4e dimanche de l’Avent 🕯️🕯️🕯️🕯️ – A – 21 décembre 2025

️ « Tu lui donneras le nom de Jésus, c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve. »

(Mt 1, 20)

> Nous voici tout près de Noël. En ce 21 décembre, une prière1 de l’Avent, chantée ou récitée, évoque le Sauveur comme un « Soleil levant », alors que l’Évangile nous raconte comment Joseph, l’époux de Marie, apprit en songe le nom humain du Sauveur à naître.

L’histoire de ce couple n’est pas ce qu’il y a de plus glorieux pour l’époque en Orient : La fiancée est enceinte avant le mariage, et ceci de “père inconnu“ ! C’est le déshonneur pour tous les deux et, en conséquence, la répudiation de la jeune femme.

L’histoire du salut, elle, se situe à un tout autre niveau. Il fallait une dose de foi extraordinaire à Marie comme à Joseph pour adhérer au dessein de Dieu. Alors que Marie, ne connaissant pas d’homme, avait dit son : « Qu’il me soit fait selon ta parole », Joseph, de son côté, ayant déjà formé son projet à lui (v.20 a), applique sans discuter ce que l’ange lui avait prescrit. La consigne : « Tu lui donneras le nom de Jésus », lui confère clairement l’autorité paternelle sur l’enfant qui naîtra de son épouse.

> Son nom est Jésus, c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve. La naissance de l’Enfant-Dieu était en quelque sorte suspendue à l’obéissance de foi d’un jeune couple de gens à l’apparence toute ordinaire. Voilà comment Dieu s’y prend pour mettre en route le salut du monde. L’invitation est lancée à lui ouvrir, nous aussi, avec foi, notre simple quotidien pour qu’il y réalise son dessein d’amour.

  1. (Les antiennes O sont de courtes prières utilisées dans la prière des Heures, plus précisément aux Vêpres (la prière du soir), durant les derniers jours avant Noël. Elles commençent toutes par « ô ») ↩︎

️3e dimanche de l’Avent 🕯️🕯️🕯️ – A – 14 décembre 2025

« Es-tu celui qui vient ? ou devons-nous en attendre un autre ? »

(Mt 11, 3)

> Je m’imagine Jean- Baptiste au fond de son cachot, rongé par le.doute….
Il avait annoncé un Messie qui s’imposerait par la.force, qui nettoierait la.place par le feu et la fourche… et voilà que les échos qui lui parviennent ne correspondent pas à cette image! Jésus guérit, aime ses ennemis et pardonne même aux pêcheurs acoquinés avec les Romains!!
Alors il remet en question ses intuitions: es-tu VRAIMENT celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? Il est mis au défi de changer sa théologie et d’accueillir un Messie tourné vers la douceur et la ienveillance.

> Combien de fois m’arrive-t-il de douter du charisme des personnes que je côtoie parce qu’ils me déçoivent…? J’attendais leur brio, leur courage, une manière de faire qui transformerait radicalement le réel et c’est comme s’ils n’étaient pas à la hauteur de mes espoirs!
Lorsque cela arrive: me souvenir de la juste attitude de Jean-Baptiste qui est de parler directement à Jésus de sa déception et il peut recevoir une réponse claire: le Royaume n’est pas là où il l’attendait !!
Jésus fabrique le Royaume dans le corps-à-corps avec ceux qu’il rencontre, il épouse leur chair et les rend à la Vie.
J’espère que Jean-Baptiste aura dépassé ses doutes et aura eu cette conviction: oui, amen, Jésus était bien celui qui devait venir!

> Bonne dernière ligne droite avant Noël!!!

Dimanche de la Trinité – B – 26 mai 2024

« Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. »

Matthieu 28, 19-20

FACILE A DIRE

> Les dernières recommandations de Jésus sont, en quelque sorte, comme un testament. Dans le monde séculier, un testament est respecté à la lettre. Alors combien plus devrait-il l’être quand il s’agit de celui de notre Seigneur ! Si les paroles de Jésus sont bien connues de la plupart d’entre nous, il semble que leur mise en application nous implique plus qu’il n’y paraît. Baptiser, voilà un acte facile à mettre en œuvre, mais, la seconde partie de l’assertion est plus facile à dire qu’à faire. Le Seigneur parle de ces personnes qui disent mais ne font pas (Matthieu 23, 1-6). Les prescriptions du Seigneur nous concernent au premier chef ; si souvent je m’y soustrais. Que mon cœur reste à l’écoute de celui qui désire nous instruire, nous conduire dans toute la vérité et nous aider à maintenir le cap. Soyons des modèles et des exemples à suivre.

Epiphanie – B – 7 janvier 2024

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie »

Mat 2,10

> L’étoile s’arrête au-dessus de la maison. C’est là. Après un long cheminement, les mages vont découvrir ce roi qu’est Jésus. Enfin. Et c’est alors que surgit une très grande joie. Ce qui est assez étonnant, c’est que la joie précède l’entrée dans la maison. Ils n’ont pas encore vu Jésus que déjà la joie les envahit. Cette joie surgit au moment où l’attente est sur le point de toucher à sa fin, comme quand on peut ouvrir le cadeau tant attendu.

Dans ce récit de la visite des mages, la joie est donnée. Elle surgit de la proximité de Dieu. Elle se reçoit sans avoir été programmée, planifiée. Au seuil d’un évènement bouleversant, la joie permet de relire sa vie autrement. Comme souvent dans nos chemins de vie.

Pour cette nouvelle année qui s’ouvre, voici donc un chemin pour nous : comme les mages, chercher à suivre l’étoile de l’Évangile qui nous conduit au Sauveur, et s’ouvrir à la joie offerte, en réfléchissant à cette question : que puis-je faire pour la cultiver, cette joie, dans mon chemin de vie ?

Que 2024 puisse être pleine de joie pour vous, chers frères et sœurs de l’Évangile à l’Écran !

Dimanche du Christ Roi – A – 26 novembre 2023

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger… »

Mat 25,35

> Jésus ici se présente sous les traits de celui qui est dans le besoin. Il est dans le « petit », celui qui a faim, celui qui a soif, celui qui est nu, celui qui est étranger, celui qui est en prison. Il est donc dans notre prochain, mais aussi, symboliquement en nous : c’est comme s’il venait demeurer dans nos faims, nos soifs, nos nudités, nos étrangetés, nos emprisonnements.

Bien sûr, ce passage est surtout un appel à vivre la foi concrètement. Une foi mise en action pour répondre aux besoins fondamentaux de l’être humain que sont manger, boire, être accueilli, se vêtir et être visité (reconnu dans sa dignité). Le faire gratuitement, par amour, par grâce.

Cette semaine, nous vous invitons donc à un double mouvement. Intérieur d’abord, pour visiter vos faims, vos soifs, vos nudités, vos étrangetés, vos emprisonnements. Et chercher à discerner où le Christ demeure dans ces « petitesses ». Extérieur ensuite, pour faire un geste concret d’amour du prochain : donner à manger, à boire, accueillir, vêtir, visiter. Le Christ y sera, le verrez-vous ?

33e dimanche du temps ordinaire – A – 19 novembre 2023

« J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. »

(Matthieu 25, 25)

> Dans ce passage de l’Évangile selon saint Matthieu, nous sommes confrontés à l’angoisse paralysante d’un serviteur qui a choisi d’enfouir le talent que son maître lui avait confié. Cette angoisse peut sembler familière à beaucoup d’entre nous. Il y a des moments où nous nous sentons dépassés par les défis de la vie, fatigués ou déprimés, et nous pouvons avoir l’impression de ne pas avoir la force de faire fructifier les dons que nous avons reçus. L’inaction et la peur peuvent nous empêcher de vivre pleinement notre vocation et de contribuer à l’édification du Royaume de Dieu. Il est important de se rappeler que Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Timothée 1,7).
> Cette semaine, prions pour ceux et celles d’entre nous qui se sentent accablés et incapables de voir leurs propres dons. Demandons à l’Esprit Saint de dissiper l’angoisse et de nous donner la force de développer et de réaliser nos dons. N’oublions pas que même dans les moments les plus difficiles, Dieu est avec nous et nous donne la force de surmonter nos peurs. Que cette semaine soit une occasion de soutenir ceux qui sont dans le besoin, de les aider à voir leurs propres dons et à les faire fructifier ! Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Amen.

32e dimanche du temps ordinaire – A – 12 novembre 2023

« Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. »

Matthieu 25,12

> Ces pauvres vierges écervelées, elles ont triste mine au portail de la cathédrale de Strasbourg… Les rouleaux de la Loi sont fermés à leurs poings serrés et leur lampe retournée, l’huile à sec… plus de combustible! L’attente dure, les ressources s’épuisent et ces vierges sages qui leur refusent de l’aide. Elle est dure cette parabole !

Prière:
Quand ma lampe est vide, je ressemble à une folle
Et tu ne me (re)connais pas
J’ai changé de visage, j’ai la mine renfrognee
Et je me crispe en vain sur ma Bible qui demeure fermée,

Si bien que je ne peux plus faire provision de ta grâce
C’est pourtant cela mon carburant !
Dans ces moments-là Seigneur… Toi qui tardes à venir…
C’est bien la prière de bons amis qui m’aide à rallumer la flamme!
Merci parce que, heureusement, la prière passe par des vases communiquants!
Et lorsque je doute… ce sont ceux qui croient plus que moi à ce moment-là qui raniment ma foi et qui me rendent à nouveau reconnaissable et reconnaissante!

31e dimanche du temps ordinaire – A – 5 novembre 2023

« Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. »

Mt 23,9
Enfants d’un même Père

> Notre nature humaine est bien toujours la même qu’au temps de Jésus. Elle affectionne les titres et les honneurs. Or, le message de l’Evangile est très clair : cette recherche mondaine est incompatible avec la vie du disciple.

Et pourtant, c’est dans leurs rangs, une fois les persécutions terminées et l’Eglise officiellement reconnue, qu’ont fleuri les “Révérend(e)s“ et autres titres de déférence. Pourtant, Jésus, en nous révélant l’unique Père, celui des cieux, nous a conféré notre seul titre de noblesse, celui d’enfants et donc de frères et sœurs.

Le vent a tourné. L’Eglise/les Eglises sont exposées bien plus à la critique qu’aux honneurs, et elles peuvent se réjouir d’un vrai retour à la simplicité. En nous rencontrant entre « gens d’Eglise », nous constatons un climat fraternel de proximité et de service. Cela nous invite à bénir avec Jésus ce Père qui se révèle de préférence aux tout-petits.(cf. Mt 11,25-30)

Animés par ce souffle nouveau, nous n’avons plus à mesurer le succès de nos assemblées respectives au nombre de croyants présents au culte ou à la messe du dimanche. Oui, l’Esprit agit en profondeur et nos « petits troupeaux » continuent à faire la joie du Père et à témoigner qu’il est bon de vivre en frères, en sœurs.

30e dimanche du temps ordinaire – A – 29 octobre 2023

« Un docteur de la Loi posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve… »

Mt 22,35

> Les savants, les docteurs-je-sais-tout, les légalistes de tout poil veulent piéger Jésus. Cela parsème tout l’Evangile. Ici encore, on veut le mettre à l’épreuve. Jésus s’en sort toujours, finement.

Et moi ? Suis-je prompt à interroger les autres avec une idée derrière la tête, à prêcher parfois le faux pour savoir le vrai, à tenter même de piéger mon prochain par mes questions insidieuses ?

Aux chausse-trapes qu’on lui tend, Jésus répond par l’Amour. Le plus grand commandement dira-t-il en réponse au docteur de la Loi, c’est d’aimer Dieu, et le second tout aussi important c’est d’aimer son prochain. Que l’Amour soit donc au cœur de nos questionnements et de nos relations !

29e dimanche du temps ordinaire – A – 22 octobre 2023

« Etonnés de ce qu’ils entendaient… »

Matthieu 22, 21

ETONNEMENT

> Lorsque Jésus énonce une vérité de La Palisse, voilà que cela étonne ses auditeurs. Car, tout bien considéré, rien n’est plus vrai que cette indication de Jésus sur le paiement des impôts. Nul ne peut y échapper et les impôts devraient être le gage du bon fonctionnement de la société.

[Au passage, voici une incitation à prier pour les autorités afin qu’elles édictent des lois justes.] L’étonnement de ces pharisiens provoquent chez eux une réaction à l’opposé de ce qui est attendu. Au lieu de poser une autre question, ils tournent les talons et s’en vont. Quand les foules assistent à divers miracles de Jésus, elles sont, elles aussi, dans l’étonnement, mais leur attitude est tout autre que celles des pharisiens (Mt 15, 31) : elles glorifient l’Eternel.

L’intention des pharisiens était de piéger Jésus (v.15). Ce faisant, ils se sont piégés eux-mêmes, fermant leur cœur à l’instant de Dieu. Quand Jésus m’étonnera parce qu’il agira d’une façon inattendue, quel choix ferai-je : lui tournerais-je le dos ou lui rendrais-je gloire parce qu’il fait tout à merveille (Marc 7, 7) ?