4e dimanche de l’Avent – B

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils. » (Luc 1, 31)

> L’ange vient voir Marie dans sa simplicité de femme. Elle qui n’a pas connu d’homme va enfanter un fils et quel fils ! Le fils de Dieu !

Le temps de l’Avent qui prend fin ce dimanche est un temps où nous devons prendre le temps de nous laisser visiter par Dieu, où nous devons mûrir notre relation avec Lui afin qu’Il agisse en nous et nous donne la volonté de l’accueillir comme nous accueillons un nouveau né dans une famille.

Apprenons des touts petits enfants et de leurs parents qui se laissent chambouler par une nouvelle vie dans leur foyer, qui se mettent au rythme de l’enfant et redécouvrons la joie de cette nouvelle vie qui arrive !

3e dimanche de l’Avent – B

« Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. » (Jean 1, 7-8)

Quelle belle description de Jean-Baptiste ! Est-ce qu’on n’aimerait pas être les mêmes témoins ? Être de ceux qui mènent à la lumière sans se prendre pour la lumière, sans essayer de l’occulter. C’est tentant parfois… Et tellement facile ! Comment marcher dans la trace du témoignage si pur de Jean-Baptiste qui ne cherche pas sa gloire mais mène au Christ ?

Cette semaine essayons de penser à toutes ces fois où nous avons la tentation de nous prendre pour « la lumière », toutes ces fois où nous ne rendons pas à Dieu ce qui lui appartient. Demandons-nous alors comment mettre dans ces moments là notre orgueil de côté pour vraiment témoigner de la lumière à ceux qui en ont le plus besoin.

2e dimanche de l’Avent – B

« Une voix crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » (Mc 1, 3)

> Ce qui nous a marqué dans le début de l’Evangile de Marc, c’est cette présence marquée du désert. Pourquoi est-ce que la voix crie dans le désert ? Pourquoi est-ce là que Jean le Baptiste propose le baptême de conversion ? On pourrait se dire qu’il aurait plus de succès au milieu de Jérusalem, et pourtant c’est au désert qu’il y attire les foules.

Le désert, c’est un grand espace qui permet l’accueil de tous. Le désert, c’est le silence qui permet l’écoute. Le désert, c’est un vide qui appelle à être rempli. Le désert, c’est l’écart et il implique qu’on se déplace pour y aller. Le désert, c’est un environnement inhospitalier, qui montre l’importance de la vie.

Nous sommes invités cette semaine à trouver notre désert et à nous y rendre. Que nous permet-il, ce désert ? Qu’y entendons-nous ? Comment y vivons-nous la rencontre ?

34e dimanche – A – Le Christ Roi

« Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ » (Mt 25, 39-40)

> Dans ce texte d’Evangile, le Christ Roi nous demande des comptes, à tous, il demande de rendre compte de notre vie. Plus que de la fin des temps, ce texte nous renvoie au présent. En effet, pour ces comptes, le critère unique est celui de notre attitude à l’égard de celui que l’on appelle « petit » ou « pauvre ». Le pauvre, c’est celui qui est en état de manque, qui a besoin qu’on s’adresse à lui, que quelqu’un intervienne en sa faveur dans telle ou telle situation. Celui qui aura répondu à ce besoin, le Seigneur l’accueillera dans sa gloire. Il lui révélera alors qu’en accueillant le pauvre, c’est Dieu lui-même qu’il accueillait. Car ce Dieu est proche des pauvres, lui qui s’incarnera dans la pauvreté d’un tout-petit bébé.

Dans le film « Intouchables » (réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano sorti en 2001), inspiré de la vie de Philippe Pozzo di Borgo, les deux personnages se rencontrent, chacun dans leur pauvreté propre, dans leur « handicap » propre. Chacun a besoin de l’autre. Et ce n’est qu’ainsi, en vivant pleinement cette pauvreté, et en tissant du lien pour y répondre, qu’un surplus d’amour peut surgir. Ce surplus, c’est le Christ qui se manifeste dans le lien, la solidarité, l’attention aux petits.

Le passage de l’Evangile de ce jour nous rappelle donc une évidence : la Bonne Nouvelle en Jésus Christ n’est pas juste une jolie théorie, elle est concrète, à vivre chaque jour. Cette semaine, essayons donc d’ouvrir les yeux sur la pauvreté en nous et autour de nous, et de voir comment, dans le lien avec nos frères et sœurs en pauvreté, Dieu peut surgir et nous offrir un surplus d’amour. Lui seul peut ainsi nous rendre… « intouchables » !

33e dimanche – A

« Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres […] Longtemps après le maître revint…  » (Mt 25,15.19)

> On oublie souvent les données temporelles de ce récit des talents pourtant très connu. C’est AUSSITÔT que ceux qui ont reçu des talents les font fructifier et en doublent le nombre. Mais c’est LONGTEMPS APRES que le maître revient. D’ailleurs, en les remerciant, il va leur dire « Tu as été fidèle EN PEU DE CHOSES ».

Dieu ne nous demande pas d’être compétitifs et productifs tout le temps. Il nous demande de faire fructifier au moins une fois, rien qu’une petite fois, les charismes, les talents, les qualités, les dons que nous avons reçus de lui.

Alors cette semaine, trouvons une de nos qualités et faisons-en quelque chose, juste une fois au moins. Le Maître nous en sera reconnaissant…

32e dimanche – A

 » Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.  » Mt 25, 10

> 10 femmes attendent le maître des lieux. La moitié avait prévu suffisamment d’huile pour veiller la nuit entière. L’autre moitié, juste ce que pouvait contenir leur lampe.

Celles qui avaient prévues suffisamment furent inviter aux noces, les autres trouvèrent la porte close.

Jésus dans cette parabole nous montre l’importance d’être en attente et surtout de prévoir ce qu’il faut pour être prêt pour l’arrivée du Seigneur.

Comment nous préparer ? Comment savoir si nous sommes prêts ? Soyons vigilants, avec une espérance ferme ! 
Misons sur la régularité de notre prière et elle construira pour le Seigneur une demeure bâtit sur le roc !

31e dimanche – A

« Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. » (Mt 23, 3)

> En matière de foi il y a un paradoxe : ce sont des hommes et des femmes qui prêchent la Bonne Nouvelle et ils ont, comme n’importe qui, de nombreux défauts. Comment se laisser enseigner par des gens qui sont loin d’être parfaits ? Il faut une bonne dose d’humilité pour savoir écouter et mettre en application une parole transmise par quelqu’un qui ne la met pas (toujours) en pratique. Il n’y a que Jésus qui a réussi à faire ce qu’il prêchait, alors un peu d’indulgence ! Est-ce que parfois nous ne faisons pas nous aussi exactement le contraire de ce que nous disons ? Avoir l’humilité de se laisser enseigner par des personnes imparfaites est un acte de foi : la Parole s’incarne jusque dans nos imperfections.

Cette semaine essayons de ranger notre colère envers ceux que nous considérons hypocrites pour prêter, malgré tout, une oreille attentive à leurs mots. Nous y trouverons peut-être quelque chose à mettre en pratique ; car c’est bien par nous que tout commence.

30e dimanche – A

Jésus lui déclara:  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le grand, le premier commandement. Un second est aussi important: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 22, 34-40)

> On aurait pu s’attendre à ce que l’amour de Dieu soit le commandement le plus important. Il est vrai que c’est le commandement que Jésus cite en premier. Mais cet amour de Dieu est appelé à rejaillir auprès des personnes que l’on côtoie, comme l’indique le second commandement que Jésus place sur le même niveau d’importance que le premier. Ce qui est également intéressant dans ce deuxième commandement, c’est que l’amour de son prochain se base sur la mesure de l’amour que l’on a pour soi-même. Le premier commandement serait ainsi d’aimer Dieu, son prochain et soi-même. Ces trois amours se nourrissant mutuellement.

> Nous sommes invités cette semaine à vivre ces trois amours : à aimer Dieu, à aimer ceux qui se font proche de nous et à nous aimer nous-mêmes sous le regard de Dieu.

29e dimanche – A

« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » – Mt 22, 21

> Cette formule célèbre de Jésus questionné par les pharisiens lui tendant un piège est parfois détournée de son sens premier. En vivant sur cette terre, chaque être humain est obligé de se soumettre à une autorité politique et donc de respecter certaines règles du vivre-ensemble tout en pouvant vivre sa religion (on excepte ici les Etats de droit divin…). Ce n’est pas « ou bien j’obéis à l’Etat ou bien j’obéis à Dieu », mais « je fais la part des choses et peux vivre ma foi dans ma vie quotidienne tout en remplissant les obligations civiles ».

Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, c’est vivre dans une société traversée par le règne de Dieu sans se laisser guider exclusivement par les aspects politiques et sociétaux. C’est laisser Dieu entrer dans son existence pour lui donner sens, se souvenir que chacun est redevable à Dieu de sa vie et d’agir en conséquence au quotidien.

Cette semaine, essayons de nous souvenir au moins une fois chaque jour que Dieu est à nos côtés dans toutes nos tâches, au travail, en famille, entre amis, que c’est Lui qui nous envoie dans le monde pour rendre témoignage de sa présence. Faisons en sorte qu’à travers nous, ce soit un peu de Lui qu’on puisse voir !

28e dimanche – A

« Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence.» (Mt 22, 11-12)

> Dans cette parabole, le lecteur comprend que l’élément décisif est le vêtement de noce. Mais que représente-t-il ? Les bonnes œuvres du chrétien ? la justice supérieure qu’il doit manifester ?

Une autre lecture conduit à considérer ce vêtement de noce comme une image du baptême par lequel Dieu nous offre le salut. En effet, par le baptême, Dieu nous revêt d’autres habits que les nôtres, habits dont nous avons grandement besoin. Par le baptême, Dieu nous offre une vie nouvelle et… éternelle ! Par le baptême, Dieu nous offre le lien d’appartenance à la communauté des chrétiens, cette famille nouvelle et toujours renouvelée de frères et de sœurs. Par le baptême, Dieu nous invite à quitter le repli sur soi et le silence de cet homme sans vêtement de noce, pour oser une parole, oser la confiance, tout en reconnaissant que nous avons besoin de Dieu, et que sans Lui, nous ne sommes rien.

Mais au fond, la question que nous pouvons nous poser suite à cette parabole est la suivante : que change le baptême dans nos vies ? Si en théorie cela change tout, est-ce le cas en pratique dans notre vie ? Cette semaine, nous sommes invités à méditer le sens du baptême pour notre vie. Si nous sommes baptisés, qu’est-ce que cela a changé (ou non), qu’est-ce que cela a eu comme conséquence (ou non), qu’est-ce que nous avons envie d’en faire aujourd’hui, de cet habit de noces ? Si nous ne sommes pas baptisés, demandons-nous alors ce que cet habit de noce pourrait ouvrir comme perspective pour notre vie ?

Cette semaine, nous sommes donc invités à prendre soin de notre habit de noce, à le repasser, dans les deux sens du terme !