Avent 2015 – Jour 15

Les foules demandaient à Jean-Baptiste : « Que devons-nous donc faire ? » (Lc 3,10)

> Nous nous demandons sans cesse ce que nous devons ou pouvons faire pour être meilleurs, pour que le monde aille mieux, pour que Dieu soit connu de tous.

Et si, à la place, nous laissions Dieu agir en nous plutôt que de vouloir nous-même agir pour lui ?

Avent 2015 – Jour 14

Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. (Mt 17,12)

> Chacun pense avoir raison, détenir la vérité, savoir ce qui est juste et bien. Ne serait-ce pas une manière de se rassurer, de dire que la manière que nous avons de vivre et de penser est la bonne sans se remettre en question ni constater nos défauts et erreurs ? Savoir écouter, savoir s’ouvrir à l’autre, oser dévoiler ses faiblesses, accepter que l’autre ne m’est pas si étranger … pour faire moins souffrir le Fils de l’homme et soi-même.

Avent 2015 – Jour 13

A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant: « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine. » (Mt 11, 16-17)

> Quelle est notre véritable place en cette génération? Dansons-nous au son de la musique joyeuse et douce que joue le Christ qui vient nous rejoindre dans notre quotidien de mal et de fête? Ou pleurons-nous aux complaintes austères de Jean-Baptiste qui nous invite à une vie intérieure nouvelle? Qu’importe! La sagesse de Dieu nous justifie par les bons fruits qu’elle nous donne de porter.

Avent 2015 – Jour 12

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. (Mt 11,12)

> Nous emparer par la violence du « Royaume de Dieu qui est justice et paix » (Rm 14,17) ? Oui, car pour ouvrir le chemin du Royaume, comme le Baptiste, il nous faut une réelle violence : celle contre nous-mêmes, et contre la violence qui nous habite, que nous reversons sur les autres. Ce n’est que par cette pratique non-violente de violence sur nous-mêmes que nous pourrons« guider nos pas sur le chemin de la paix » (Lc 1,79).

Avent 2015 – Jour 11

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11,30)

> Comment la difficulté de nos épreuves, le poids de nos limites humaines, la noirceur de notre monde peuvent-ils être faciles à vivre et légers à porter ?

En se faisant homme et en vivant parmi nous, Jésus a porté l’épreuve avec nous, jusqu’à l’extrême. Il nous promet qu’en lui donnant tout ce qui nous pèse, nous serons plus légers. Osons donc tout offrir à Jésus, pendant cet Avent, pour que nos souffrances et nos difficultés portent du fruit, prennent le sens de la Croix qui nous sauve !

Avent 2015 – Jour 10

“À cette parole, elle fut toute bouleversée…“ (Lc 1, 29)

> Chaque jour, nous nous entraînons à guetter les signes du Seigneur… Mais il faut bien l’admettre : quand il vient, le reconnaissons-nous ?

Veillons à purifier notre désir, sans nous soucier de la manière dont il devrait venir nous aimer.

Gardons un cœur simple et disponible aux merveilles que Dieu-Trinité veut réaliser dans nos vies. Alors, nous serons doublement bouleversés : par sa Parole et par notre audace de le suivre par un “oui“ sans réserve ! 

Avent 2015 – Jour 9

« Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »

À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. » (Luc 5, 24-25)

> D’accord ! Dieu a le pouvoir de pardonner le péché !

Et souvent, plutôt que de se réjouir de cette liberté que Dieu nous offre, on s’enferme dans une cage dorée faite de peur et de morale…

Et si, pour marcher vers Noël, nous laissions cette liberté couler en nous et nous « déparalyser » le cœur ?

Avent 2015 – Jour 8

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. (Lc3, 1-2)

> Loin des feux de l’actualité politique, du show-business, des mondanités et des célébrités, Dieu nous parle dans le désert… En ce début d’Avent, sachons faire de la place autour de nous et en nous, pour que nous puissions recevoir la Bonne Nouvelle que Dieu nous adresse ! Sachons prendre un moment de recueillement, de lecture, de silence, de méditation, de prière, de balade dans la nature, de rien… Alors que le monde se tend, se stresse, s’agite, sachons nous faire silence et repos : Dieu guette notre désert pour y venir chuchoter.

Avent 2015 – Jour 7

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité (Mt 10,1).

> Comme les apôtres, et aujourd’hui leurs successeurs, voudrons-nous répondre à l’appel permanent du Christ qui s’adresse à chacun d’entre nous ? Pour contribuer à guérir les maux de notre temps : égoïsme, mal-être, indifférence, peur, violence. Prions en ce jour pour tous ceux que le Christ a appelé à sa suite et qui ont tout quitté comme Simon appelé Pierre pour guérir notre humanité blessée.

Avent 2015 – Jour 6

Tandis que Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! » (…) Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » (Mt 9,27 et 29)

> Suivre Jésus, à l’aveugle. Suivre Jésus en étant sûrs qu’il nous guérira de nos cécités ! Quelle folie ? Non, quelle foi ! Et c’est précisément la foi que Dieu a donnée à chacun–e d’entre nous qui illumine nos cœurs. Car la foi est lumière et paix de Dieu. Si nous acceptons de la laisser grandir en nous, elle brillera non seulement pour nous mais aussi pour les autres. Notre prière la conservera allumée au plus froid de nos nuits.