3e dimanche de l’Avent – A – 11 décembre 2022

« Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? »

Mat 11,7b

Après avoir rassuré Jean-Baptiste emprisonné sur son identité de Messie attendu – un Messie guérissant les malades et annonçant la Bonne Nouvelle aux pauvres – Jésus se met à parler à la foule de la personne de cet étrange prophète, homme ne vivant que pour la mission reçue de Dieu, et cela dans une pauvreté apparentée à l’âpreté du désert. Pour les curieux en quête d’extraordinaire, Jésus utilise l’image de l’inconsistance d’un roseau balancé par le vent, leur démontrant la vanité de leur recherche. C’est que la grandeur de Jean réside paradoxalement dans son humilité, son abaissement devant le Messie qu’il annonce. Les critères humains sont bouleversés, l’échelle des valeurs renversée ; tout au long de sa vie publique, Jésus le manifestera en paroles et en actes ; il ne cachera jamais son admiration et son amour pour les gens simples et les petits. 

> Nous souvenant de cela, le faux brillant d’un Noël mondain n’arrivera pas à détourner notre regard du mystère d’un Dieu venu chez nous en pauvre

2e dimanche de l’Avent – A – 4 décembre 2022

« Produisez donc un fruit digne de la conversion. »

Mt 3,8

> Lorsque Jean le Baptiste prononce cette phrase à l’intention des Pharisiens et des Sadducéens, il vient de les traiter d’engeance de vipère ! On pourrait donc être tentés – de prime abord – de ne pas prendre cette injonction à la conversion pour nous.

> Cependant, c’est effectivement en actes qu’il nous vivre notre foi. Les fruits « dignes de conversion » sont des actes qui montrent aux autres que nous suivons Jésus. C’est loin d’être une affaire privée, il s’agit d’un mode de vie.

> Demandons donc au Seigneur de nous aider à produire de bons fruits, dignes de conversion, non pas pour convertir les autres mais pour poursuivre notre propre conversion, jour après jour, en actes plutôt qu’en belles paroles.

1er dimanche de l’Avent – A – 27 novembre 2022

« […] jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. » 

Matthieu 24,38

Quelle est ton arche ? 

> L’homme serait-il une autruche ? Nierait-il l’évidence ? En matière climatique, il semble que ce soit le cas. Et en matière de foi ? Bien des êtres humains choisissent de négliger les appels de Dieu. Comme au temps de Noé, ils côtoient des fidèles sans que leur cœur soit touché par la grâce. Leur conscience les interpelle ; pourtant, ils se dissimulent la triste réalité de leur état en feignant l’incompréhension. Ils se bricolent leur proche arche ; alors que l’Eternel leur en propose une tout à fait sûre en la personne de Jésus-Christ.

> Trop facile disent certains. L’Eternel sait bien que nous sommes sans force alors il a mis devant nous une porte ouverte que personne ne peut fermer (Apocalypse 3, 8). Noé entra librement dans l’arche.

> Et toi, ne veux-tu pas entrer ? Il te gardera à l’heure de l’épreuve. Maranatha !

4e dimanche de l’Avent – C – 19 décembre 2021

« Et d’où me vient ceci,

que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? »

(Luc 1, 43)


ETONNEMENT

> Voilà bien une des situations les plus étonnantes de la Bible ! Dans une époque reculée où la société n’était pas encore technicienne, Elisabeth, une femme ordinaire, perçoit des choses invisibles à l’œil nu. Comment pouvait-elle savoir que sa cousine Marie était enceinte ? Était-ce visible à travers ces vêtements amples de l’époque ? De plus, enceinte d’un garçon, alors que l’échographie n’était pas encore inventée ? et qui plus est, comment pouvait-elle considérer que ce petit être en formation était son Seigneur ? Etonnant, non !

> La réponse est peut-être dans cette précision que l’évangéliste Luc rapporte : Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint. Jésus donnera trois titres à cet Esprit : Paraclet, Esprit de vérité, Saint-Esprit. A propos de cet Esprit, Jésus dira plus tard à ses disciples : il vous est avantageux que je m’en aille, car, je vous enverrai un paraclet. Quand il sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. (Jean 16, 7 et 13). Elisabeth a reçu avant l’heure cet Esprit. C’est Lui qui l’a conduite dans toute la vérité. Chose étonnante, la situation exceptionnelle d’Elisabeth est devenue pour nous une situation ordinaire. Jésus l’a promis, et Il tient ses promesses. Est-ce que je prête foi à ses propos ? Viens en aide à mon incrédulité !

3e dimanche de l’Avent – C – 12 décembre 2021

« N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »

(Luc 3,13)

> « Que devons-nous faire ? » La foule est en attente d’une réponse. En attente de sens. En attente d’un Sauveur. Lorsqu’ils sont dans l’attente, les humains ont le regard éveillé, le cœur disponible, les sens aiguisés. La parole de Jean-Baptiste retentit avec d’autant plus de profondeur qu’elle est universelle : les uns sont invités au partage, les autres (collecteurs d’impôts) sont invités à « ne rien n’exiger de plus que ce qui est fixé ».

> Et nous, dans notre situation sanitaire, dans notre attente, que devons-nous faire ? Avoir le regard éveillé, le cœur disponible, les sens aiguisés, pour guetter les signes de lumière de ce temps d’Avent. Et méditer nous aussi ces paroles de Jean-Baptiste invitant au partage et à la modestie. Ne rien exiger de plus que ce qui est fixé : et si la joie se logeait dans la simplicité de cette phrase ? Faire juste ce qui nous est demandé, pas plus, pas moins. Ne rien exiger des autres, mais aussi de moi-même, de plus que ce qui est fixé, permet finalement de me réjouir.

> Prendre un chemin d’humilité et de simplicité, de partage aussi, en voilà un beau et bon programme pour notre attente.

2e dimanche de l’Avent – C – 5 décembre 2021

Voix de celui qui crie dans le désert !

(Luc 3, 4 citant Esaïe 40, 3)

> Dans ce verset il y a une notion d’urgence : on crie quand c’est vital, important et que l’on veut être entendu, soit parce que les destinataires sont loin du message, soit parce qu’ils sont dans le bruit. Notons au passage que s’il y a une voix, c’est que nous ne sommes pas seul dans les déserts qui semblent nous entourer parfois.
L’Évangile cite Esaïe/Isaïe : préparons la route pour que le Seigneur puisse intervenir dans nos vies. Il comble les vides (émotionnels ? existentiels ?). Il aplani les montagnes qui sont autant d’obstacles qui nous gâchent l’horizon, empêchant de voir ce qui est déjà là : le salut de Dieu !


>En ce 2ème dimanche de l’Avent, comme Jean Baptiste nous le propose, préparerons-nous à accueillir Jésus qui vient ! Soyez bénis sur le chemin vers Noël !

1er dimanche de l’Avent – C – 28 novembre 2021

« Quand ces événements commenceront,
redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche. »

Luc 21, 28

> Oh qu’il est difficile ce texte qui évoque les tempêtes du monde et la frayeur d’une véritable Apocalypse… Et comme il résonne fort avec les événements de cette semaine ! Mais entre les deux passages choisis pour le lectionnaire, il y a cette parabole du figuier qui fleurit (vv.29-33) et qui annonce le retour du Christ comme une future explosion de floraison! Alors si de ce retour, nous arrêtions de scruter l’horizon pour en discerner le moment, mais bel et bien nous mettre en état de veiller à en voir les signes au quotidien ?

> Oui, le Fils de l’homme viendra. Ou plutôt, lisons le texte au présent : quand vous êtes dans la peur et la crainte du malheur, tellement ébranlés et bouleversés, c’est alors que le Fils de l’homme vient : il vient habiter votre peur. Alors tu vois le Fils de l’homme… alors tu te redresses et relèves la tête, car ta délivrance est proche… Quand le Christ vient, tout peut arriver : les possibles qui nous habitent s’ouvrent et sortent de terre… comme lorsque le printemps transforme et habille de couleurs les jardins. Amen !

4e dimanche de l’Avent – B – 20 décembre 2020

« Son règne n’aura pas de fin »

(Luc 1,33)

> Les textes de l’Evangile des dimanches de l’Avent nous préparent pas à pas vers le Christ qui vient. Premier dimanche, il nous est recommandé de veiller. Deuxième dimanche, Jean annonce le baptême de l’Esprit-Saint par Celui qui viendra après lui. Le troisième dimanche nous demande de préparer la route pour Dieu et finalement, ce quatrième dimanche entre dans le vif du sujet. A Noël nous n’accueillons pas juste un enfant, mais – mystère du credo – Dieu lui-même, un roi dont le règne n’a pas de fin !

Il commence au plus bas de l’échelle humaine, mais ne nous leurrons pas, il régnait, règne et régnera !

> Soyons dans l’allégresse, la nuit de notre existence reçoit la Lumière, pour toujours ! Accueillons-le, célébrons-le, adorons-le et servons-le ! Soyez béni à l’approche de Noël.

3e dimanche de l’Avent – B – 13 décembre 2020

« Jean répondit : « Je suis “la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur !” »

Jean 1,23
The Voice Jean-Baptiste, par Arcabas

The Voice

> Qui es-tu Jean ? Tu n’es pas la lumière, tu n’es pas le Christ, ni le prophète Elie, ni le prophète annoncé. Curieuse succession de négations.

Tu te définis comme « la voix de celui qui crie dans le désert ». Une voix ? C’est l’identité que tu revendiques. Ta vocation n’est pas d’être vu mais d’être entendu. Tu ne cherches pas à attirer l’attention sur toi. Tu veux être entendu. Tu es la voix qui appelle à préparer le chemin du Seigneur.

Mission toujours actuelle. « Le mystère de Jean s’accomplit encore dans le monde » écrit Origène, un aîné dans la foi. 

Si cette voix retentit encore, savons-nous la reconnaître dans nos vies quand elle fait entendre son appel à la conversion ? Nous laissons-nous toucher par l’urgence des interpellations que nous lancent les évènements ?

Si la mission de Jean est toujours actuelle dans le monde, elle a aussi besoin de nous. A nous d’en prolonger l’écho. A nous d’inviter à suivre le Seigneur sans attacher à nous, en nous réjouissant de diminuer pour qu’il grandisse (Jean 3, 30).

2e dimanche de l’Avent – B – 6 décembre 2020

« Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

(Mc 1,8)

…réactiver l’Esprit de notre baptême…

> Jean le Baptiste précise que, si lui ne baptise que dans l’eau, Jésus baptise dans l’Esprit. Pour chacun de nous, si nous sommes baptisés, qu’est-ce que cela signifie ? Car nous avons été baptisés dans l’eau ! Y aurait-il un deuxième baptême ? Mais pourtant nous n’avons pas été baptisés en Jean-Baptiste mais bien en Jésus… donc dans l’Esprit !

> Je crois que l’Esprit est en nous comme le courant électrique circule dans ces pièces munies d’interrupteurs à petite diode orange. Le courant est bien là, la lumière orange en témoigne. Mais tant que l’on ne presse pas sur le bouton, rien ne s’allume. Et si on le fait, la lumière reste un certain temps, puis s’éteint à nouveau.

> Quelle est notre manière de réactiver l’Esprit de notre baptême, qui circule en nous ? Comment appuyons-nous sur cet interrupteur ? Nous avons chacune, chacun nos moyens pour cela. Ne laissons pas passer cette semaine sans appuyer sur le bouton !