Epiphanie – C

« Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. »
Mt 2,11

> Les mages se prosternent devant un enfant, ces puissants venus d’Orient s’agenouillent avec foi devant un tout-petit. A l’orée de cette nouvelle année, que lorsque nous doutons nous puissions nous souvenir de ces grands et de toute la foule qui nous ont précédé pour s’abaisser devant un Dieu fait homme.

Pour cette année 2016, que nous trouvions toujours une communauté de croyants à nos côtés pour nous soutenir dans la foi !

Sainte Famille – C

Jésus leur dit:  » Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ?  » (Lc 2, 49)

> L’année de ses 12 ans, Jésus accompagne pour la première fois ses parents au Temple à Jérusalem. A la fin de leur pèlerinage, les parents s’en retournent chez eux, pensant que Jésus fait route également avec des connaissances. Mais il n’en est rien et après trois jours d’angoisse, les parents le retrouvent dans le Temple et c’est là que Jésus leur pose la question ci-dessus.

Pour l’enfant Jésus, il y a une évidence à se trouver dans le Temple. A ce moment présent, c’est là qu’il se sent d’être, c’est là que son cœur lui dit d’être. Cela me fait penser à la phrase de Jésus : « Laissez les enfants venir à moi; ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux » (Lc 18, 16). Les enfants ont cette spontanéité de faire ce qu’il leur semble évident et adéquat, sans se soucier du regard des autres.

> En cette fin d’année, à quelques jours d’une nouvelle, je te propose de relire l’année qui vient de s’écouler. A quels moments, en quels lieux nous sommes-nous sentis à notre place. Quand était-ce une évidence que nous devions être là ? Est-ce que ces moments étaient remplis de Vie, habités par Dieu ?

Que ces moments et ces lieux soient porteurs de fruits pour notre année 2016 !

Joyeux Noël 2015 !

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » (Jn 1, 14)

> Voici l’annonce la plus bouleversante que le monde ait jamais connue ! Pouvons-nous imaginer que Dieu a choisi de naître à notre humanité pour se donner une voix auprès des hommes, ses créatures ? C’est incroyable ! Alors, pensons-y, les chrétiens que nous sommes sont appelés à donner naissance à la Parole de Dieu, reçue en cadeau à Noël dans le Verbe fait chair. Faisons de chacun de nos jours un Noël, parce que chaque jour la Parole s’incarne dans notre vie.

34e dimanche – B – Christ-Roi

« Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? « Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix.  » » – Jn 18, 37

> Au moment de sa Passion, et jamais avant dans l’évangile, Jésus affirme sa royauté. C’est une royauté qui n’est pas de ce monde, mais qui est venue d’ailleurs. Cet ailleurs, c’est Dieu, le Père, qui a envoyé Jésus dans le monde. Pleinement humain (« je suis né »), Jésus manifeste la venue de Dieu dans le monde. Pour une seule raison : rendre témoignage à la vérité, c’est-à-dire à ce qui est fiable, digne de confiance, en définitive, à Dieu.

Parfois, il faut descendre très bas en soi, là où la lumière ne passe plus, dans les profondeurs de nos tristesses, de nos échecs et de nos souffrances pour y trouver Dieu contre toute attente et découvrir que nous sommes inconditionnellement aimés et toujours accompagnés.

Cette semaine, il nous est proposé de réfléchir à une période de notre vie un peu sombre et difficile et de nous souvenir comment nous nous en sommes sortis. Peut-être pourrons-nous superposer le nom de Dieu sur ce qui nous a fait redécouvrir la lumière ? Pourquoi ne pas en parler ensuite à quelqu’un de notre entourage ? Et ainsi, à la suite de Jésus, rendrons-nous témoignage à la vérité et ouvrirons-nous une brèche d’espérance à notre interlocuteur en ces temps troublés…

Saint Sacrement (Fête-Dieu)

Et Jésus leur dit:  » Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. » (Mc 14, 24)

> Le texte de ce dimanche nous parle de l’institution de l’Eucharistie ou de la Cène. Celle-ci a lieu le premier jour de la fête des pains sans levain, qui commémore la libération d’Egypte. Les actions de Jésus s’inscrivent ainsi dans ce contexte de libération. Le sang versé du Christ est donc signe de libération. Et cela non pas seulement pour les disciples de Jésus ou ses contemporains, mais pour la multitude, pour chaque homme, pour chacun de nous. Dieu fait Alliance avec chacun de nous aujourd’hui et cette alliance est source de libération.

Nous sommes invités cette semaine à réfléchir à cette Alliance libératrice. Nous sentons-nous rejoints par cette Alliance ? Est-elle pour nous libération?

Dimanche de PENTECÔTE – B

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière. » (Jean 16,12-13)

> Avant de quitter les siens, le Christ annonce la venue de l’Esprit que nous recevons en ce dimanche de Pentecôte. Cette annonce permet aux apôtres de ne pas céder au découragement mais de se réjouir de la venue et de l’action de l’Esprit dans la communauté post-pascale. Ainsi, c’est un avenir qui s’ouvre avec cette promesse de l’Esprit Saint, Esprit consolateur, mais aussi Esprit de Vérité.

Car l’Esprit de Vérité ouvre à la Vérité toute entière, conduit le croyant dans la vérité, c’est-à-dire dans la révélation de la réalité divine en Jésus Christ. Et pour nous, dans notre vie de tous les jours, quelle place faisons-nous à l’Esprit Saint ? Comment accueillons-nous cet Esprit de Vérité dans notre prière, nos rencontres, notre vie ? Accueillir l’Esprit Saint, c’est d’abord une démarche de confiance, d’une part, et de discernement, d’autre part. Cette semaine, nous vous proposons de vous ouvrir dans la confiance à cet Esprit de Vérité qui éclaire ta vie. Mettons-nous à son écoute. Et osons mettre en pratique ce qu’Il nous dit, qui ouvrira un avenir !

Dimanche des Rameaux – B

« Aussitôt, pour la deuxième fois, un coq chanta. Et Pierre se rappela la parole que Jésus lui avait dite:  » Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois.  » Il sortit précipitamment; il pleurait. » (Mc 14, 72)

> Ce dimanche, c’est la fête des Rameaux. A cette occasion, nous allons réentendre tout le texte de la passion de Jésus-Christ.

Il nous est proposé aujourd’hui de nous concentrer sur le personnage de Pierre et sur comment il se comporte à ce moment crucial de la vie de Jésus.

Pierre, c’est celui qui a suivi Jésus depuis le début. Celui qui est capable des plus grands moments de génie, mais également des plus grandes incompréhensions face à Jésus. Pierre, c’est celui qui clame haut et fort qu’il ne laissera jamais tomber Jésus et que s’il n’en restait qu’un de fidèle, ce serait lui. Mais on remarque dans le verset cité, que Pierre c’est aussi celui qui renie Jésus. Il a failli à sa promesse et le regrette amèrement, puisqu’il pleure suite à son reniement.

On pourrait s’étonner que Pierre, avec toutes ses imperfections et ses faiblesses, soit celui qui a été choisi pour être à la tête des disciples après la mort et la résurrection du Christ. Mais on peut également regarder son reniement d’une autre façon : n’est-ce pas en reconnaissant ses limites et en comprenant qu’il n’est pas meilleur que les autres, que Pierre fera un meilleur pasteur ?

> A la suite de Pierre, réfléchissons sur nos limites. Non pas pour nous dévaloriser, mais pour voir en quoi la connaissance de nos limites nous permet de nous ouvrir sur les autres.

Baptême du Seigneur – B

« (…) en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux :  »Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » » – Mc 1, 10-11

> A travers chaque baptême, Dieu dit combien Il aime le croyant et combien de joie Il trouve en lui. Frère ou sœur de Jésus, premier baptisé qui sera aussi premier né d’entre les morts, nous aussi nous sommes fils ou fille bien–aimé(e) de Dieu. Nous provenons d’un coup de cœur du Créateur qui nous désirait, nous connaissait et nous aimait déjà avant notre conception (cf. Jr 1,5). Quelle que soit l’histoire de notre venue au monde, quelle que soit ou fut notre relation avec nos parents, Dieu nous aime le premier ! N’est-ce pas là une bonne nouvelle ?!

Cette semaine, comment allons-nous répondre à ce don d’amour ? Comment allons-nous (re)dire « oui » à Dieu ? Comment allons-nous Lui (re)dire « merci » ? Comment allons-nous Lui (re)dire « moi aussi, je T’aime ! » ? Tout acte de foi sera cette réponse. Et ce qui est beau, c’est que tout est possible, ici et maintenant, en ce premier jour du reste de notre vie, pour nous tourner vers le Seigneur qui nous aime comme son fils ou sa fille, qui croit en nous et qui veut notre bien !

Sainte-Famille – B

« Car mes yeux ont vu le salut… » (Lc 2,30)

> Noël est le temps de l’année où les yeux brillent parfois davantage. Nous avons la chance de voir mille merveilles autour de nous, non seulement en termes de lieux décorés, de présents qui touchent, mais aussi simplement d’amitié partagée, d’amour fraternel, de gestes magnifiques et gratuits.

Le vieux Syméon s’émerveille, dans ce verset. Ses yeux ont vu Jésus, ils ont donc vu – il le sait – le salut.

Qu’ont vu nos yeux, ces jours, qui pourrait être qualifié de salvateur ? Pensons-y, et gardons un regard qui s’émerveille de ce qui nous entoure !