5e dimanche – A

« Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » (Matthieu 5,15)

> La lumière de ma vie c’est le Christ et son message d’Amour. Vous aussi ? Alors pourquoi cacher cette lumière ?? Pour tant de jeunes, Dieu est une lumière dans leur vie mais ils n’osent pas le dire. Pourtant, rien de moins ringard que la Foi puisque justement ça détonne de s’avouer croyant aujourd’hui, c’est plutôt singulier !

Je vous propose, cette semaine, de rendre visible cette lumière que vous avez dans le coeur. Osons un signe visible, une croix, une participation publique à un rassemblement de chrétiens, un vote qui défende nos idées chrétiennes. Nous avons de la lumière dans le coeur ? Montrons-la !

Présentation du Seigneur

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. » Luc, 2, 29

> Comment ne pas s’arrêter longuement sur cette phrase pour la contempler simplement ? Syméon semble si serein au soir de sa vie. Et ce coeur à coeur avec Dieu, cette profonde confiance en Lui donnent à réfléchir.

A notre tour de nous demander, particulièrement cette semaine, comment tendre vers cette paix de l’âme? Et si la vie nous était reprise demain…? Que faisons-nous pour conquérir cette paix du coeur de celui qui a vécu aussi pleinement qu’il aura pu, cherchant Dieu avec la simplicité de l’enfant, sans crainte du magnifique face à face qui nous attend ?

3e dimanche – A

Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.» (Mt 4,18-20)

> Ce texte m’interpelle chaque fois : aurais-je fait comme Simon et André ? Aurais-je tout quitté pour aussitôt suivre Jésus ? Pas sûr. Mais la question m’est reposée, chaque matin, par Jésus : « veux-tu me suivre ? »

Je suis… qui ? Oui, je veux suivre Jésus, avec mes forces et mes qualités, avec mes fragilités et mes défauts, avec tout mon être, et sur ce chemin j’apprendrai aussi à me connaître… Alors cette semaine, pour signifier notre engagement à la suite du Christ, je nous invite à nous laisser bousculer par ce qui va arriver dans notre vie, et oser aussitôt écouter l’élan de notre cœur pour suivre la voie que Jésus nous indique.

2e dimanche – A

« Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage: c’est lui le Fils de Dieu. » Jn 1, 34

Jean-Baptiste déclare que c’est parce qu’il a vu, qu’il rend témoignage. Dans les versets qui précèdent, il est beaucoup question de « voir », mais également de « connaître ». En effet, par deux fois, Jean-Baptiste dit qu’il ne connaissait pas Jésus, mais en voyant Jésus et en voyant l’Esprit, cela le mène à la connaissance et au témoignage.

Je nous invite à prendre du temps chaque soir de cette semaine, pour relire ce qui s’est passé dans notre journée pour y « voir » les traces de Dieu et ainsi faire toujours un peu plus connaissance avec le Père, le Fils de Dieu et l’Esprit.

Baptême du Seigneur – A

« Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre sous la forme d’une colombe et venir sur lui.

Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » – Mt 3, 15-16

> Jésus vient vers Jean pour se faire baptiser par lui, au grand étonnement de ce dernier ! « Laisse faire ! », lui dit Jésus. « Laisse faire ! »… Demander le baptême, se faire baptiser par son prochain, c’est laisser Dieu agir en soi par son Esprit, c’est suivre le Christ, c’est méditer les moments de sa vie, lui qui, comme nous, a expérimenté la joie, la tristesse, la peur et la colère.

Et nous, connaissons-nous la date de notre baptême ? Si nous étions bébés, nous a-t-on raconté comment s’est passée la cérémonie ? Savons-nous au moins le nom du pasteur ou du prêtre qui nous a baptisé et dans quel lieu cela s’est passé ? Notre baptême n’est pas un événement du passé, mais il est efficace et actif chaque jour ! Chaque jour il nous permet d’éveiller en nous la présence du Seigneur que nous sommes alors capables de reconnaître dans le visage des personnes que nous côtoyons. Avec qui, cette semaine, parlerons-nous de notre baptême ? A quel(s) moment(s) y penserons-nous particulièrement ?

Epiphanie – A

« En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. » Matthieu 2,11a

> Au temps de Noël, on écrit des voeux, on téléphone, on envoie des SMS et des mails si pratiques pour atteindre plusieurs personnes à la fois. Du coup, c’est une des périodes où l’on offre le moins d’attention à UNE personne à la fois.

Un temps d’écoute personnel et face à face vaut mille SMS, mille cartes de voeux, mille messages, mille coups de téléphone. Qui irons-nous visiter cette semaine ? 

Sainte Famille – A

« Il se retira dans la région de Galilée et vint s’établir dans une ville appelée Nazareth. » Mt 2,22-23

> Nazareth, voilà le petit village où Joseph décide de se retirer pour y vivre avec sa sainte famille, et c’est là que Jésus vivra ses 30 années de vie « cachée ».

A l’image de la sainte famille, et au moment des fêtes de fin d’année, nous pouvons nous demander si nous nous retirons suffisamment du brouhaha de notre vie quotidienne et des choses peut-être pas toujours essentielles pour prendre soin nous aussi de notre famille…

Noël 2013

« Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. (…) Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. » (Jean 1,10.12)

> J’espère que nous ne sommes pas trop habitués à fêter Noël : cette fête devrait toujours nous surprendre. Mais qu’est-ce qui est le plus étonnant ? Que le créateur vienne dans le monde (et comment !), ou qu’il veuille faire partager sa vie à des enfants adoptifs ? Deux faces du même abîme de stupéfaction : Dieu descend jusqu’à nous pour nous élever à lui.

 

Avent 2013 – Jour 24

« Il est né pour vous aujourd’hui un Sauveur qui est le Christ Seigneur dans la ville de David. Et voici pour vous le signe : vous trouverez un bébé enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. » Luc 2,11-12

> Tout a commencé par une décision politique de l’empereur Auguste (2,1) de qui fut annoncé à sa naissance : « le maître du monde est né ». Tout culmine dans la ville du roi David avec la naissance du Seigneur dont voici le signe: un bébé dans une mangeoire à animaux.

L’Evangile, source de grande joie (v.10), c’est la Puissance du Créateur qui se dévoile dans l’impuissance d’un bébé bien-aimé.

Tous nous cherchons des « signes » de la présence de Dieu. Voici la réponse de Noël: le Signe le plus significatif est caché dans l’insignifiance et ce sont les « insignifiants » -tel fut le statut des bergers- qui les premiers le signifient (v.17-19). Puissions-nous être à l’écoute des « bergers » que Dieu place sur nos routes.

Avent 2013 – Jour 23

« Il ( Zacharie) demanda une tablette et écrivit ces mots : « Son nom est Jean »; et tous furent étonnés. A l’instant, sa bouche et sa langue furent libérés et il parlait, bénissant DIeu. » (Luc 1, 63-64).

> En toute rigueur exégétique, le mutisme de Zacharie était une punition de son incrédulité à l’annonce, par l’ange Gabriel, de la naissance de son fils (cf 1, 20). Il me plaît à croire cependant que, dans ce silence imposé, Dieu faisait à Zacharie la grâce … d’être dispensé de parler!

Du reste, le nom même qu’il devait écrire, avant que de pouvoir enfin le dire, ne signifie-t-il pas, justement, « Dieu fait grâce » (Yohanan)?

Prendre le temps, nous aussi, de nous taire – fut-ce le temps d’une grossesse – pour mieux entendre la promesse à laquelle nous peinions à croire…