33e dimanche – B

« Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel» (Marc 13, 21-22)

> La fin du monde et la venue du Christ en gloire : qui aujourd’hui l’attend vraiment ? Pourtant il s’agit d’un des éléments essentiels de la foi chrétienne : Dieu s’est fait homme en Jésus Christ, en signe d’amour, il est mort sur une croix et est ressuscité le 3e jour. Il reviendra dans la gloire pour… pour quoi déjà ? pour nous juger ?

Dans le passage du jour, l’évangéliste ne parle pas de jugement ou de châtiment, mais d’une action positive du Fils de l’homme : il rassemblera les élus des quatre coins du monde (littéralement « des 4 vents », signifiant par là l’universalité de ce rassemblement).

« Rassembler les élus » : est-ce que cela me concerne ? Le suis-je vraiment, « élu » ? Loin de Matrix, « élu » ne signifie pas au-dessus des autres, mais choisi par Dieu. Chacune, chacun, nous sommes choisis par Dieu, appelé à une vocation de chrétien sur terre. Ce qui diffère, c’est la réponse à cette élection : qu’est-ce que je réponds à Dieu qui m’a choisi ?

Cette semaine, nous nous proposons donc de penser à notre vocation de chrétien. Dieu nous a choisis, quelle a été, quelle est et quelle sera notre réponse à Lui donner ? Et surtout, comment celle-ci va influencer notre vie, jusqu’à son retour ?

32e dimanche – B

« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12,43-44)

> La petite veuve a été très généreuse en donnant de son nécessaire.

Réfléchissons, cette semaine, à ce que nous pourrions donner de notre nécessaire pour Dieu…

30e dimanche – B

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le ! ». On appelle donc l’aveugle et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle! » (Mc 10,49)

> Jésus n’appelle pas directement l’aveugle. Il passe par des intermédiaires, par la foule présente.

Quel rôle avons-nous ? Si nous nous reconnaissons aveugles, laissons-nous appeler par d’autres et bondissons de joie – comme il le fera – en courant vers le Seigneur cette semaine, dans l’une ou l’autre des activités qui nous rapprochent de lui.

Si nous nous reconnaissons plutôt dans la foule qui suit Jésus, et qui n’est pas aveugle, alors c’est à nous que Jésus demande d’appeler tel ou tel « aveugle »… Et si cette semaine nous allions trouver quelqu’un qui est aveuglé au point de ne pas voir Jésus en chaque visage qu’il croise, et que nous lui disions nous aussi : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » ?

29e dimanche – B

« Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » (Mc 10, 44-45a)

> Le programme proposé par Jésus aux disciples est simple : pour devenir grand, reconnu et respecté de lui, il faut se faire serviteur. Il faut agir envers les autres comme Jésus a agi envers eux, en étant humble, discret et aimant.

« Sans amour, je ne suis rien » (cf. 1Co 13, 2e), dit l’apôtre Paul. Et sans amour, pas de service, pas d’altruisme, pas de bienveillance, pas de sens. Rien. Néant. Absurdité.

En ce dimanche d’élections en Suisse, prions pour que les élus gouvernent avec la seule autorité qui soit : le service envers chaque citoyen, non pas avec l’abus de pouvoir trop souvent inhérent à leur fonction…

Et nous aussi, pensons au service à rendre, même le plus petit et insignifiant qui soit à nos yeux, qui nous rendra grand aux yeux de Jésus, mais aussi aux yeux des autres qui rendront grâce à Dieu le Père qui est dans les cieux (cf. Mt 5, 16.)…

28e dimanche – B

« Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. » » (Marc 10, 21-22)

> Devant l’homme qui demande comment avoir la vie éternelle, Jésus pose son regard sur lui. Et il l’aime. Pourtant, il reste ferme par rapport à ses exigences, par rapport à son manque, et le laisse finalement partir.

Suivre Jésus, ce n’est pas un chemin de facilité, mais un chemin fait d’exigences et de choix, où parfois il faut lâcher. Qu’est-ce qui me manque dans ma vie pour être en communion avec le Christ ? Que dois-je lâcher dans ma vie ?

A priori, ce chemin peut sembler impossible, mais si nous lisons bien, nous remarquons que le Christ commence par poser son regard sur nous et nous aimer. Tout commence par là, par son amour inconditionnel pour nous, ce qui ne l’empêche pas de rester ferme avec l’homme et de le laisser partir. Ainsi, par la force de l’amour du Christ, nous sommes invités cette semaine à lâcher ce qui nous parasite. Et si ce qui me manquait était simplement le vide, l’espace, la place pour suivre le Christ ?

27e dimanche – B

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » (Mc 10,2)

> La première réponse à cette question serait peut-être : « De quoi je me mêle ?? » Combien de fois posons-nous des questions aux autres en étant indiscrets, en entrant directement chez eux, quand ce n’est pas dans leur chambre à coucher, par nos interrogations ? Ces questions-là sont autant d’effractions au pied-de-biche, parfois suivies d’un vol quand nous nous permettons ensuite de répercuter les informations ainsi glanées.

Cette semaine, essayons donc de faire attention aux questions que nous posons et à notre manière de les poser. Utilisons la sonnette plutôt que le pied-de-biche pour entrer sur le territoire de l’autre, sur la terre sacrée de notre prochain.

25e dimanche – B

 » Ils (les disciples et Jésus) allèrent à Capharnaüm. Une fois à la maison, Jésus leur demandait:  » De quoi discutiez-vous en chemin ?  » Mais ils se taisaient, car, en chemin, ils s’étaient querellés pour savoir qui était le plus grand. » (Mc 9, 33-34)

> Dans l’évangile de ce dimanche, les disciples se taisent à deux reprises. La première fois, Jésus commence par leur annoncer sa mort et sa résurrection. Mais les disciples se taisent, car ils ne comprennent pas et surtout ils n’osent pas interroger Jésus. Puis viennent les deux versets cités ci-dessus, où les disciples n’osent pas lui dire qu’ils cherchaient à savoir qui était le plus grand. Ils sentent bien qu’ils sont à côté de la plaque. Mais quelle attitude est-elle le plus à côté de la plaque: se poser des questions et peut-être se tromper ou ne pas comprendre ce qui est en jeu ou ne pas se risquer à en parler à Jésus ?

> Si Jésus s’est incarné, c’est bien pour rejoindre chacun de nous dans ce que nous vivons. Alors cette semaine, nous sommes invités à tout oser dire à Jésus. Tout… c’est-à-dire nos joies, nos demandes, mais aussi nos incompréhensions, nos révoltes…

23e dimanche – B

« Des gens amènent [à Jésus] un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » » (Marc 7, 32-34)

> Dans ce récit, Jésus est confronté aux fermetures les plus féroces. Les gestes s’accompagnent de la parole, ce qui montre la difficulté de venir à bout de la fermeture, de la ligature des organes de communication (oreilles, langue). Touché par cette fermeture, Jésus soupire, comme souffrant avec l’homme sourd, en compassion.

« Effata, ouvre-toi ! » Ce récit nous invite à une lecture symbolique : dans notre vie, quand sommes-nous tout à fait fermés à la parole de l’autre, à la communication, à l’autre ou au tout-Autre ? Jésus, en compassion avec nous, nous dit : « Effata, ouvre-toi ! » Ouvrons-nous à l’autre, à la Parole, à Dieu. Même si cela nous semble impossible, ouvre-nous aux chemins de réconciliation (avec nous-mêmes, avec les autres, avec Dieu), aux chemins de guérison. Dans ce qui nous semble bouché, à cause de blessures, de déchirures, à tout ce qui est fermé en nous, Jésus dit : « Effata, ouvre-toi ! » Par sa puissance de guérison, Jésus nous invite à ne pas rester passif : c’est à nous de nous ouvrir, de faire le pas de la confiance et de nous abandonner à lui. « Effata, ouvre-toi ! » Cela dépend aussi de nous !

15e dimanche – B

« Si une localité ne vous accueille pas et si l’on ne vous écoute pas, en partant de là, secouez la poussière de vos pieds: ils auront là un témoignage. » (Mc 6, 11)

> Le texte de ce dimanche (Mc 6, 7-13) est l’envoi en mission des douze. La majorité du texte expose des consignes de Jésus quant à cette mission. La dernière de ces consignes porte sur l’attitude à adopter si les apôtres ne sont pas accueillis. On peut remarquer que Jésus ne leur demande pas d’insister ou d’imposer la Bonne Nouvelle par la force. Au contraire, il leur demande de partir en secouant la poussière de leurs pieds, histoire de marquer la rupture et de témoigner. Au-delà de ce qu’on pourrait prendre pour un échec, Jésus nous appelle ainsi à respecter la liberté de l’autre. Il nous apprend également à accepter que notre témoignage puisse être refusé.

> Je te propose cette semaine de réfléchir aux situations où tu as été confronté à de tels rejets et de discerner avec Dieu si ce sont des lieux où Il t’appelle encore ou au contraire, s’il t’invite à tourner la page et à secouer la poussière de tes pieds.

12e dimanche – B

« Le soir venu, Jésus leur dit : « Passons sur l’autre rive. » » (Mc 4,35)

> Voici le temps des vacances pour plusieurs d’entre nous. L’occasion de « passer sur l’autre rive » avec Jésus, de voir du pays, de s’aérer l’esprit et le coeur, de quitter nos basses eaux pour voguer au grand vent de l’été.

Comme les disciples, nous vous souhaitons de prendre tout de même Jésus avec vous, dans la barque de l’été. Qui sait les tempêtes qui nous y attendent ? Ce serait pas mal qu’il soit là, le moment venu.

Bonne traversée !