Sainte Marie – A

 » Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. » (Lc 2, 20)

> Quelles aventures ont vécu les bergers ! C’est tout d’abord un ange qui leur annonce la naissance d’un sauveur, puis une armée d’anges qui chantent la gloire de Dieu. Les bergers se précipitent alors à Bethléem pour rencontrer ce sauveur dans un nouveau-né couché dans une crèche. Cette rencontre a dû être importante pour ces bergers. Par contre, ils finissent par repartir, par retourner à leur vie. Mais ils sont transformés par cette rencontre et ne gardent pas ce qui s’est passé pour eux, puisqu’ils s’en retournent en chantant la gloire de Dieu. Ils ont ainsi pris le relais de l’armée céleste. Ce que ces bergers vont devenir et vont faire de leur vie, on ne le sait pas, mais ils sont repartis vers leur quotidien, transformés par cette rencontre !

> Ce dimanche, c’est le premier jour d’une nouvelle année. De cette rencontre avec ce nouveau-né sauveur lors des fêtes de Noël, avec quoi repartons-nous pour cette nouvelle année ?

1er dimanche de l’Avent – A

 » Car de même qu’en ces jours d’avant le déluge, on mangeait et on buvait, l’on se mariait ou l’on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et on ne se doutait de rien jusqu’à ce que vînt le déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme.  » (Mt 24, 38-39)

> L’évangile de ce dimanche compare la venue du Fils de l’homme à celle du déluge du temps de Noé. Deux attitudes semblent s’opposer : d’un côté il y a ceux qui mangeait, buvaient, se mariaient avec des verbes tous conjugués à l’imparfait, indiquant une certaine durée et de l’autre côté il y a Noé qui entra dans l’arche, avec un verbe au passé simple, marquant un événement sortant de l’ordinaire qui brisera la ligne du temps des autres bien établis dans leurs attitudes. Il en va de même de la venue du Fils de l’homme.
> Ce dimanche marque l’entrée dans le temps de l’avent. Comme chaque année on se prépare à la venue de l’enfant Jésus. Ça en devient une habitude… Mais justement, la venue du Christ il y a 2000 ans a fait exploser les habitudes des gens qui l’ont rencontré. Et ce temps de l’avent nous rappelle que cette venue est appelée à changer nos vies. C’est ainsi un temps propice pour dépoussiérer un peu nos vies de chrétiens.

> Nous nous proposons pour cette première semaine de l’Avent de réfléchir à ce que change pour nous la venue du Christ. Pourquoi est-ce que notre vie ne sera plus jamais comme avant suite à notre rencontre avec le Christ? Une invitation à sortir de nos habitudes et à redonner sens à notre foi, nos actions.

Semaine de l’Unité – Jour 4

« La femme alors abandonna sa cruche… » (Jn 4, 28)

> Certaines rencontres avec ceux qui sont différents ou étrangers peuvent nous bouleverser, nous faire changer de regard sur notre vie et nous permettre d’abandonner nos anciens préjugés. Ces rencontres peuvent être porteuses de vie, pour autant qu’on ose aller plus loin que nos propres conceptions, qu’on ose la rencontre en profondeur dans tout ce qu’elle a de bouleversant. La rencontre entre Jésus et la Samaritaine est de ce genre-là. Si la femme avait suivi les règles dictées par la culture dont elle provient, elle se serait éloignée en voyant Jésus s’approcher du puits. Mais ce jour-là, elle ne respecte par les règles établies. Et abandonne sa cruche. Si elle fait cela, c’est qu’elle a reçu quelque chose de plus grand, de plus épanouissant, de plus désaltérant que ce qu’elle était venue chercher. Quelque chose qui va changer sa vie.

Dans les rencontres que nous vivons, nous avons parfois du mal à oser la rencontre en profondeur dans tout ce qu’elle a de bouleversant en reconnaissant la valeur, la bonté et même la sainteté de ce qui nous est étranger et appartient à un autre. En ce jour, si nous réfléchissions à nos cruches d’eau, nos préjugés et nos conceptions du monde ? Comment les abandonner pour reconnaître la valeur fondamentale de celui que nous rencontrons ? En ce jour, il nous est aussi proposé de prier pour que, sur le chemin de l’unité, les chrétiens de toutes confessions sachent abandonner leurs cruches pour, comme la Samaritaine, changer de vie… centrés sur le Christ !

Semaine de l’Unité – Jour 2

« Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. » – Jn 4, 6

> Quoi, Jésus fatigué ?! Comment est-ce possible ? Lui dont on se souvient plutôt de la parole « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28) Mais on voit aussi pourquoi il est si fatigué : il vient de traverser toute la Samarie pour rejoindre le puits de Jacob où il fera une rencontre importante. Une seule rencontre, vraiment ? Et s’il ne s’était pas mis en marche pour venir nous rencontrer, nous aussi ? S’il ne s’était pas fatigué exprès pour discuter un peu avec nous de ce qui nous préoccupe ?

Aujourd’hui (ou dimanche prochain…), nous pourrions faire aussi un pas en sa direction, vers un lieu où d’autres personnes que nous ne connaissons pas se réunissent pour lui parler, l’écouter, prier ensemble ? Les présupposés en matière de foi ont (hélas) la vie dure, et apprendre à se connaître contribue à faire tomber quelques barrières. Les efforts en ce sens valent largement le moment mis à part et la fatigue qui en résulte. Jésus se fatigue pour nous ! Et nous ? Sommes-nous prêt à nous fatiguer pour lui ?! Il est là, il nous attend !

Avent 2014 – Jour 20

« Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision » (Lc 1,22)

> Nous pourrions appeler cela l’éloquence du silence : les gens voient Zacharie silencieux et comprennent alors que quelque chose de mystérieux s’est produit : une rencontre dans le temple qui a changé son comportement, sa vie. Il est bon que nos gestes, nos regards et même nos paroles soient toujours accompagnés de ce silence issu de la rencontre avec Dieu dans notre temple intérieur, là où le Seigneur habite à l’intime de nous-mêmes… C’est ainsi que l’on devient témoin de ce monde qui ne passe pas dans ce monde qui passe.

Avent 2014 – Jour 17

Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. (Mt 28,32)

> Qu’avons-nous vu? Que croyons-nous? Voir pour croire, croire pour voir?…
Seule l’ouverture provoquée par une véritable rencontre avec le Christ pourra amener ce déplacement qui nous fera lâcher prise, baisser notre garde, ouvrir nos mains et nos coeurs pour laisser cet amour qui transfigure nous habiter et nous amener à changer durablement de vie.
Rencontrer le Christ aujourd’hui… c’est mon cri: Viens, Seigneur Jésus!

33e dimanche – C

Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! » Lc 21, 8

> Nombreuses sont les images de Dieu attirantes au début puis finalement fausses et décevantes. Suivre Jésus n’est certainement pas de tout repos ni tout rose, le suivre c’est laisser place à l’inattendu, à la souffrance aussi, à tout ce qui fait une vie humaine telle qu’elle est…

Cette semaine, réfléchissons à toutes ces conceptions confortables que nous nous faisons de Dieu et prenons la résolution de nous en débarrasser. Laissons-nous surprendre, on n’enferme pas Dieu dans une boîte, même si c’est bien tentant parfois, ce serait tellement simple ! Décidons de le chercher sans cesse, nous n’aurons pas assez d’une vie pour le faire.

Souvenons-nous aussi cette semaine que chaque personne rencontrée, chaque moment vécu peut nous rapprocher de Lui car nous n’aurons jamais fini de le chercher…

31e dimanche – C

« Zachée cherchait à voir qui était Jésus mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. » (Luc 19,3-4)

> Qu’allons-nous faire, cette semaine, pour mieux découvrir qui est Jésus dans notre vie ?

Il y a plein de manière de grimper dans un arbre pour imiter Zachée aujourd’hui et chercher à connaître Jésus. Lire un livre qui parle de lui, rencontrer un prêtre pour discuter, aller à la messe (si, si, on y rencontre Jésus, je vous assure !)… quel est l’effort que nous allons faire pour le voir, quel sera notre arbre ?

Allons… grimpons, courage ! Il nous attend. Et si le résultat est semblable à ce qu’a vécu Zachée, elle va déménager, notre semaine !

5e dimanche de Pâques – C

« Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jn 13,35)

> Etre témoin et disciple du Christ, c’est aimer comme lui nous aime. Librement. Aimer, cela signifie connaître [par choix] (en hébreu, c’est le même mot, « yada »). Dieu ne nous oblige jamais, nous avons toujours le choix !

Et nous, voulons-nous aussi montrer à tous que nous sommes disciples de Jésus ? Alors allons vers les autres et prenons le temps de les connaître !

5e dimanche – C

« Quand il eut fini de parler, Jésus suit à Simon : ‘Avance au large et jetez les filets pour prendre du poisson.’  » (Luc, 5,4)

> Et si cette semaine, vous répondiez en toute confiance à l’appel de Jésus de partir au large, de quitter la rive et ce que vous connaissez bien, pour aller à la rencontre de l’autre, de quelqu’un que vous connaissez peu ou pas, pour partager avec lui un sourire, une parole et qui sait, peut-être un moment d’éternité…