32e dimanche – A

 » Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.  » Mt 25, 10

> 10 femmes attendent le maître des lieux. La moitié avait prévu suffisamment d’huile pour veiller la nuit entière. L’autre moitié, juste ce que pouvait contenir leur lampe.

Celles qui avaient prévues suffisamment furent inviter aux noces, les autres trouvèrent la porte close.

Jésus dans cette parabole nous montre l’importance d’être en attente et surtout de prévoir ce qu’il faut pour être prêt pour l’arrivée du Seigneur.

Comment nous préparer ? Comment savoir si nous sommes prêts ? Soyons vigilants, avec une espérance ferme ! 
Misons sur la régularité de notre prière et elle construira pour le Seigneur une demeure bâtit sur le roc !

5e dimanche de Pâques – A

Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jn 14, 5

> Il est très facile de se rapprocher de Thomas. Dans tout ce qu’il fait, dans tout ce qu’il dit, il y a cette part de doute, de questionnement. Des « je ne sais pas », des « Pourquoi Seigneur ? des « Pourquoi moi ? » des « Que t’ai-je fait ? ».

Jésus nous dit « pour aller où je vais, vous savez le chemin ». Nous avons beau l’imaginer ou même le concevoir, il reste parfois dans nos vies si abstrait. Nous avons besoin comme Thomas de le visualiser, de nous dire que ce chemin a un trajet déterminé, qu’il nous emmènera à cet endroit, que nous aurons besoin de tant d’affaires, de tant d’argent.

Mais Jésus nous encourage à nous libérer de tout ça, de le suivre simplement sans prendre en considération de savoir si nous aurons à manger demain.

Le premier pas à faire pour trouver ce chemin : la prière.

30e dimanche – C

« Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : « Mon Dieu, montre-moi favorable au pécheur que je suis ! » » Luc 18, 13

> Ce passage de Luc ne cherche pas à nous dévaluer ou à nous inciter à garder la face contre terre. Jésus nous parle plutôt d’un homme qui se fait petit dans la prière, un homme qui ose proposer à Dieu la misère de son cœur pour qu’il puisse venir la transformer. Par son cri, il s’ouvre tout entier et se rend capable d’accueillir l’amour du Père et de se laisser pétrir par son souffle.

Cette semaine, n’ayons pas peur de nos fêlures, qu’elles deviennent source de notre prière et soient autant d’occasion de demander à Dieu son aide !

29e dimanche – C

« Je vous le déclare: il (Dieu) leur fera justice bien vite. Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8)

> Ce verset conclut l’histoire de la veuve qui obtient du juge la justice, à force d’insister longuement auprès de lui. Et il est dit que Dieu, contrairement au juge, fera justice bien vite. Quel contraste entre le juge qui n’exauce la demande de la veuve que pour qu’elle cesse de lui casser les pieds et Dieu qui s’empresse de prendre soin de ceux qui crient vers lui. C’est une belle invitation à oser prier. Et prier, ce n’est pas seulement demander, c’est surtout entrer en relation avec Dieu, entrer en dialogue. Ainsi la relation tissée peut être source de réconfort et aider à tenir bon.

Ce verset fini par une question : le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur la terre quand il viendra? Ainsi la prière n’est pas unidirectionnelle, mais elle est bien un échange qui va dans les deux sens. Prière et foi sont liées et se nourrissent l’une l’autre.

> Nous sommes donc invités cette semaine à oser la prière. A oser parler de tout avec Dieu et vivre la confiance d’être entendus au cœur de cet échange.

27e dimanche – C

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. » (Luc 17, 5-6)

> Bien souvent, nous avons l’impression que nous croyons seulement un peu. Voire pas du tout, ça dépend des jours. C’est comme avec les marguerites : « je crois… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… » Bien souvent, nous avons l’impression que notre foi est toute petite, toute fragile, et que celle des autres semble bien plus forte, plus solide. « Aide-moi à croire, Seigneur ! » disait un catéchumène dans une prière. « Augmente en nous la foi ! » disaient les Apôtres au Seigneur.

Pourtant la réponse de Jésus le dit bien : pas besoin d’avoir une foi grosse comme une montagne, une petite foi grosse comme une graine de moutarde peut déjà suffire à faire des choses extraordinaires. Comme le disait un théologien, la foi peut réaliser l’impossible, non par sa propre force, mais parce qu’elle est confiance en la puissance agissante de Dieu. Au fond, la taille de la foi importe peu, ce qui compte c’est vivre pleinement la confiance en notre Sauveur.

« Impossible is nothing », disait une marque de sport. « Rien n’est impossible à Dieu » disait l’ange à Marie au début de l’Evangile de Saint Luc (1,37). La foi ne s’acquiert pas, elle est « confiance » en Lui qui peut tout. Alors cette semaine, nous sommes invités à prier avec confiance pour une situation autour de nous, pour un proche, pour un frère ou une sœur. Une prière qui peut être toute simple, comme une graine de moutarde, mais qui par la puissance agissante de Dieu, pourra faire des choses extraordinaires.

23e dimanche – C

De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit:  » Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. (Lc 14, 26)

> Les paroles que nous entendons ce dimanche sont dures, voir incompréhensibles. Elles nous montrent en tout cas qu’être chrétien, qu’être disciple de Jésus, ce n’est pas de tout repos. Etre chrétien, c’est un choix de vie qui nous implique en entier, qui va jusqu’à toucher ce que nous avons de plus précieux. Si on retourne 2000 ans en arrière, ceux qui se convertissaient au christianisme pouvaient être rejetés par leur famille, leurs proches et cela pouvait leur coûter la vie. Encore aujourd’hui, être chrétien n’est pas un choix anodin (ou ne devrait pas l’être), mais implique chacun de nous. Bien sûr il ne nous est pas demandé de rejeter notre famille ou de souffrir au prix de notre vie. Cela ne doit pas être un but en soi et cela ne nous est pas demandé par Jésus. Mais certains d’entre nous, en étant disciples de Jésus, peuvent se retrouver dans cette situation, car leur choix de vie fait qu’ils sont rejetés, voir en danger.

> Cette semaine, nous te proposons d’avoir une pensée, une prière pour nos frères et sœurs chrétiens, pour qui être disciple implique qu’ils soient rejetés par leurs proches, qu’ils soient persécutés ou qu’ils donnent leur propre vie.

19e dimanche – C

« S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,heureux sont-ils ! » (Lc 12, 38)

> Dans l’évangile de ce dimanche, le Seigneur nous demande de veiller constamment, de ne pas fermer la porte le soir venu et d’aller se coucher. Il nous demande de veiller.
Certes. Physiquement, il nous est difficile de ne tenir rien qu’une nuit à veiller, rappelons-nous les disciples au jardin des Oliviers !

Comment aujourd’hui pouvons-nous attendre le Seigneur ?

La réponse est si simple mais en même temps si difficile à mettre en place dans nos journées chargées. La prière évidement ! Tournons nos coeurs vers le Seigneur chaque jour et nos âmes se tourneront et veilleront pour le retour de notre Dieu !

Gardons quotidiennement dans notre esprit le cantique de Syméon !

17e dimanche – C

Jésus leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. » (Lc 11, 3)

> Le « Notre Père » que nous récitons, nous a été donné par Jésus. Quelle richesse ! Et cette prière commence par « Père ». On pourrait arrêter la prière après ce mot: « Père »…
C’est une invitation à entrer en relation avec un Dieu qui se fait proche. Est-ce que nous réalisons la chance que nous avons de pouvoir parler à Dieu, comme à un père, comme à un proche ? Ce père céleste qui est un père avec qui nous pouvons être en totale confiance (comme nous dit la suite du texte de ce dimanche), un père à qui nous pouvons tout demander, un père qui prend soin de nous, un Père… Quel mystère que ce Père si grand et si proche… Notre Père… Mon Père… Papa…

> Cette semaine, à chaque fois que nous réciterons le « Notre Père », disons lentement le début de cette prière, savourons ces mots : « Notre Père » et contemplons ce qui se vit au cœur de cette relation entre nous et notre Père.

16e dimanche – C

Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. – Lc 10, 41-42a.

> Classiquement, les interprétations de la rencontre de Jésus avec Marthe et Marie favorisent Marie au détriment de Marthe. En effet, cette dernière s’affaire à diverses tâches domestiques tandis que sa sœur boit les paroles du Christ. Ce qui n’est pas dit, cependant, c’est que sans doute, Marthe faisait deux choses à la fois : préparer la table ET écouter Jésus ! Car chacun sait que les femmes sont capables de faire deux choses à la fois, n’est-ce pas Messieurs…

Regardons de plus près : c’est bien chez Marthe que Jésus se trouve ! Pas chez Marie, ni chez « Marthe et Marie », comme on a tendance à le croire souvent. Et que fait-on naturellement lorsque l’on reçoit des hôtes et qu’on est la maîtresse de maison ? Eh bien on apprête sa maison, on fait le ménage, du rangement, la cuisine… C’est Marthe que Jésus apostrophe : « Marthe, Marthe… » Il la connaît par son nom comme Dieu a connu Moïse par son nom (cf. Ex 33, 12). Marthe n’est pas insignifiante aux yeux de Jésus. Il sait mieux que quiconque ce qui l’habite, même si elle s’agite et ne semble pas attentive à ce qu’il raconte. Même si une seule chose est nécessaire, rappelle-t-il. Et cette chose, c’est l’orientation de toute vie en lui. En s’adonnant à de multiples tâches (comment pourrait-il en être autrement en vivant « dans le siècle » ?!), on demeure toujours en communion avec le Christ. Et c’est plutôt rassurant !

En cette période de vacances et de ralentissement, où l’esprit vagabonde à d’autres « soucis » que ceux du quotidien et même à un relâchement de la prière, de la louange et de l’adoration, restons attentifs au fait que quoi que nous fassions, Jésus est là, nous connaît et nous appelle sans cesse à nous tourner vers lui. Il est là, il nous attend et nous entend !

2e dimanche de Carême – C

« En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. » (Luc 9,28b)

> En ce deuxième dimanche de carême, Jésus nous emmène, après le désert, dans un autre lieu traditionnel biblique : en montagne. La montagne, ce lieu des théophanies, des révélations de Dieu aux humains, dévoile ici une expérience mystique de transfiguration. Suivant le passage qui annonce la souffrance du Fils à venir, cet événement mystique pointe à la fois sur la souffrance de la Croix à venir et à la fois sur la gloire de Dieu révélée à Pâques.

Pour cette semaine de Carême, et si nous aussi nous allions en montagne pour prier ? Car la prière, seul ou avec des amis comme pour Jésus, est puissante. Elle peut transfigurer les êtres et les choses, elle peut transfigurer notre vie, nos souffrances, transfigurer des croix personnelles en petites résurrections. Cette semaine, nous sommes donc invités à prendre le temps en montagne, où bon nous semble, que ce soit au bord d’une piste de ski, sur un télésiège, dans un coin de forêt, dans une chapelle isolée ou simplement dans un coin retranché d’un chalet ou d’une église, de faire nôtre cette prière « Seigneur, Dieu de gloire, transfigure-nous ! », comme par exemple avec cette belle prière :

Seigneur, transfigure ma vie !

C’est tout l’univers qui t’acclame, Seigneur !

Car c’est toi qui en es le créateur.

Nous pensons à ta Parole :

A qui irions-nous Seigneur ?

Tu as les Paroles de la Vie et du Bonheur.

Pourquoi ne t’écoutons-nous pas toujours ?

Nous sommes si faibles face à ton Amour.

Aide-nous à renaître à ton image

Afin que notre chemin soit plus sage.

Car tu es la lumière, la Vérité,

Le Dieu qui mène à la paix.

Tes bras sont notre refuge,

Ta voix est silencieuse.

Mais tes pas se font retentir au plus profond de notre coeur.

Reste avec nous Seigneur,

Nous sommes Heureux d’être avec toi !

Transfigure-nous face à notre faible foi.

Et sur la montagne de notre vie,

Que nous gravissons péniblement,

Fais briller dans notre nuit

Ton visage, éternellement !

Auteur de la prière : Brigitte Butez, salésienne coopératrice

http://users.skynet.be/prier/textes/PR1585.HTM