« Marie, qui, s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole. … “Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. “ »
(Luc 10.38-42)

> Jésus était certainement bien content, à la fin de son enseignement, de pouvoir bénéficier du repas que Marthe avait préparé, et ses disciples aussi. Ce n’est donc pas le fait d’exercer son ministère d’hospitalité que Jésus lui reproche, mais plutôt de ne plus trouver à côté d’un accueil simple le temps de l’écouter, elle aussi.
> Ce qui dans le contexte d’alors est inhabituel, c’est que Marie soit assise aux pieds du Maître, et que Jésus n’y voie aucun inconvénient. Bien au contraire, il la loue pour son discernement de l’essentiel : être à l’écoute de celui qui est venu révéler Dieu dans sa plénitude, et qui offre de nouveaux possibles. Dont celui, récurrent dans son attitude, ses faits et gestes, de rétablir la femme dans son rôle, certes pas interchangeable avec les hommes, mais comme vis-à-vis en pleine égalité. À commencer par être disciple qui cherche et cultive l’intimité avec Jésus pour l’aimer et apprendre de lui, ce qui est « la meilleure part. »
> Ce rétablissement de la femme dans une dignité et valeur égales aux hommes est un des aspects libérateurs de l’Évangile. Que de souffrances là où ce n’est pas reconnu, là où des femmes sont encore considérées comme inférieures aux hommes, avec les conséquences qui souvent les déshonorent, ainsi que leur Créateur. Mais Jésus continue à venir libérer, guérir, rétablir. Que nous puissions le suivre dans cette dynamique, avec l’aide de l’Esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Tim 1.7) !
> Trois suggestions pour progresser sur ce chemin de liberté :
1) Bénissons Dieu de ce qu’en Christ il n’y a plus « ni hommes ni femmes », mais des « nouvelles créations » qui sont transformées par le Saint-Esprit à l’image du Christ, qu’elles soient de sexe masculin ou féminin (Galates 3.28, 2 Corinthiens 5.17).
2) Accueillons-nous mutuellement et soutenons-nous entre hommes et femmes comme vis-à-vis égaux dans la mission que Dieu nous confie aux uns et aux autres.
3) Et si le sujet rappelle des souffrances, pourquoi ne pas en parler et prier avec un(e) ami(e) dans la foi ou un(e) responsable spirituel(le) ?