16e dimanche – A

« Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. » (Matthieu 13, 27-29)

> La constatation étonnée des serviteurs sur la présence de l’ivraie dans le champ au milieu de bon grain, rejoint la notre sur la présence du mal sur terre. « Seigneur, d’où vient la division, la zizanie, le malheur, alors que tu as semé les graines de Ton Royaume ? », pourrions-nous aussi dire. Bien sûr, nous voudrions l’ôter de notre monde, cette ivraie, l’en arracher, comme on arracherait des mauvaises herbes. C’est d’ailleurs le désir des serviteurs. Mais le maître, vigoureusement, répond par la négative, car ce qui compte, c’est le bon grain, et arracher l’ivraie, cette herbe qui peut passer pour du blé mais qui est en réalité du poison, mettrait en danger le bon grain.

Notre désir n’est-il pas également d’arracher le mal à notre monde, et en nous aussi peut-être ? Mais devant le mal, Dieu nous invite à Lui faire confiance. Le jugement viendra, il Lui appartient, ainsi qu’à ses anges moissonneurs. Nous n’avons pas à être les moissonneurs des temps derniers. Non. Ce que Dieu nous demande, c’est d’une part de reconnaître le mal, d’admettre sa présence, sans pour autant l’accepter, et d’autre part de faire confiance au maître de maison, tout en cherchant à faire croître le bon grain.

Cette semaine, nous sommes donc invités à méditer et prier sur un aspect de notre vie, de notre personne, du monde, que nous considérons comme « ivraie », et de chercher d’abord à admettre qu’il est là, présent. Puis de placer notre confiance en Dieu par rapport à cet aspect, tout en cherchant à faire croître le bon grain en nous !

15e dimanche – A

« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage. » (Mt 13,1-2)

> Jésus comprend qu’il ne va pas être entendu par tous s’il reste sur le rivage. Il prend de la distance.

Parfois, pour mieux se faire comprendre, pour mieux faire passer un message, pour se donner la possibilité d’être entendu de tous, il faut prendre une certaine distance par rapport aux gens.

Que ce temps de vacances soit aussi pour chacun de nous une saine prise de distance. Monter dans la barque de l’été nous permettra sans doute de voir les choses d’un peu plus loin et, qui sait, de mieux faire entendre notre message.

14e dimanche du Temps Ordinaire – Année A

> »Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » Mt 11, 25-26

>Le Christ est venu accomplir la Loi et nous révéler le dessein de son Père pour l’humanité tout entière.

>Il est également venu pour nous rétablir comme fils de Dieu. Et comment nous montrer le chemin si ce n’est par la voie la plus simple : en s’adresser à Dieu par des mots simples. Lui rendre grâce, le remercier pour ses bienfaits. Mais aussi en n’hésitant pas à Lui adresser nos malheurs, nos peines…

>Redécouvrons cette semaine les psaumes. Ces poèmes qui nous donnent de nous adresser à Dieu. De le louer mais aussi de rouspéter ! Ne cessons pas de parler à Dieu, notre Père ! Demandez vous recevrez ! Alors n’hésitons pas !

13e dimanche – A

« Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 42)

> Jésus vient d’expliquer aux disciples ce que signifie réellement se mettre à sa suite. Il a des mots très exigeants en demandant de quitter père et mère, de ne pas tenir plus à sa vie qu’à lui, etc. Et voilà qu’il termine son explication par cette phrase. Il a demandé ce qui semble impossible et voilà qu’il parle d’un verre d’eau donné aux plus petits… Ça paraît très étonnant cet écart… Et pourtant, c’est en commençant par là, par un simple verre d’eau fraîche, qu’il est rendu possible de donner sa vie entière. C’est par une petite chose, puis une autre petite chose, puis encore une petite chose qu’on se met à la suite de Jésus et qu’on donne peu à peu sa vie pour ses frères. C’est par là que ça commence. Fait avec amour, ce geste de donner à boire a infiniment d’importance !

Et moi cette semaine ? Par quels gestes est-ce que je me prépare à suivre entièrement Jésus ? Dans lequel est-ce que je mettrai suffisamment d’amour pour qu’il soit comme une offrande de ma vie entière ?

12e dimanche – A

« Est-ce que l’on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Pourtant, pas un d’entre eux ne tombe à terre indépendamment de votre Père. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte: vous valez mieux, vous, que tous les moineaux. » (Mt 10, 29-31)

> Cette parole nous dit de ne pas avoir peur. On pourrait penser que c’est facile à dire, mais suivant les situations, très difficile à appliquer. Mais pour Matthieu, si on ne doit pas avoir peur, c’est parce qu’on peut faire confiance à Dieu. A nouveau, on pourrait réitérer que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais si on peut faire confiance à Dieu, c’est parce qu’il se donne à connaître, c’est parce qu’il s’est fait proche, c’est parce qu’il veut être pour nous un Père aimant. Nous sommes ainsi invités à faire confiance à quelqu’un qui nous connaît personnellement, pour qui nous sommes précieux et qui nous invite à le connaître et à lui faire confiance.

> Nous nous proposons cette semaine de prendre du temps pour réfléchir à nos peurs, et particulièrement celles qui nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes. Arrivons-nous à les confier à ce Père pour qui nous sommes une merveille ?

Saint Sacrement – A

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » – Jn 6, 51

> En général, chacun aspire à la vie plutôt qu’à la mort, chacun préfère la quiétude aux soucis, chacun essaie de favoriser des relations paisibles au lieu d’attiser des querelles. Chacun expérimente combien cela peut être parfois difficile. Et combien on peut se tromper de chemin ou de manière de faire.

Sur le plan de la foi aussi cela peut être difficile de trier le bon grain de l’ivraie tant l’offre spirituelle est large et de plus en plus variée, même au sein des Eglises. Toutes les pratiques ne conviennent pas à tous et il n’y a pas un seul chemin.

Mais ce que Jésus nous dit ici, c’est qu’en dehors de lui, le pain vivant, donné pour chacun, la vie éternelle (c’est-à-dire la vie en plénitude avec lui après la victoire sur la mort et sur tout mal) n’est pas accessible. Pour espérer vivre éternellement, il faut choisir le Christ, il faut manger ce pain vivant. Il faut croire en lui, il faut se nourrir de lui. La foi / la confiance (même mot en grec) en lui précède la compréhension de ce qui se passe dans sa vie.

Cette semaine, réfléchissons simplement à comment nous nourrissons notre foi, à comment elle nous nourrit, à quelle est la place du Christ dans notre vie sûrement bien chargée et bien encombrée de superflu sous lequel se cachent nos vraies aspirations !

Sainte Trinité – A

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jean 3, 16)

> Devant le monde et ses horreurs,
devant la mort parfois tragique et nos peurs,
Devant nos ratés et nos erreurs,
Devant la haine et la terreur,
L’évangile du jour nous rappelle
Ce qui est pour toujours la bonne nouvelle :
Dieu a tant aimé le monde
Qu’il a donné son fils en offrande.

Christ s’est donné
Pour toi, pour moi, pour nous,
Pour que nous soyons sauvés
Chacun jusqu’au bout.

Cette bonne nouvelle
Aujourd’hui nous appelle
A aller dans le monde
Et voir où Dieu féconde,
Discerner Ses signes d’espérance
Là où nos frères et sœurs sont en errance.
Cette semaine, donc
à toi, à moi, à nous, à quiconque
D’être lumière de Dieu et espérance de foi
Pour ceux qui, autour de nous, vivent la croix.

Pentecôte – A

Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. » (Jean 20,21)

> Les disciples auxquels Jésus dit cela s’étaient enfermés, ils avaient peur.

Jésus vient nous rejoindre dans nos enfermements pour nous apporter la paix du coeur, pour nous offrir l’Esprit de Pentecôte, et nous envoyer porter la bonne nouvelle au monde.

OK, ça c’est pour les commentaires-bateaux de ce verset.

En s’arrêtant d’un peu plus près, on voit que les disciples qui ont peur ne peuvent pas aller dans le monde, ils sont enfermés. C’est la paix qui est primordiale, qui va chasser leurs peurs et leur permettre de devenir de bons ambassadeurs du Christ.

Aussi cette semaine, essayons – nous qui lisons et écrivons parfois sur Internet, nous qui réagissons en commentant telle ou telle nouvelle, nous qui partageons d’un clic telle ou telle info sans forcément toujours vérifier – selon les trois tamis de Socrate – si c’est vrai, si c’est bon et s’il est indispensable que tout le monde le sache – essayons d’attendre d’avoir le coeur apaisé avant de vouloir évangéliser, d’attendre une nuit avant de cliquer pour partager telle info indispensable, d’attendre, comme les disciples, que Jésus vienne habite nos peurs et les transforme en paix. Alors nous pourrons reprendre notre souris d’évangélisation…

7e dimanche de Pâques – A

« Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. » (Jn 17,4-5)

> La gloire dont Jésus parle ici n’a rien à voir avec la gloire du monde, celle des couvertures de magazines et de nos écrans de télévision. D’ailleurs, sommes-nous assez fous pour croire que ces gens-là sont heureux ?

Rendre gloire à Dieu, c’est faire en sorte que nos paroles, nos actions, les pensées de nos cœurs visent à dire la beauté, la bonté, l’amour, donc à dire Dieu. La seule gloire qui apporte le bonheur, c’est celle-là.

Cette semaine – qui nous prépare à la venue de l’Esprit dimanche prochain – il nous est proposé de faire en sorte de rechercher la vraie gloire, celle de Dieu, dans nos paroles, nos actions, et dans les pensées de notre cœur. Alors nous trouverons le bonheur.

6e dimanche de Pâques – A

« L’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas; vous, vous le connaissez car il demeure auprès de vous et il sera en vous. » (Jean 14,17)

> Avons-nous conscience que l’Esprit est auprès de toi ? Le voyons-nous dans chaque geste d’Amour, dans chaque effort vers la paix, dans chaque réconciliation, dans chaque geste de tendresse, dans chaque sourire que nous croisons ?

À nous de le répandre autour de nous cette semaine, pour qu’il demeure dans le monde, par un sourire, un geste tendre, une réconciliation, un effort de paix, un geste d’Amour.