2e dimanche – A

« L’homme qui était derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était » Jn 1,30

> Jean-Baptiste qui était le précurseur avait des mots tout à fait mystérieux. En effet, c’est lui qui annonce la présence actuelle de l’Agneau de Dieu en nous disant qu’Il est arrivé « derrière lui » mais qu’en même temps Il « est passé devant lui » car Jean-Baptiste nous révèle qu’avant lui Il était. Un vrai mystère à s’arracher les cheveux !

Si nous décortiquons, ce verset est une nouvelle preuve de la Foi profonde et de l’humilité de Jean-Baptiste. Et bien qu’il fut envoyé pour baptiser dans l’eau, il laisse totalement la place à Celui qui est venu baptiser dans l’Esprit.

Nous venons de quitter Jésus petit enfant que les mages étaient venus adorer.
Continuons de lui laisser toute la place, de le mettre en premier dans nos vies afin que nous nous donnions pleinement aux autres !
Prions pour toutes les personnes qui nous aident à avancer sur ce chemin du don.

2e dimanche de l’Avent – A

« Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. » (Mt 3, 4)

> Au début de cet Avent, la figure de Jean-Baptiste vient nous offrir l’image de la pauvreté et du dénuement. Il s’habille simplement, mange peu… Cette même pauvreté et ce même dénuement se retrouveront dans la crèche où Jésus va naître.

L’Avent est un temps de préparation, de marche vers Noël et de la lente maturation de l’amour. A la suite de Jean-Baptiste nous pouvons nous demander de quoi nous pouvons nous dépouiller en attendant la venue de celui qui vient. Qu’est-ce qui encombre notre cœur et nous empêche de laisser toute la place à celui qui s’est fait pauvre et petit ?

Avent 2014 – Jour 24

Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. ». On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » (Lc 1,59-61)

> Et si, nous aussi, nous osions sortir des sentiers battus, des classements, des jugements, pour continuer la révolution intérieure que Jean le Baptiste avait annoncé et Jésus accompli ? Et si nous nous libérions du regard superficiel de la société pour comprendre où est la vraie liberté mais aussi la Vérité ?

Pour cela nous devons parfois briser nos propres chaînes intérieures. La Naissance du Sauveur est une Bonne Nouvelle mais aussi une demande du Christ pour nous changer, pour changer le monde. Hors des sentiers battus.

Avent 2014 – Jour 15

« C’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » (Jean 1, 27)

> Jean-Baptiste, par son attitude humble et sa joie d’être serviteur, nous invite à nous effacer pour donner au Christ Jésus la première place, dans nos vies, nos relations et nos engagements. Préparons notre cœur avec humilité et annonçons sa venue avec joie et confiance pour que tous ceux qui nous entourent, puissent, eux aussi, tourner leurs yeux vers Jésus qui vient.

Avent 2014 – Jour 12

« Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » (Mt 11, 11)

> Si le plus grand est bien nommé – Jean-Baptiste – le plus petit ne l’est pas : qui est-il ? La Tradition l’a nommé : c’est Jésus, le Fils éternel de Dieu, Dieu Lui-même dans l’humanité qui va nous apparaître à Noël, celle d’un petit enfant. La vraie grandeur est là : en Jésus et en tous ceux qui lui sont unis en lui offrant leur amour simple, pauvre mais total.

Baptême du Seigneur – A

« Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre sous la forme d’une colombe et venir sur lui.

Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » – Mt 3, 15-16

> Jésus vient vers Jean pour se faire baptiser par lui, au grand étonnement de ce dernier ! « Laisse faire ! », lui dit Jésus. « Laisse faire ! »… Demander le baptême, se faire baptiser par son prochain, c’est laisser Dieu agir en soi par son Esprit, c’est suivre le Christ, c’est méditer les moments de sa vie, lui qui, comme nous, a expérimenté la joie, la tristesse, la peur et la colère.

Et nous, connaissons-nous la date de notre baptême ? Si nous étions bébés, nous a-t-on raconté comment s’est passée la cérémonie ? Savons-nous au moins le nom du pasteur ou du prêtre qui nous a baptisé et dans quel lieu cela s’est passé ? Notre baptême n’est pas un événement du passé, mais il est efficace et actif chaque jour ! Chaque jour il nous permet d’éveiller en nous la présence du Seigneur que nous sommes alors capables de reconnaître dans le visage des personnes que nous côtoyons. Avec qui, cette semaine, parlerons-nous de notre baptême ? A quel(s) moment(s) y penserons-nous particulièrement ?

Avent 2013 – Jour 12

« Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » (Matthieu 11,11)

> Jean le Baptiseur, c’est l’homme de la Loi. C’est la rigueur, c’est l’exigence, c’est la justice. C’est aussi l’homme du courage, qui n’hésite pas à interpeller les puissants quand ils fautent. Un modèle pour les enfants du Royaume. Mais ces derniers reçoivent en plus la grâce, l’enthousiasme, la tendresse, la joie, en un mot la charité. C’est leur grandeur.

 

Avent 2013 – Jour 8

« Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. » Matthieu 3,4

> Ce verset, tout simple, nous rappelle, en cette période de Noël, trop marquée par un consumérisme effréné, que le message du Christ est avant tout celui de la simplicité et du partage.

Le superflu qui nous entoure est-il vital ? Ne serions-nous pas plus heureux et sereins avec moins de matériel et plus de spirituel ? Voilà des questions que les chrétiens pourraient se poser en ces périodes de fêtes.