5e dimanche de Pâques – A

« Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. » – Jn 14, 11-12

> « Si Dieu existait, il ne permettrait pas le mal. » « Je prie, mais je ne suis pas exaucé. » « Après tout ce que j’ai fait pour la paroisse/l’Eglise, je trouve que Dieu pourrait bien me rendre un peu la pareille ! » « Et si cette histoire de résurrection n’était qu’une blague pour se rassurer ? » Face aux grands et aux petits problèmes de la vie, il n’est pas rare d’entendre, voire de dire, ce genre de phrases. Mais quand nous oublions la parole de l’Evangile, Jésus nous rassure : « croyez au moins à cause des œuvres ». Ce peut être le regard ou le sourire de quelqu’un, un message inattendu d’un ami, une relation d’aide fructueuse, un mouvement humanitaire ou social, bref, tout ce qui contribue à rendre visible ici-bas l’œuvre du Père qu’a incarnée le Christ. De même, après le départ du Christ pour la demeure du Père, ses disciples – que nous sommes – continuent à manifester sa gloire dans les choses quotidiennes.

Cette semaine, soyons attentifs aux signes de Dieu dans notre vie et dans celle des autres. Prenons part à la Résurrection du Christ en accomplissant de petites (ou grandes !) choses pour manifester sa Parole et témoigner de son amour! Rendons grâces pour ce qui nous est donné de percevoir de Dieu tous les jours !

4e dimanche de Pâques – A

Jésus dit : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. » (Jn 10, 9-10)

> Jésus nous le dit avec simplicité et force: il est la porte qui nous ouvre à la vraie liberté et à la vie en abondance.

Le Christ nous rappelle par cette parabole l’essentiel : pour avoir la vie en abondance, pas besoin de clé spéciale, de connaissance extraordinaire, de foi inébranlable, mais simplement l’envie d’ouvrir son cœur à son message. Alors cette semaine, ouvrons nos cœurs au message du Christ dans notre quotidien. Soyons porteurs de vie auprès de ceux qui nous entourent, qu’en passant par la porte du Christ, ce soit l’amour qui nous porte et que l’on apporte !

3e dimanche de Pâques – A

« Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » » Luc 24, 32

> Et nous, n’avons-nous pas aussi un cœur brûlant parfois lorsque nous découvrons les mystères de notre foi, les trésors que recèlent les Écritures ? Lorsque nous nous apercevons que cette Parole nous est bien destinée, personnellement, aujourd’hui ?

Au lendemain de Pâques, laissons-nous inviter à laisser notre cœur s’emballer par telle ou telle parole des Écritures car c’est le Christ qui vient nous parler comme il l’a fait avec les disciples d’Emmaüs. Plongeons-nous un peu plus profondément dans la Bible en nous laissant un peu de temps pour lire tel ou tel passage et le méditer, en laissant le temps au Christ de nous parler à travers lui, de venir toucher notre cœur.

2e dimanche de Pâques – A

 » Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur des chefs juifs. Jésus vint et leur dit : ‘La paix soit avec vous !’  » Jean 20,19

> Jésus nous rejoint jusque dans nos faiblesses, au profond de nos angoisses, jusque dans nos cœurs verrouillés par la peur. Et il nous apporte la paix.

Alors, dites-moi, et si nous nous laissions rejoindre par la paix de Jésus, qu’est-ce que ça donnerait ? Si nous le laissions habiter nos cœurs, entrer jusque dans nos peurs, nos angoisses, nos tristesses, nos deuils, nos difficultés ? Si nous le laissions prendre notre place sur les croix de notre vie pour nous laisser ressusciter avec lui ? Essayons, laissons-lui la place… c’est la paix que nous trouverons.

Pâques

« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine SE REND au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. (…). Elle COURT donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » (…) Pierre PARTIT donc avec l’autre disciple pour SE RENDRE au tombeau. (…) Ils COURAIENT tous les deux ensemble, mais l’autre disciple COURUT plus vite que Pierre et ARRIVA le premier au tombeau. (…) cependant il N’ENTRE PAS. Simon-Pierre, qui le suivait, ARRIVE à son tour. Il ENTRE dans le tombeau, (…) C’est alors qu’ENTRA l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » – Jn 20, 1-9 (extraits)

> En y regardant de près, la résurrection telle que nous la relate l’évangéliste Jean est affaire de mouvement. Voyez les verbes mis en évidence dans l’extrait ci-dessus : tous des verbes d’action. Se rendre, courir, partir, arriver, et pour finir, entrer. Tout un cheminement, certes ici concentré sur quelques minutes, pour « voir » et « croire ». Voir ce qui ne se voit pas, croire ce qui est annoncé depuis plus de 2000 ans.

Christ est ressuscité ! Cette année encore, nous l’entendons, nous le voyons, nous le proclamons vivant, celui qui a été décrié, moqué, crucifié ! Nous aussi, nous cheminons. Peut-être sommes-nous comme Marie-Madeleine : nous sommes partis à la recherche de Dieu, mais nous nous sommes arrêtés en chemin, peut-être apeurés, freinés par d’autres obligations ou encore sceptiques. Ou nous ressemblons à Simon Pierre, pressés d’arriver, mais qui s’essouffle et ralentit le pas. Ou alors, nous sommes comme le disciple bien-aimé : endurants, pas pressés, prudents même, sur le seuil du lieu de la révélation.

En ce dimanche de Pâques, réfléchissons à notre rythme sur le chemin de notre foi. Le Christ est ressuscité pour nous ! Que cette certitude nous aide à continuer notre route vers lui et avec lui dans la joie, malgré les doutes et les craintes, les obstacles et les souffrances. Le Christ est ressuscité pour chacun de nous ! Puissions-nous nous répéter ceci comme une prière du coeur aujourd’hui et à chaque fois que nous aurons l’impression d’être nous-mêmes enfermés dans un tombeau. En marche ! Avec lui ! LE CHRIST EST RESSUSCITE POUR NOUS !

Samedi Saint

Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes:  » Soyez sans crainte, vous. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit; venez voir l’endroit où il gisait. »  (Mt 28, 5-6)

> La crainte est un sentiment bien présent dans ce récit de Matthieu. Devant le tremblement de terre et l’apparition de l’ange, les gardes sont dans la crainte et ils deviennent comme morts. Au contraire, l’ange encourage les femmes à ne pas être dans cette crainte, mais à témoigner de la résurrection après avoir vu le tombeau vide. A l’attitude figée des gardes, s’oppose la bonne nouvelle de la résurrection qui suscite un mouvement de vie, un mouvement vers l’avenir et vers les autres!

Alors à la suite de ces femmes, n’ayons pas peur de prendre ce chemin de vie et d’être témoins de cette foi en la résurrection qui nous habite!

Vendredi Saint

« Est ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire? » (Jean 18,11b)

> Tous nous avons notre croix à porter. Parfois insoutenable, souvent incompréhensible, elle est partie intégrante de toute vie humaine.

En ce vendredi saint, et à la lumière de l’espérance de la résurrection, essayons d’embrasser pleinement cette croix et de la confier au Père pour mieux la porter et de nous unir à celles portées par nos frères et soeurs.

Jeudi Saint

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn 13,12-15)

> Jésus se fait serviteur. Lui, le maître, il accomplit un geste qui peut nous paraître humiliant ou déshonorant : laver les pieds des autres. Les disciples n’y ont rien compris. Ce qui est humble n’est pas forcément humiliant.

Je crois que Jésus nous appelle nous aussi à nous mettre au service de notre prochain, humblement, même si ce n’est pas toujours facile. Il nous a fait ce cadeau d’un geste tout simple, à nous d’inventer d’autres gestes de services dans le monde d’aujourd’hui. Se mettre au service des autres, c’est à notre portée, aussi. A nous de jouer, en ces jours de Pâques !

Mercredi Saint

Alors l’un des Douze, qui s’appelait Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit:  » Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ?  » Ceux-ci lui fixèrent trente pièces d’argent. (Mt 26, 14-15)

> Judas livre Jésus pour obtenir de l’argent en retour. Il recherche une récompense terrestre. Il tente de combler un manque ou un désir de façon immédiate. Il cherche ainsi à recevoir des dons de ses relations terrestres (que l’on pourrait qualifier d’horizontales) et pour cela il est prêt à faire le mal. Il ignore en fait que le véritable don est à accueillir dans une relation verticale, dans sa relation à Dieu.

Il nous est proposé aujourd’hui de réfléchir aux attentes que nous avons envers Dieu. Où est-ce que nous souhaitons qu’il vienne nous combler? Qu’est-ce qui nous manque dans notre vie? Dans quel vide lui laissons-nous une place?

Mardi Saint

Jésus répondit : « C’est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper. » Puis il trempa le morceau et le donna à Judas, fils de Simon l’Iscariot. Dès que Judas eut pris le morceau, Satan entra en lui. (Jean 13,26-27)

> Il est intéressant de noter que Judas aurait très bien pu ne PAS prendre le morceau que lui tendait Jésus. Et de noter aussi que c’est seulement APRES qu’il ait pris ce morceau que Satan est entré en lui. Nous avons toujours la possibilité de refuser le Mal, et ce n’est qu’après une décision personnelle de lui ouvrir la porte qu’il entre en nous.

Quel est le morceau que je ne prendrai pas, aujourd’hui ? Quelle sera ma manière à moi de fermer la porte au démon ? Jésus nous donne deux pistes, ailleurs dans l’Evangile, pour chasser le démon : le jeûne et la prière. Et si j’essayais, aujourd’hui ?