4e dimanche de l’Avent – A

« Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1,19)

> Parfois, nos paroles vont bien plus loin que notre pensée. Bien trop loin. Que se serait-il passé si Joseph avait laissé aller sa légitime tristesse en paroles ? Il aurait tout simplement barré la route aux plans de Dieu.

Dieu veut le meilleur pour nous, mais c’est parfois nous qui cassons tout par un mot trop vite dit.

Ici, Joseph décide de garder cela dans son coeur (ça rappelle vaguement quelqu’un, non ?). L’Evangéliste Matthieu le qualifie, du coup, d’homme juste.

Et si nous, aussi, nous décidions de garder dans notre coeur ce que l’on sortirait un peu vite sous le coup de la colère ?

3e dimanche de l’Avent – A

Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez » Matthieu 11, 4

> Jean est pris par le doute. Cela fait de nombreux mois qu’il est en prison et il ne connait des œuvres de Jésus que ce qu’il a entendu de la part de ses propres disciples. Il a besoin d’être rassuré, de sentir qu’il se passe quelque chose qui dépasse l’entendement humain.

Souvent dans les grands temps de l’année, à l’approche de nos différentes fêtes, nous nous retrouvons face à notre foi. Un doute peut s’emparer de nous et nous questionner sur Dieu (s’ensuivant toutes les questions habituelles !).

Cette réponse de Jésus doit nous toucher aujourd’hui car les évangélistes à travers les Écritures nous ont rapporté ce qu’ils ont entendu et vu !

Prenons donc le temps dans cet Avent de nous rapprocher des évangiles et de les redécouvrir chaque jour.

2e dimanche de l’Avent – A

« Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. » (Mt 3, 4)

> Au début de cet Avent, la figure de Jean-Baptiste vient nous offrir l’image de la pauvreté et du dénuement. Il s’habille simplement, mange peu… Cette même pauvreté et ce même dénuement se retrouveront dans la crèche où Jésus va naître.

L’Avent est un temps de préparation, de marche vers Noël et de la lente maturation de l’amour. A la suite de Jean-Baptiste nous pouvons nous demander de quoi nous pouvons nous dépouiller en attendant la venue de celui qui vient. Qu’est-ce qui encombre notre cœur et nous empêche de laisser toute la place à celui qui s’est fait pauvre et petit ?

Avent 2015 – jour 26

Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.(…)

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (Lc 2,7.14)

> Ce texte est une invitation à prendre soin de cette part de moi qui, comme ce bébé, n’est plus au paradis. Le voilà en proie au froid, aux attaques bactériologiques, à la faim, à la soif, à la solitude. Comme Marie, je l’emmaillote, j’accueille aujourd’hui cette part en moi qui se sent vulnérable. Cette démarche bienveillante envers moi-même sera peut-être le chemin vers la lumière glorieuse et la paix du Très-Haut. Oh, voilà que le bébé sourit !

Avent 2015 – Jour 25

Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » (Luc 1,60-61)

> Elisabeth vient d’enfanter. Ses voisins et sa famille viennent se réjouir avec elle mais comme dans toute bonne famille, chacun souhaite donner son point de vue. Surtout quand il s’agit de trouver un prénom au nouveau-né !

Elisabeth ne se démonte pas face à toute sa famille et ses voisins, « Il s’appellera Jean ».

Nous nous retrouvons régulièrement en porte à faux avec notre famille, nos amis, nos voisins quand il s’agit de faire la volonté de Dieu. Notre cœur nous tiraille entre la volonté de suivre Dieu mais également celle d’écouter notre famille qui peut souvent malgré elle nous immobiliser.

Aujourd’hui, à deux jours de la naissance de notre Sauveur essayons de contempler la beauté et la fermeté de notre Foi avec un regard neuf d’enfant découvrant le monde.

Avent 2015 – Jour 24

Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. (Lc 1,46-48)

> Marie, c’est moi, c’est nous, c’est eux. Je me joins à cette joie de Marie, car c’est aussi à moi que l’annonce a été faite : « Dieu va s’enfanter en toi, prendre forme en toi ». Il va naître en chacun de nous, se lover dans cet espace en nous qui, depuis toujours, a été préparé pour Lui. Aujourd’hui, je me tourne vers cet espace en moi en forme de Dieu. Je prends le temps de le sentir physiquement. Avec Marie, je dis à Dieu ma joie de vivre ce mystère tant attendu.

Avent 2015 – Jour 23

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. (Lc 1,45)

> Avons-nous des oreilles pour entendre ce que le Seigneur nous raconte ? Nous ne sommes pas sourds, mais nous savons bien que nous refusons parfois d’écouter.

Et avons-nous la foi de croire que cela va arriver ? Ça s’appelle l’espérance. Comme le dit si bien Péguy, entre la foi, la charité et l’espérance, cette dernière est la plus fragile.

Mais elle nous prend par la main. Prenons bien soin d’elle.

Avent 2015 – Jour 22

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? (Lc 1,43)

> Pouvons-nous partager cette exclamation de la cousine de Marie ? En fait, avons-nous déjà reçu Marie ? Non ? Pas besoin de faire un grand cinéma. Il suffit que Marie sache que nous sommes dans le besoin et elle accourt.

Mais il faut lui ouvrir la porte.

Et n’oublions pas que dans son ventre, elle porte Dieu.

Avent 2015 – Jour 21

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth.

Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable.

Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge(…) L’ange du Seigneur lui apparut, et lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. (Lc 1, 5-7 et 12)

> En voilà une famille à première vue parfaite ! Ascendance impeccable, statut social supérieur, avec en plus, un certificat de bonne moralité et de pratique religieuse « irréprochable », selon le narrateur. Tout bon, tout juste, tout pour être envié. Mais, comme c’est le cas pour toutes les familles qui vivent les pieds sur terre, il y a un « mais ». Une petite conjonction de coordination qui fait toute la différence.

Pas une famille, pas un être n’a pu éviter l’expérience du « mais » à un moment ou a un autre de son existence. Ici il est question d’un couple qui, en bout de course fait le constat d’une vie s’achevant dans la stérilité. Mais là aussi il y aura un « mais ». Au temps où s’égrènent les minutes de l’avent bientôt écoulées, à l’heure de faire nos bilans de fin d’année, considérons que pour ce couple comme pour nous, une naissance miraculeuse au creux de nos humanités peut tout changer. Un autre « mais » qui va assurément illuminer le cours de notre destinée.

Avent 2015 – Jour 20

Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». (Mt 1,23)

> Dieu avec nous au long de cette journée. A l’heure de la prière certes, mais aussi -et plutôt!- Dieu avec nous, comme un imprévu accueilli, une brèche dans une impasse, un sourire dans une relation impossible, comme une espérance en lieu et place du fatalisme. Bref, comme un enfant, soudainement présent dans le sein d’une vierge, une semence de vie, bien là et pourtant si peu de choses. A moins que nous n’en prenions soin. Détectons ces soupçons de vie en nous aujourd’hui !