3e dimanche du Temps Ordinaire – B

« Convertissez vous et croyez en l’Evangile » (Marc 1, 15)

> En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, célébrons ce qui nous rassemble : ce même amour pour l’Evangile ! Les chrétiens ont cru au Christ et ses paroles les font encore vivre aujourd’hui. Cette injonction, c’est, aujourd’hui encore, à nous tous qu’elle est adressée, à chacune de nos Eglises ! Tous, nous avons infiniment besoin de conversion.

Cette semaine, prions avec ferveur pour que d’un seul cœur nous nous convertissions à cet Evangile que nous chérissons. Devenons-en les vivants témoins cohérents pour le monde.

2ème dimanche du Temps Ordinaire – B

« Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » » (Jean 1, 38-39a)

> Rédigée dans un langage symbolique, cette scène nous conduit de l’identité du Christ au thème de la quête de sens. Celui qui vient d’être décrit comme l’Agneau de Dieu par Jean-Baptiste prend l’initiative du dialogue en posant une question (« Que cherchez-vous ?») qui renvoie à la quête fondamentale de sens et de plénitude de vie. Et vous, chers lecteurs de l’Evangile à l’Ecran, que cherchez-vous ?

Dans cette scène, le VOIR et le MOUVEMENT sont intrinsèquement liés : Alors qu’il MARCHE, Jésus VOIT deux disciples le SUIVRE. A leur question « où demeures-tu ? », Jésus répond : « VENEZ et vous VERREZ ».

Jésus, l’instance qui permet de répondre à cette quête de sens et de plénitude, nous invite donc à nous mettre en marche, en mouvement. Si nous désirons « voir », il nous faut cheminer avec lui, ce qui nous conduira finalement à demeurer avec lui dans la plénitude, comme l’indique le texte avec « la dixième heure » qui dit la qualité de cette expérience, dix étant le chiffre de la perfection aussi bien dans l’antiquité juive que païenne.

Cette semaine, nous, disciples du XXIe siècle, toi qui as soif de sens et de plénitude, mettons-nous en marche ! Ou continuons notre marche ! Et cheminons avec Celui qui est l’Agneau de Dieu ! Méditons aussi l’appel de Dieu dans notre vie, car nous le savons, la vocation n’est pas limitée aux prêtres et pasteurs, mais le Christ nous appelle TOUS à le suivre. Si nous avons déjà entendu son appel, rappelons-nous de ce moment où nous avons décidé de le suivre ; qu’avons-nous fait de cet appel ? Si nous n’avons pas encore entendu d’appel, mettons-nous en route et écoutons, comme Samuel qui dit « Parle, ton serviteur écoute » (1 Samuel 3, 10). Car pour voir la demeure de la plénitude, il faut d’abord se mettre en marche, et se laisser questionner par le Christ. Alors… en marche ! Yallah !

L’Epiphanie du Seigneur – B – la visite des Mages

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » » (Matthieu 2, 1-2)

>La dimension spirituelle nous pousse sans cesse à interpréter plutôt qu’à seulement observer le monde, ce qui s’y produit pour nous et ceux que l’on aime. Le meilleur exemple biblique de cet élan de vie est le récit de l’Epiphanie. Les mages, qui étaient visiblement de grands scientifiques de leur époque, observent une étoile nouvelle dans le ciel : un constat, un fait. Mais ils interprètent ce signe et c’est ce qui les pousse à se mettre en route pour Bethléem.

Et puis, en chemin, ils débarquent tout d’abord à la cour d’Hérode: croyez-nous, ils auraient pu se fourvoyer… Se laisser mettre de la poudre aux yeux par ce roi puissant avec toute sa clique de prêtres et de scribes qui en savent un bon bout et qui parlent le même langage savant qu’eux. Ils auraient pu échanger pendant longtemps avec ces gens qui leur ressemblent intellectuellement! Mais non, ils repartent et… suivent l’étoile.

Cette semaine, nous nous proposons de ne pas nous laisser aveugler par le savoir ou les préjugés, mais de rester disponible à l’interprétation et au souffle de Dieu dans ta vie!! Quel lâcher prise cela nous demande… comme pour ces grands savants qui venaient de loin!

Dimanche de la Sainte Famille – B

« Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu. » (Luc 2, 27-28)

> Suivant la coutume, l’enfant Jésus est présenté au temple et un vieil homme, Syméon, reçoit cet enfant. C’est lui qui annonce comment Jésus va venir apporter le salut. Syméon, qui attendait cette venue, peut désormais partir en paix.

Recevoir l’enfant, cet enfant que nous avons tant attendu comme Syméon, cela paraît si simple. Prendre un enfant dans ses bras. S’émerveiller. Bénir Dieu pour la vie de cet enfant. Se réjouir. Lui faire de la place dans sa vie. Le recevoir pleinement. Tout un programme qui n’est pourtant pas si facile.

Cette semaine où nous allons entrer dans l’année nouvelle avec ses « bonnes » résolutions bien souvent difficiles à tenir, et si nous essayions de recevoir pleinement cet enfant qui nous est donné à Noël ? Et si nous essayions de Lui faire toute la place dans notre vie ? Et surtout, n’oublions pas de bénir le Seigneur, pour le salut en cet enfant si vulnérable, pour sa grâce et sa paix qu’il a donnés à Syméon. Et pour la vie de tous les enfants. Car la vie est toujours un miracle. Gloire soit rendue à Dieu !

Cette semaine, nous sommes aussi en communion avec les 20’000 « grands enfants », entendez les jeunes, qui sont rassemblés à Bâle pour la rencontre européenne de Taizé. Ensemble, en communion avec eux, nous pouvons prier avec ces mots de Frère Roger, fondateur de la communauté de Taizé :

« Toi le Ressuscité comme un pauvre qui ne veut pas s’imposer, Tu accompagnes chacun sans forcer l’entrée de notre cœur. Tu es là, Tu offres Ta confiance, Tu ne délaisses personne, même quand les profondeurs crient de solitude. Pour T’accueillir nous avons besoin de guérison. Pour Te reconnaître, il importe que nous prenions le risque de refaire à tout moment le choix de Te suivre. Sans ce choix, à chaque fois radical, nous nous traînons. Te choisir, c’est T’entendre nous dire : « ‘Toi, m’aimes-tu plus que tout autre ? » Ainsi-soit-il ! » (Frère Roger)

4e dimanche de l’Avent – B

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils. » (Luc 1, 31)

> L’ange vient voir Marie dans sa simplicité de femme. Elle qui n’a pas connu d’homme va enfanter un fils et quel fils ! Le fils de Dieu !

Le temps de l’Avent qui prend fin ce dimanche est un temps où nous devons prendre le temps de nous laisser visiter par Dieu, où nous devons mûrir notre relation avec Lui afin qu’Il agisse en nous et nous donne la volonté de l’accueillir comme nous accueillons un nouveau né dans une famille.

Apprenons des touts petits enfants et de leurs parents qui se laissent chambouler par une nouvelle vie dans leur foyer, qui se mettent au rythme de l’enfant et redécouvrons la joie de cette nouvelle vie qui arrive !