

28e dimanche du temps ordinaire – B

« Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » Marc 10, 22

> Ce passage de l’évangile est très connu. Un homme riche vient voir Jésus et lui demande comment faire pour accéder à la vie éternelle. Jésus lui répond qu’il faut suivre les commandements. Celui-ci observe tout cela depuis sa jeunesse.

Jésus l’aima et lui dit de vendre tout ce qu’il avait et de le donner aux pauvres. Mais cette réponse ne lui plut pas et il s’en alla tout triste.

Nous sommes souvent dans cette situation où nous nous sentons appelés à faire quelque chose mais sur le moment c’est trop pour nous, l’effort nous est trop compliqué. Mais nous aimons à croire que cette homme n’est pas parti définitivement triste, et qu’il a su même s’il n’a pas tout donné se rapprocher des plus pauvres en faisant un pas. Ce pas qui entraînera surement un deuxième pour finir sur une grande marche qui nous fera accéder à la vie éternelle.

25e dimanche – C

« Eh bien moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. » Luc 16, 9

> Dans cette parabole, Jésus nous parle d’un gérant qui dilapide l’argent de son maître ce dernier lui demandant des comptes. Craignant de se retrouver à mendier ou à travailler de ses mains, il va trouver les hommes ayant des dettes envers son maître. Et il leur allège leurs dettes afin de gagner leur estime.

« Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête » Ces amis dont nous parle Jésus dans cette parabole ce sont toutes les personnes que nous pouvons aider financièrement. Avec de l’argent malhonnête du coup ? Bien évidement que ce n’est pas ce que veut le Christ et d’autant plus grande sera notre récompense si les pauvres témoignent au Seigneur de notre générosité !

Puisque Jésus nous parle ouvertement d’argent, cette semaine nous pouvons ouvrir notre compte en banque, voir l’argent que nous avons honnêtement gagné, en être fier mais aussi osons nous poser la question : que ferais-je de mon argent ? A qui sert-il ? Et à qui servira-t-il demain ?

4e dimanche de Carême – C

« Je vais aller vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers. Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié: il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » (Lc 15, 18-20)

> Ce dimanche, nous lisons la parabole du fils prodigue. Ce qui m’a marqué en parcourant ce récit, ce sont les mouvements du fils prodigue. Au départ, tout est centré sur lui : l’héritage qui doit LUI revenir, il voulait remplir SON ventre, l’évangile nous dit même à un moment donné qu’il rentre en LUI-MEME pour réfléchir à son avenir. C’est au verset 18 que le mouvement vers l’autre est rétabli, quand il décide de retourner vers son père, pour trouver chez lui de quoi se nourrir. Un mouvement vers l’autre, certes, mais motivé par des intérêts bien personnels… Mais malgré les raisons de ce retour vers le père, celui-ci est remué au plus profond de lui quand il aperçoit son fils et il court vers lui pour rétablir ce lien d’amour. Belle image de notre Dieu, Père, qui quelles que soient nos motivations à nous tourner vers lui, est toujours prêt à nous accueillir les bras grands ouverts.

Pour cette semaine, il nous est proposé de prendre chaque jour quelques minutes en silence, tourné vers le Père, et de nous laisser accueillir par lui, dans ses bras grands ouverts !

St Pierre et St Paul – A

« Et moi je te le déclare : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. » (Matthieu 16,18a)

> Le Christ n’a pas hésité à confier son Eglise – c’est-à-dire nous tous – à celui qui le reniera par trois fois au chant du coq, à celui qui s’enflamme si facilement, au fougueux de l’équipe, à Simon-dit-Pierre.

C’est aussi à chacune et chacun de nous, malgré tous nos défauts, que le Christ dit « toi aussi, tu es cette pierre sur laquelle je bâtis mon Eglise ».  A quelle place suis-je appelé dans mon Eglise ? Quel est le ‘oui’ que je pourrais dire cette semaine ? Soyons des pierres vivantes et prenons notre place dans ce grand édifice, le Christ compte sur nous !