29e dimanche – A

« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » – Mt 22, 21

> Cette formule célèbre de Jésus questionné par les pharisiens lui tendant un piège est parfois détournée de son sens premier. En vivant sur cette terre, chaque être humain est obligé de se soumettre à une autorité politique et donc de respecter certaines règles du vivre-ensemble tout en pouvant vivre sa religion (on excepte ici les Etats de droit divin…). Ce n’est pas « ou bien j’obéis à l’Etat ou bien j’obéis à Dieu », mais « je fais la part des choses et peux vivre ma foi dans ma vie quotidienne tout en remplissant les obligations civiles ».

Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, c’est vivre dans une société traversée par le règne de Dieu sans se laisser guider exclusivement par les aspects politiques et sociétaux. C’est laisser Dieu entrer dans son existence pour lui donner sens, se souvenir que chacun est redevable à Dieu de sa vie et d’agir en conséquence au quotidien.

Cette semaine, essayons de nous souvenir au moins une fois chaque jour que Dieu est à nos côtés dans toutes nos tâches, au travail, en famille, entre amis, que c’est Lui qui nous envoie dans le monde pour rendre témoignage de sa présence. Faisons en sorte qu’à travers nous, ce soit un peu de Lui qu’on puisse voir !

3e dimanche de Pâques – C

« Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » (Jean 21,4)

> Jésus se tient sur le rivage de nos vies. Il nous rejoint par des apparences pas toujours simples à décoder. Mais c’est bien lui.

Nous sommes invités, cette semaine, à être attentifs à la présence de Jésus dans nos journées. Derrière tel visage, tel événement, tel signe… c’est lui, encore et toujours. Et il vient nous ressusciter, faire du neuf dans nos vies.

Dimanche de la Miséricorde – C

 » Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des autorités juives, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. » Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie.  » (Jn 20, 19-20)

> Au début du texte de ce dimanche, nous trouvons les disciples enfermés. Ils verrouillent les portes car ils ont peur des autorités juives qui ont mis à mort Jésus. Ils ont ainsi peur pour leur vie. Mais on peut également imaginer leur désarroi face à la mort de leur maître. Ils n’ont plus d’espoir, ne peuvent regarder vers l’avenir et n’osent plus sortir de chez eux et vivre. Ils sont ainsi à l’opposé de la résurrection, sur un chemin d’emprisonnement et de peur. Et voilà que Jésus débarque au milieu d’eux et il vient leur offrir la paix. Les disciples enfermés deviennent alors des disciples joyeux, rayonnants de vie et emplis d’espoir. Quels changements apporte cette présence de Jésus au milieu d’eux !

Pour ce dimanche de la Divine Miséricorde (et cette année de la miséricorde…) et durant cette semaine à venir, nous sommes invités à réfléchir sur ce que ces versets nous disent de la miséricorde de Dieu. Un Dieu présent au milieu de nous… Un Dieu de Vie… Un Dieu qui vient briser nos enfermements… Un Dieu qui vainc nos peur… Un Dieu de miséricorde !

20e dimanche – B

« Et comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mangera vivra par moi. » (Jn 6, 57)

> Les paroles de Jésus au chapitre 6 de l’évangile de Jean sont loin d’être évidentes. Elles ont d’ailleurs pas mal heurté les contemporains de Jésus, puisque il va jusqu’à déclarer que celui qui le mange aura la vie, qui plus est la vie éternelle. Dans le langage biblique, la chair représente l’homme tout entier et le sang est ce qui transporte la vie. Ainsi, manger le corps et le sang du Seigneur, c’est prendre en soi tout ce qu’est le Christ lui-même. Ce qui est intéressant au verset 57, c’est que ce que le Christ nous invite à vivre avec lui, il le vit déjà avec le Père. Le Christ vit ainsi par son Père et nous invite à vivre par lui. La vie que nous propose le Christ est contagieuse et il nous invite à ne pas nous arrêter aux limites humaines, mais d’oser partager sa vie !

> Nous sommes invités cette semaine à nous laisser rejoindre par la vie du Christ jusqu’au plus profond de nous et à prendre conscience de ce qu’est pour nous, dans notre quotidien, cette vie par le Christ.

17e dimanche – B

À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » (Jean 6,14)

> Les gens de l’époque reconnaissent, en Jésus, le grand prophète parce qu’il vient de multiplier les pains et les poissons. Sacré signe !

Mais Jésus se cache derrière chaque visage que nous rencontrons. Comme nos yeux sont lents à le reconnaître ! Comme nous sommes exigeants envers Dieu, en lui demandant systématiquement des signes pour prouver sa présence…

Cette semaine, essayons de prendre REELLEMENT conscience de la présence de Jésus en chaque visage que nous croiserons. Et chaque soir de cette semaine, nous pouvons nous interroger en repassant les visages de la journée dans notre tête : comment ai-je ouvert les yeux sur la présence de Dieu dans telle ou telle personne ?

Avent 2013 – Jour 20

« L’ange lui répondit: “Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.” » Lc 1,35

> Comme le souffle sur les eaux de la Création, comme la nuée devant le peuple de l’Exode, l’Esprit de Dieu vient reposer sur Marie. En ce temps d’Avent, il veut venir reposer sur chacun de nous. Alors les ombres obscures de nos peurs et de nos doutes deviendront l’ombre lumineuse de sa présence. Et il ouvrira en nous les chemins de la confiance.

Avent 2013 – Jour 7

« Annoncez en cheminant que le Royaume des cieux s’est approché. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Matthieu 9,7-8

> Qu’est-ce que je reçois gratuitement ? La vie, l’amour, l’Evangile, un sourire, la douceur des mots, celle d’un rayon de soleil… (Je vous laisse poursuivre « votre » liste). Quand je pense aux cadeaux que me fait la vie, je me rends compte que je peux à tout instant m’extraire d’une logique marchande dans mes liens aux autres, sortir de la logique du donnant-donnant.

Je peux me tenir dans la juste présence sans rien devoir. Aucun prix à payer, pas besoin de faire des comptes d’apothicaire, rien à débiter ou à créditer : ce n’est pas un rêve, c’est possible ! Je pourrais y penser en attendant devant la caisse, la prochaine fois que je me retrouverai les bras chargés par mes achats de Noël … Oui, il est possible d’accueillir la belle vitalité et l’esprit de liberté qui sont les signes du Royaume… et les transmettre au-delà de moi, me laisser porter par cette belle générosité de Dieu et à mon tour donner sans rien attendre en retour…

10e dimanche – C

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. ». (Luc 7,12-13)

> Pour les juifs, la descendance était signe de prospérité et il n’y avait rien de pire que la lignée du sang se termine, car avec elle s’éteignait l’avenir de la famille. Ces deuils peuvent aussi nous toucher, deuils de projets ou de personnes, deuils immenses de vie inachevée, d’énergie vitale perdue, deuils qui nous donnent l’impression qu’il n’y a pas d’avenir.

Et si cette semaine, d’une part, nous repensions à ces deuils passés ou présents dans nos vies, si nous essayions d’entendre la parole de réconfort du Christ « ne pleure pas » ?

Et si cette semaine, d’autre part, nous étions présence et réconfort pour les endeuillés autour de nous en disant nous aussi « ne pleure pas » ?