Avent 2015 – Jour 21

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth.

Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable.

Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge(…) L’ange du Seigneur lui apparut, et lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. (Lc 1, 5-7 et 12)

> En voilà une famille à première vue parfaite ! Ascendance impeccable, statut social supérieur, avec en plus, un certificat de bonne moralité et de pratique religieuse « irréprochable », selon le narrateur. Tout bon, tout juste, tout pour être envié. Mais, comme c’est le cas pour toutes les familles qui vivent les pieds sur terre, il y a un « mais ». Une petite conjonction de coordination qui fait toute la différence.

Pas une famille, pas un être n’a pu éviter l’expérience du « mais » à un moment ou a un autre de son existence. Ici il est question d’un couple qui, en bout de course fait le constat d’une vie s’achevant dans la stérilité. Mais là aussi il y aura un « mais ». Au temps où s’égrènent les minutes de l’avent bientôt écoulées, à l’heure de faire nos bilans de fin d’année, considérons que pour ce couple comme pour nous, une naissance miraculeuse au creux de nos humanités peut tout changer. Un autre « mais » qui va assurément illuminer le cours de notre destinée.

Avent 2015 – Jour 20

Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». (Mt 1,23)

> Dieu avec nous au long de cette journée. A l’heure de la prière certes, mais aussi -et plutôt!- Dieu avec nous, comme un imprévu accueilli, une brèche dans une impasse, un sourire dans une relation impossible, comme une espérance en lieu et place du fatalisme. Bref, comme un enfant, soudainement présent dans le sein d’une vierge, une semence de vie, bien là et pourtant si peu de choses. A moins que nous n’en prenions soin. Détectons ces soupçons de vie en nous aujourd’hui !

Avent 2015 – Jour 19

« Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mt 1,1)

> Nous apprenons à la première lecture que Jésus-Christ est le fils du Roi David et également le fils du patriarche Abraham. Cela incarne le personnage.

Jésus est issu d’une lignée d’êtres humains, il l’est lui même, comme nous le sommes tous de fait. Nous sommes les frères et les sœurs de ce Jésus-Christ là et aujourd’hui encore il est important de voir en son voisin, son collègue ou son prochain, un membre de sa famille.

A une semaine de la célébration de la naissance du Messie, à nous d’avoir l’attention nécessaire pour accueillir l’autre comme un frère.

Avent 2015 – Jour 18

Jean-Baptise (…), s’adressant à deux de ses disciples, les envoya vers le Seigneur pour lui demander : « Es-tu « Celui qui vient » ou devons-nous en attendre un autre ? » (Luc 7,19)

> Tout cela semble trop beau pour être vrai : ce que nous attendons depuis si longtemps… pourrait être là, devant nos yeux ? Et pourtant… ! Comme les disciples de Jean, osons poser cette question à ceux qui nous entourent : est-ce toi, celui que j’attendais ? est-ce toi, le Christ, dans ces multiples petits miracles quotidiens qui font que la vie retrouve un sens ?

Avent 2015 – Jour 17

Jésus leur dit: « Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. » (Matthieu 21:31-32)

> Au cœur de tout ce passage: le repentir. Le repentir est d’abord un retournement. C’est la décision de redéfinir les priorités de nos vies. L’appel est adressé à chacun, quelle que soit sa condition intérieure et extérieure. Réjouissons-nous, car il n’est jamais trop tard pour y répondre. Puissions-nous donc ouvrir notre cœur au lumineux message de l’Évangile, et saisir ce temps de l’Avent comme l’amorce d’une réorientation vers ce qui compte vraiment.

Avent 2015 – jour 16

« Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela… (Mt 21,23-24)

> Quand Jésus sent venir le piège derrière une question qu’on lui pose, il ne se dérobe pas, mais il temporise en posant une condition: « Si vous me répondez, je vous dirai… ».

Approchons-nous de Jésus et posons lui une question franche. Une question vitale dont nous ne connaissons pas la réponse (évidemment!). Une question qui soit vide de tout calcul de ce qu’Il pourrait penser de nous. Une question qui soit libre de toute pression des foules anonymes qui peuplent nos esprits. Et écoutons durant le reste de cette journée!

Avent 2015 – Jour 15

Les foules demandaient à Jean-Baptiste : « Que devons-nous donc faire ? » (Lc 3,10)

> Nous nous demandons sans cesse ce que nous devons ou pouvons faire pour être meilleurs, pour que le monde aille mieux, pour que Dieu soit connu de tous.

Et si, à la place, nous laissions Dieu agir en nous plutôt que de vouloir nous-même agir pour lui ?

Avent 2015 – Jour 14

Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. (Mt 17,12)

> Chacun pense avoir raison, détenir la vérité, savoir ce qui est juste et bien. Ne serait-ce pas une manière de se rassurer, de dire que la manière que nous avons de vivre et de penser est la bonne sans se remettre en question ni constater nos défauts et erreurs ? Savoir écouter, savoir s’ouvrir à l’autre, oser dévoiler ses faiblesses, accepter que l’autre ne m’est pas si étranger … pour faire moins souffrir le Fils de l’homme et soi-même.

Avent 2015 – Jour 13

A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant: « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine. » (Mt 11, 16-17)

> Quelle est notre véritable place en cette génération? Dansons-nous au son de la musique joyeuse et douce que joue le Christ qui vient nous rejoindre dans notre quotidien de mal et de fête? Ou pleurons-nous aux complaintes austères de Jean-Baptiste qui nous invite à une vie intérieure nouvelle? Qu’importe! La sagesse de Dieu nous justifie par les bons fruits qu’elle nous donne de porter.

Avent 2015 – Jour 12

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. (Mt 11,12)

> Nous emparer par la violence du « Royaume de Dieu qui est justice et paix » (Rm 14,17) ? Oui, car pour ouvrir le chemin du Royaume, comme le Baptiste, il nous faut une réelle violence : celle contre nous-mêmes, et contre la violence qui nous habite, que nous reversons sur les autres. Ce n’est que par cette pratique non-violente de violence sur nous-mêmes que nous pourrons« guider nos pas sur le chemin de la paix » (Lc 1,79).