2e dimanche de l’Avent – B

« Une voix crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » (Mc 1, 3)

> Ce qui nous a marqué dans le début de l’Evangile de Marc, c’est cette présence marquée du désert. Pourquoi est-ce que la voix crie dans le désert ? Pourquoi est-ce là que Jean le Baptiste propose le baptême de conversion ? On pourrait se dire qu’il aurait plus de succès au milieu de Jérusalem, et pourtant c’est au désert qu’il y attire les foules.

Le désert, c’est un grand espace qui permet l’accueil de tous. Le désert, c’est le silence qui permet l’écoute. Le désert, c’est un vide qui appelle à être rempli. Le désert, c’est l’écart et il implique qu’on se déplace pour y aller. Le désert, c’est un environnement inhospitalier, qui montre l’importance de la vie.

Nous sommes invités cette semaine à trouver notre désert et à nous y rendre. Que nous permet-il, ce désert ? Qu’y entendons-nous ? Comment y vivons-nous la rencontre ?

1er dimanche de l’Avent – B

« S’il [le maître de la maison] arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » – Mc 13, 36-37

> Exégétiquement et traditionnellement, ce passage évoque la parousie du Christ, c’est-à-dire sa venue à la fin des temps. Difficilement représentable pour l’esprit humain, cet événement est plutôt considéré comme utopique et lointain. Existentiellement et spirituellement, cependant, et particulièrement en ce premier dimanche de l’Avent, cette mise en garde de Jésus – car c’est bien lui qui parle – évoque plutôt une promesse. Celle de sa venue dans chacune de nos vies. Oui, dans la mienne aussi !

Combien d’histoire de rencontres Jésus a-t-il initiées « à l’improviste » ?! L’un a poussé la porte d’une église pour s’y abriter lors d’un gros orage et y a fait l’expérience de Dieu ; l’autre a entamé une conversation dans le train avec un chrétien heureux de partager ses convictions qui ont suscité sa curiosité ; un autre encore a été touché par la grâce durant une balade en montagne ou au bord d’un lac au soleil couchant… Chaque histoire de rencontre avec le Christ est singulière et souvent inattendue. Mais chacune a pu se produire parce que le « rencontré » ne somnolait pas et était ouvert à la révélation !

Nous aussi, Chacune, Chacun, durant ce temps de l’Avent, préparons-nous à la Rencontre avec un grand « R » ! Essayons de repérer cette Présence particulière dans notre vie à travers les choses à première vue minimes du quotidien, comme l’abri lors d’un orage, une conversation banale ou les beautés de la nature… Qui sait ?! En Avent, le cœur et les yeux ouverts !

4e dimanche de l’Avent – A

« Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1,19)

> Parfois, nos paroles vont bien plus loin que notre pensée. Bien trop loin. Que se serait-il passé si Joseph avait laissé aller sa légitime tristesse en paroles ? Il aurait tout simplement barré la route aux plans de Dieu.

Dieu veut le meilleur pour nous, mais c’est parfois nous qui cassons tout par un mot trop vite dit.

Ici, Joseph décide de garder cela dans son coeur (ça rappelle vaguement quelqu’un, non ?). L’Evangéliste Matthieu le qualifie, du coup, d’homme juste.

Et si nous, aussi, nous décidions de garder dans notre coeur ce que l’on sortirait un peu vite sous le coup de la colère ?

3e dimanche de l’Avent – A

Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez » Matthieu 11, 4

> Jean est pris par le doute. Cela fait de nombreux mois qu’il est en prison et il ne connait des œuvres de Jésus que ce qu’il a entendu de la part de ses propres disciples. Il a besoin d’être rassuré, de sentir qu’il se passe quelque chose qui dépasse l’entendement humain.

Souvent dans les grands temps de l’année, à l’approche de nos différentes fêtes, nous nous retrouvons face à notre foi. Un doute peut s’emparer de nous et nous questionner sur Dieu (s’ensuivant toutes les questions habituelles !).

Cette réponse de Jésus doit nous toucher aujourd’hui car les évangélistes à travers les Écritures nous ont rapporté ce qu’ils ont entendu et vu !

Prenons donc le temps dans cet Avent de nous rapprocher des évangiles et de les redécouvrir chaque jour.

2e dimanche de l’Avent – A

« Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. » (Mt 3, 4)

> Au début de cet Avent, la figure de Jean-Baptiste vient nous offrir l’image de la pauvreté et du dénuement. Il s’habille simplement, mange peu… Cette même pauvreté et ce même dénuement se retrouveront dans la crèche où Jésus va naître.

L’Avent est un temps de préparation, de marche vers Noël et de la lente maturation de l’amour. A la suite de Jean-Baptiste nous pouvons nous demander de quoi nous pouvons nous dépouiller en attendant la venue de celui qui vient. Qu’est-ce qui encombre notre cœur et nous empêche de laisser toute la place à celui qui s’est fait pauvre et petit ?

Avent 2015 – jour 26

Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.(…)

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (Lc 2,7.14)

> Ce texte est une invitation à prendre soin de cette part de moi qui, comme ce bébé, n’est plus au paradis. Le voilà en proie au froid, aux attaques bactériologiques, à la faim, à la soif, à la solitude. Comme Marie, je l’emmaillote, j’accueille aujourd’hui cette part en moi qui se sent vulnérable. Cette démarche bienveillante envers moi-même sera peut-être le chemin vers la lumière glorieuse et la paix du Très-Haut. Oh, voilà que le bébé sourit !

Avent 2015 – Jour 25

Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » (Luc 1,60-61)

> Elisabeth vient d’enfanter. Ses voisins et sa famille viennent se réjouir avec elle mais comme dans toute bonne famille, chacun souhaite donner son point de vue. Surtout quand il s’agit de trouver un prénom au nouveau-né !

Elisabeth ne se démonte pas face à toute sa famille et ses voisins, « Il s’appellera Jean ».

Nous nous retrouvons régulièrement en porte à faux avec notre famille, nos amis, nos voisins quand il s’agit de faire la volonté de Dieu. Notre cœur nous tiraille entre la volonté de suivre Dieu mais également celle d’écouter notre famille qui peut souvent malgré elle nous immobiliser.

Aujourd’hui, à deux jours de la naissance de notre Sauveur essayons de contempler la beauté et la fermeté de notre Foi avec un regard neuf d’enfant découvrant le monde.

Avent 2015 – Jour 24

Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. (Lc 1,46-48)

> Marie, c’est moi, c’est nous, c’est eux. Je me joins à cette joie de Marie, car c’est aussi à moi que l’annonce a été faite : « Dieu va s’enfanter en toi, prendre forme en toi ». Il va naître en chacun de nous, se lover dans cet espace en nous qui, depuis toujours, a été préparé pour Lui. Aujourd’hui, je me tourne vers cet espace en moi en forme de Dieu. Je prends le temps de le sentir physiquement. Avec Marie, je dis à Dieu ma joie de vivre ce mystère tant attendu.

Avent 2015 – Jour 23

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. (Lc 1,45)

> Avons-nous des oreilles pour entendre ce que le Seigneur nous raconte ? Nous ne sommes pas sourds, mais nous savons bien que nous refusons parfois d’écouter.

Et avons-nous la foi de croire que cela va arriver ? Ça s’appelle l’espérance. Comme le dit si bien Péguy, entre la foi, la charité et l’espérance, cette dernière est la plus fragile.

Mais elle nous prend par la main. Prenons bien soin d’elle.

Avent 2015 – Jour 22

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? (Lc 1,43)

> Pouvons-nous partager cette exclamation de la cousine de Marie ? En fait, avons-nous déjà reçu Marie ? Non ? Pas besoin de faire un grand cinéma. Il suffit que Marie sache que nous sommes dans le besoin et elle accourt.

Mais il faut lui ouvrir la porte.

Et n’oublions pas que dans son ventre, elle porte Dieu.