15e dimanche – C

« Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.» (Luc 10, 33-34)

> Dans cette parabole, le Samaritain, qui représente l’exemple à suivre, fait comme un détour. En route, il décide en effet de changer ses plans pour prendre soin de l’homme blessé. La raison ? Il est « saisi de compassion ». Littéralement, il est « ému aux entrailles », qui est le siège de l’amour et de la pitié pour la culture de l’époque de Jésus. Ce mot grec « Splagchnizomai » se retrouve aussi dans la parabole dite du « fils prodigue » quand le père voit son fils perdu revenir à la maison (Luc 15, 20). Ce mot souligne combien le Samaritain et le père sont remués, touchés si profondément, à un tel point que cela inverse tout comportement qu’on aurait pu attendre de l’un et de l’autre. Ce verbe dit simplement que le Samaritain, lui l’étranger qui aurait dû passer tout droit, s’est laissé toucher au plus profond de son être par l’homme blessé, ce qui le conduit à agir en dépit des conventions.

Et nous, quand nous sommes en route, osons-nous changer nos plans et nous arrêter auprès de ceux qui en ont besoin ? Nous laissons-nous, en dépit des conventions, toucher au plus profond de notre être par ceux que nous rencontrons de manière inattendue et allons-nous ensuite prendre soin d’eux ?

Cette semaine, nous nous proposons d’essayer de nous laisser toucher « aux entrailles » et, une fois au moins, de changer nos plans pour prendre soin d’une personne qui en a besoin. De manière spontanée, sans planifier, mais simplement faire un détour pour mettre en pratique nous aussi, sur notre chemin, cette parole de Jésus du verset 37: « Va, et toi aussi, fais de même ».

14e dimanche – C

Les 72 disciples revinrent tout joyeux, en disant :
« Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « […] Ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » (Lc 10,17.20)

> On se réjouit très souvent de nos actes, de nos résultats, du bilan d’une année scolaire – c’est d’actualité en ce début d’été. Les disciples sont dans ce « trip » : ils se réjouissent de ce qu’ils ont FAIT.

Jésus leur suggère plutôt de se réjouir parce qu’ils sont aimés de Dieu, pour ce qu’ils SONT pour Dieu qui les connaît par leur nom.

En ce temps estival, nous vous proposons de vous réjouir de qui vous êtes, de vous réjouir de vous savoir aimé(e) de Dieu, sans conditions, tel(le) que vous êtes.

13e dimanche – C

« Jésus lui répondit : ‘Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu’. » (Lc 9, 62)

>Nous connaissons tous l’adage populaire « il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ». Expression souvent employée pour calmer les ardeurs de quelqu’un qui se précipite un peu trop. Mais cet adage est voué à disparaître, il suffit de se balader dans une zone rurale pour voir que maintenant nos chers paysans ont une charrue à l’arrière et une à l’avant !

Jésus nous donne dans son évangile une solution, peut être la solution pour vivre ! Ne pas s’arrêter sur le chemin qui mène à Lui ! Il y aura sans doute des obstacles, de grosses pierres qui bloqueront le passage de la charrue mais regardons face à nous, le Christ est la et il nous guide ! Le Chemin est long et notre charrue de plus en plus lourde mais avançons car Il nous réserve une grande récolte !

Unissons nos prières pour tous les hommes qui vont consacrer leur vie à Dieu ce week-end et ainsi qu’à tous ceux qui décident de le suivre tous les jours.

12e dimanche – C

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et me suive. » (Lc 9, 23)

> Le Seigneur est exigeant avec nous. Il ne nous demande pas moins que de le suivre chaque jour dans son sacrifice ultime : la croix. Nous aussi, nous sommes appelés à donner notre vie comme il l’a fait, à renoncer à nous-même. Ce don, il réside dans toutes nos grandes ou petites croix : accompagner un malade en fin de vie, supporter un collègue casse-pied, préparer un repas pour toute la famille alors qu’on est fatigué… Les occasions ne manquent pas de prendre notre croix et de suivre Jésus au jour le jour.

11e dimanche – C

 » Survint une femme de la ville qui était pécheresse; elle avait appris que Jésus était à table dans la maison du Pharisien. Apportant un flacon de parfum en albâtre et se plaçant par derrière, tout en pleurs, aux pieds de Jésus, elle se mit à baigner ses pieds de larmes; elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux du parfum.  » (Lc 7, 37-38)

> Simon le pharisien est tranquillement à table avec Jésus et d’autres convives. Et là, sans crier gare, survient une femme, qui plus est une pécheresse… Comment se permet-elle de déranger tout ce beau monde ? Pourtant face à tous ces bien-pensants, elle ose. Elle ose entrer, elle ose poser des gestes qui peuvent être perçus comme déplacés. Par contre, elle se tient en arrière de Jésus. Les regards des Pharisiens sur elle semblent sans importance pour cette femme, mais pas celui de Jésus. A-t-elle conscience de ses fautes, de sa condition pécheresse ? Probablement, mais elle a aussi conscience que Jésus est le Sauveur et qu’il est source de miséricorde. Alors elle ose s’approcher de lui !

> Pour cette semaine, nous sommes invités à oser… à oser rencontrer Jésus, à oser prendre du temps pour lui, à oser nous poser dans une église ou dans un lieu tranquille et à lui dire tout ce que nous avons sur le cœur, le plus beau comme ce dont nous ne sommes pas fiers.

10e dimanche – C

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. » – Lc 7, 11-12

> Les évangiles comptent quelques histoires de résurrections, miracles opérés par Jésus « re-suscitant ». Ce passage relate celle du fils de la veuve de Naïm. Au moment de l’arrivée de Jésus, le convoi funèbre accompagne le cercueil pour sa mise en terre. Jésus est lui-même accompagné de ses disciples et d’une grande foule.

Deux « foules » se font face, ici : celle qui suit le Vivant et celle qui suit le mort. Chaque personne a rejoint son cortège de plein gré. Les uns ont choisi Jésus, les autres le fils décédé, ils sont dans le temps du deuil, nécessaire et « vital » pour pouvoir continuer la marche. Dans leur désarroi, la mère en tête, ils sont accepté la compagnie les uns des autres, ils se sont mis en route, et, chose « incroyable » au cours de leur pérégrination, ils se laissent arrêter et toucher par Jésus venant à leur rencontre. Cela nous montre que le statut d’endeuillé est temporaire, que la personne ne se résume pas à la mort de son proche, mais qu’elle a des aspirations et des capacités à se remettre dans le « cortège de la vie »… à condition de se laisser toucher par Jésus et de lui dire « oui » !

Et nous, aujourd’hui, dans quel cortège évoluons-nous ? Déciderons-nous de demeurer dans celui qui nous enferme dans le passé, la rancœur, la colère, la jalousie, l’égoïsme, le mensonge, l’orgueil, l’ambition, tout ce qui est mortifère et qui rend triste et amer, en somme ? Ou bien déciderons-nous de rejoindre celles et ceux qui sont tournés vers l’avenir, qui ont pardonné, qui aiment, qui défendent la paix, l’espérance et la vérité, tout ce qui rend bien vivant et vivifiant sur cette terre, à la suite du Christ ? La résurrection, c’est maintenant !

Saint Sacrement (Fête Dieu) – C

« Jésus leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » (Luc 9, 13)

> Devant la situation de faim du monde, Jésus invite ses disciples à nourrir les foules, non par lui, mais par eux-mêmes. Mais les disciples pensent ne pas avoir assez à offrir. Il faudrait même aller encore acheter de la nourriture « pour tout ce peuple », entendez pour le peuple de Dieu !

Devant la faim spirituelle du monde, le Christ nous envoie. Mais nous ne pensons ne pas avoir assez à offrir. Comment ne pas se reconnaître dans la figure des disciples ? Qui n’a jamais pensé que ce qu’il avait à offrir ne suffisait pas, que ce n’était pas assez bien (en qualité) ou en trop faible quantité? Et pourtant, Jésus nous le redit par sa demande : chacun à quelque chose de précieux à offrir pour nourrir le peuple de Dieu ! Pas besoin d’aller encore chercher ailleurs, dans un supermarché de nourriture spirituelle par exemple, seule la confiance en cette demande de Jésus suffit.

Alors cette semaine, suivons cette invitation de Jésus à notre égard et « donnons nous-mêmes à manger » ! Ce que nous avons à offrir est précieux, alors allons-y ! Par une action concrète de notre part (prière, visite, lecture commune de la Parole, signe à faire pour quelqu’un qui en a besoin, etc.), allons et nourrissons une personne. Nous sommes sel de la terre, nous sommes lumière du monde, nous avons tout ce qu’il faut pour nourrir notre prochain. Allons, car Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres, pour nourrir son peuple.

Sainte Trinité – C

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. » (Jn 16,12)

> Ils me font toujours rire, les censeurs qui te balancent des phrases du type « Ce n’est pas dans la Bible ! » ou encore « Jésus n’a jamais dit que… »

Cette petite phrase de Jésus les terrasse : ce qu’il n’a pas exprimé, il ne l’a peut-être pas dit parce qu’on n’aurait pas eu la force de le recevoir en pleine poire.

Depuis, grâce à l’Esprit, il s’est trouvé d’autres prophètes, porte-paroles qui continuent de parler en son nom.

Et si nous aussi nous étions, chacune, chacun, un de ces porte-paroles ? Vous pensez que j’exagère ? Pourtant le baptême nous a fait « prêtre, prophète et roi » : prêtre parce qu’appelé à célébrer avec la communauté, roi parce qu’appelé à construire le Royaume de Dieu et à y vivre, PROPHETE parce que porte-paroles, nous aussi, de Jésus.

Alors, que dirons-nous, en son nom, cette semaine ?

Pentecôte – C

« L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26)

> La Pentecôte nous rappelle cet Esprit promis par Jésus à ses disciples et donné par le Père. Cet événement extraordinaire, c’est à nous aussi que Jésus le promet. L’Esprit nous a été donné au baptême, à nous de nous laisser guider par lui. Il enseigne, mais il vient aussi nous rappeler ce que Jésus a dit, a fait dans sa vie. N’ayons pas peur de l’écouter, cette flamme vivante qui peut nous brûler de la vie de Dieu. Quand le chemin se fait plus tortueux, moins limpide, remettons nos vies à l’Esprit Saint pour raviver cette vie du Christ en nous !

7e dimanche de Pâques – C

« Père Saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. » (Jn 17,20)

> Seigneur, aujourd’hui Tu pries pour nous, ceux qui croient en toi. Mais déjà tu ouvres tes portes et ton cœur à la multitude. Ta parole et ton message ont été entendus par tous ceux qui te suivaient mais également par de nombreux badauds de bord de routes ou de champs.

> Permets nous, Seigneur, d’avoir cette semaine une parole mais aussi un comportement qui donnent aux autres la possibilité de se questionner, de se demander ce qui nous rend si joyeux !