24e dimanche – A

« Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit ait, en lui, la vie éternelle. Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » (Jn 3, 14-16)

> Dans l’épisode avec Moïse dont il est question ici, ceux qui étaient mordus par un serpent étaient sauvés s’ils levaient leur regard vers le serpent de bronze élevé sur le mât. De même Jean nous invite dans ce passage à lever notre regard vers le Fils de l’homme. Mais pour voir quoi? Une mort atroce pour apaiser la colère de Dieu? Non, c’est tout le contraire, puisque la croix est le lieu où se dévoile l’amour de Dieu.

Nous sommes invités cette semaine à lever régulièrement notre regard, pour contempler l’amour de Dieu, que ce soit dans la création, dans le visage de l’autre, etc. Lever notre regard vers le Fils de l’homme pour sortir de nos soucis quotidiens et voir le cadeau de la vie que nous fait Dieu.

Fête-Dieu – A

« Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. Et le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Jn 6, 51

> Dans ce verset, comme dans le passage duquel il est issu, les mots « pain » et « vie » apparaissent très souvent et sont liés. Rien d’étonnant au premier abord. En effet, sans nourriture, sans pain, l’homme est voué à la mort. Mais ici il est question d’une vie qui dépasse la simple vie terrestre, d’une vie donnée par le Christ, d’une vie qui est intimement liée au Christ.

Pour nous, qu’est-ce que ça signifie d’être vivant? Sous quelle forme cette vie issue du Christ prend corps au cœur de notre existence? Qu’est-ce qui l’encourage ou au contraire l’empêche?

Sainte Trinité – A

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » (Jn 3,16)

> Dans sa rencontre avec Nicodème, Jésus nous redit l’essentiel de la foi chrétienne: le Dieu des Chrétiens est un Dieu d’amour qui s’est fait proche de nous, le Très-Bas disait Christian Bobin, et qui a donné son Fils unique pour chacune et chacun. Par cet amour infini, il veut transformer nos vies. Par cet amour infini, nous sommes invités à croire et ainsi nous serons sauvés.

Ce salut, aujourd’hui, la société nous le vend comme elle vend un produit : « Consommez, et vous serez heureux ! » ; « Le plaisir avant tout ! » ; « Fun et sensations fortes, peu importent les risques et les conséquences ! » ; « Vieillir ? Surtout pas. Grâce aux produits XY, restez jeune et beau ! ». A l’inverse, le salut que nous propose la foi chrétienne est d’un autre ordre, celui de l’amour. Par cet acte d’amour, il nous invite à nous laisser transformer pour ensuite témoigner de celui-ci.

Et pour moi ? Si je considère ma vie, quels signes de cet amour puis-je discerner ? Dieu m’aime, certes, mais comment puis-je le voir, le ressentir ? Cette semaine, nous sommes invités à réfléchir à notre vie et aux signes concrets de l’amour de Dieu pour nous. Puis à partager ces signes, à témoigner de son amour infini pour nous, pour que cet amour demeure et grandisse encore.

L’amour de Dieu, à consommer… sans modération !

Pentecôte – A

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Jn 20, 21

> Partez ! Peut-être pas au bout du monde, peut-être même pas très loin, mais écoutez cet appel du Christ qui envoie en mission aujourd’hui pour témoigner des merveilles de Dieu avec la force reçue de l’Esprit Saint !

 

7e dimanche de Pâques – A

« Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Jn 17,3)

> Ce verset est tiré du discours d’adieu que Jésus adresse à ses disciples. Tout au long de ce discours en Jn 17, nous remarquons qu’il existe une forte relation d’intimité entre le Père et son fils Jésus Christ. Jésus nous y dit également qu’il est venu sur terre pour nous faire connaître son Père. Avec l’Ascension, Jésus retourne vers son Père, mais avant cela il invite chacun de ses disciples à vivre cette relation d’intimité avec le Père, comme lui, la vit.

Je te propose cette semaine, dans tes prières, de t’adresser plus spécialement au Père, comme Jésus nous y invite, pour toujours mieux faire sa connaissance.

6e dimanche de Pâques – A

« L’Esprit de vérité : le monde est incapable de le recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il est en vous. » (Jean 14,17)

> Ces paroles de Jésus sont fortes, à la fois dures pour le monde incapable d’accueillir l’Esprit, à la fois belles pour ceux qui ont reçu l’Esprit, en qui il demeure.

Avons-nous conscience que Jésus parle de nous ? Par notre baptême, nous avons reçu l’Esprit. Que faisons-nous de cette force extraordinaire qui demeure en nous ? Cette semaine, nous sommes invités à nous mettre à l’écoute de cet Esprit, à prendre conscience de sa présence dans notre cœur, et à le laisser nous guider pour commencer ou accomplir de grandes choses !

5e dimanche de Pâques – A

« Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. » – Jn 14, 11-12

> « Si Dieu existait, il ne permettrait pas le mal. » « Je prie, mais je ne suis pas exaucé. » « Après tout ce que j’ai fait pour la paroisse/l’Eglise, je trouve que Dieu pourrait bien me rendre un peu la pareille ! » « Et si cette histoire de résurrection n’était qu’une blague pour se rassurer ? » Face aux grands et aux petits problèmes de la vie, il n’est pas rare d’entendre, voire de dire, ce genre de phrases. Mais quand nous oublions la parole de l’Evangile, Jésus nous rassure : « croyez au moins à cause des œuvres ». Ce peut être le regard ou le sourire de quelqu’un, un message inattendu d’un ami, une relation d’aide fructueuse, un mouvement humanitaire ou social, bref, tout ce qui contribue à rendre visible ici-bas l’œuvre du Père qu’a incarnée le Christ. De même, après le départ du Christ pour la demeure du Père, ses disciples – que nous sommes – continuent à manifester sa gloire dans les choses quotidiennes.

Cette semaine, soyons attentifs aux signes de Dieu dans notre vie et dans celle des autres. Prenons part à la Résurrection du Christ en accomplissant de petites (ou grandes !) choses pour manifester sa Parole et témoigner de son amour! Rendons grâces pour ce qui nous est donné de percevoir de Dieu tous les jours !

4e dimanche de Pâques – A

Jésus dit : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. » (Jn 10, 9-10)

> Jésus nous le dit avec simplicité et force: il est la porte qui nous ouvre à la vraie liberté et à la vie en abondance.

Le Christ nous rappelle par cette parabole l’essentiel : pour avoir la vie en abondance, pas besoin de clé spéciale, de connaissance extraordinaire, de foi inébranlable, mais simplement l’envie d’ouvrir son cœur à son message. Alors cette semaine, ouvrons nos cœurs au message du Christ dans notre quotidien. Soyons porteurs de vie auprès de ceux qui nous entourent, qu’en passant par la porte du Christ, ce soit l’amour qui nous porte et que l’on apporte !

2e dimanche de Pâques – A

 » Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur des chefs juifs. Jésus vint et leur dit : ‘La paix soit avec vous !’  » Jean 20,19

> Jésus nous rejoint jusque dans nos faiblesses, au profond de nos angoisses, jusque dans nos cœurs verrouillés par la peur. Et il nous apporte la paix.

Alors, dites-moi, et si nous nous laissions rejoindre par la paix de Jésus, qu’est-ce que ça donnerait ? Si nous le laissions habiter nos cœurs, entrer jusque dans nos peurs, nos angoisses, nos tristesses, nos deuils, nos difficultés ? Si nous le laissions prendre notre place sur les croix de notre vie pour nous laisser ressusciter avec lui ? Essayons, laissons-lui la place… c’est la paix que nous trouverons.

Pâques

« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine SE REND au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. (…). Elle COURT donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » (…) Pierre PARTIT donc avec l’autre disciple pour SE RENDRE au tombeau. (…) Ils COURAIENT tous les deux ensemble, mais l’autre disciple COURUT plus vite que Pierre et ARRIVA le premier au tombeau. (…) cependant il N’ENTRE PAS. Simon-Pierre, qui le suivait, ARRIVE à son tour. Il ENTRE dans le tombeau, (…) C’est alors qu’ENTRA l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » – Jn 20, 1-9 (extraits)

> En y regardant de près, la résurrection telle que nous la relate l’évangéliste Jean est affaire de mouvement. Voyez les verbes mis en évidence dans l’extrait ci-dessus : tous des verbes d’action. Se rendre, courir, partir, arriver, et pour finir, entrer. Tout un cheminement, certes ici concentré sur quelques minutes, pour « voir » et « croire ». Voir ce qui ne se voit pas, croire ce qui est annoncé depuis plus de 2000 ans.

Christ est ressuscité ! Cette année encore, nous l’entendons, nous le voyons, nous le proclamons vivant, celui qui a été décrié, moqué, crucifié ! Nous aussi, nous cheminons. Peut-être sommes-nous comme Marie-Madeleine : nous sommes partis à la recherche de Dieu, mais nous nous sommes arrêtés en chemin, peut-être apeurés, freinés par d’autres obligations ou encore sceptiques. Ou nous ressemblons à Simon Pierre, pressés d’arriver, mais qui s’essouffle et ralentit le pas. Ou alors, nous sommes comme le disciple bien-aimé : endurants, pas pressés, prudents même, sur le seuil du lieu de la révélation.

En ce dimanche de Pâques, réfléchissons à notre rythme sur le chemin de notre foi. Le Christ est ressuscité pour nous ! Que cette certitude nous aide à continuer notre route vers lui et avec lui dans la joie, malgré les doutes et les craintes, les obstacles et les souffrances. Le Christ est ressuscité pour chacun de nous ! Puissions-nous nous répéter ceci comme une prière du coeur aujourd’hui et à chaque fois que nous aurons l’impression d’être nous-mêmes enfermés dans un tombeau. En marche ! Avec lui ! LE CHRIST EST RESSUSCITE POUR NOUS !