34e dimanche – C – Christ-Roi

« Les chefs tournaient Jésus en dérision (…) Les soldats aussi se moquaient de lui
(…) L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait (…) “Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis” » – Lc 23, 35a.36a.39a

> En pleine agonie, entouré de deux autres crucifiés, Jésus est moqué par diverses personnes. Non seulement par des opposants, mais aussi par l’un des condamnés au même supplice que lui, surnommé le « mauvais larron » par la tradition.

Aujourd’hui, 2000 ans après, rien n’a changé. A une échelle large, les persécutions menées contre les chrétiens à travers le monde nous montrent qu’une partie des habitants de notre planète n’est pas prête à entendre et encore moins à appliquer le message d’amour de Jésus. A une échelle moindre, pour soi-même, c’est dur, parfois, d’assumer son statut de chrétien, de témoigner de sa foi quand beaucoup, autour de soi, demeurent sceptiques voire hostiles à toute forme de religion et de transcendance.

Dans ce tumulte continu, nous pouvons choisir d’être le « bon larron », également crucifié avec Jésus ! Comme lui, osons proclamer qu’il n’a rien fait de mal ! Et notre vie en sera changée, elle gagnera en intensité et en profondeur… C’est cela, « être dans le Paradis » avec Jésus. Cela commence ici et maintenant, aujourd’hui, nous dit Jésus.

33e dimanche – C

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. (…) Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. » (Luc 21, 6 et 13-15)

> L’annonce de la fin du monde, la fin d’un monde (ou d’un mode !) retentit peut-être avec encore plus d’acuité avec l’actualité mondiale. La bonne nouvelle d’aujourd’hui, c’est que tout cela est une occasion non pas de désespoir mais de témoignage ! Témoigner de l’espérance qui nous tient debout, témoigner de la résurrection du Christ qui est Vivant, témoigner de la confiance en Celui qui nous a créés. Et si nous disons « j’y arriverai jamais ! », n’oublions pas ces paroles du Christ : « Je vous donnerai un langage et une sagesse. »

Cette semaine, nous sommes donc invités à oser témoigner de notre foi, de la confiance ou de l’espérance qui nous habite, en nous laissant conduire par le langage et la sagesse que Dieu nous insufflera.

20e dimanche – C

« Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » Luc 12, 50

> Jésus va recevoir un baptême, celui de sa mort.

Cette page où nous partageons une piste tous les dimanches est une page œcuménique. C’est à dire que nous partageons tous ce même baptême du Christ, celui par lequel nous sommes plongés dans sa mort et sa résurrection. Et nous aussi nous avons une mission à accomplir qui peut nous angoisser. Jésus partage cette angoisse avec nous, il nous précède dans cette angoisse du baptême, nous accompagne dans notre mission.

N’ayons pas peur d’avancer avec lui, de témoigner ensemble de ce même baptême reçu qui fait notre joie et notre espérance !

18e dimanche – C

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ! » (Lc 12,13)

> Il s’agit bien sûr ici d’argent. Mais on peut aussi recevoir cette phrase différemment. Nous avons reçu un héritage : des valeurs, une éducation, une foi.

Les gens qui arrivent chez nous peuvent légitimement nous demander : « Partage avec moi ton héritage ! »

Les gens qui vivent depuis toujours avec nous mais n’ont pas eu la chance de recevoir tout cela peuvent aussi nous demander : « Partage avec moi ton héritage ! »

Cette semaine, nous nous proposons donc de partager notre foi avec celui ou celle qui ne la connaît pas, autour de nous. Et à l’inverse, de demander aux plus âgés de notre entourage de nous partager leur héritage. Ils ouvriront de grands yeux choqués. Expliquons alors qu’il ne s’agit pas d’argent, pour nous dans notre questions, mais bien de valeurs, de foi, que nous aimerions qu’ils nous partagent cet héritage-là.

7e dimanche de Pâques – C

« Père Saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. » (Jn 17,20)

> Seigneur, aujourd’hui Tu pries pour nous, ceux qui croient en toi. Mais déjà tu ouvres tes portes et ton cœur à la multitude. Ta parole et ton message ont été entendus par tous ceux qui te suivaient mais également par de nombreux badauds de bord de routes ou de champs.

> Permets nous, Seigneur, d’avoir cette semaine une parole mais aussi un comportement qui donnent aux autres la possibilité de se questionner, de se demander ce qui nous rend si joyeux !

34e dimanche – B – Christ-Roi

« Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? « Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix.  » » – Jn 18, 37

> Au moment de sa Passion, et jamais avant dans l’évangile, Jésus affirme sa royauté. C’est une royauté qui n’est pas de ce monde, mais qui est venue d’ailleurs. Cet ailleurs, c’est Dieu, le Père, qui a envoyé Jésus dans le monde. Pleinement humain (« je suis né »), Jésus manifeste la venue de Dieu dans le monde. Pour une seule raison : rendre témoignage à la vérité, c’est-à-dire à ce qui est fiable, digne de confiance, en définitive, à Dieu.

Parfois, il faut descendre très bas en soi, là où la lumière ne passe plus, dans les profondeurs de nos tristesses, de nos échecs et de nos souffrances pour y trouver Dieu contre toute attente et découvrir que nous sommes inconditionnellement aimés et toujours accompagnés.

Cette semaine, il nous est proposé de réfléchir à une période de notre vie un peu sombre et difficile et de nous souvenir comment nous nous en sommes sortis. Peut-être pourrons-nous superposer le nom de Dieu sur ce qui nous a fait redécouvrir la lumière ? Pourquoi ne pas en parler ensuite à quelqu’un de notre entourage ? Et ainsi, à la suite de Jésus, rendrons-nous témoignage à la vérité et ouvrirons-nous une brèche d’espérance à notre interlocuteur en ces temps troublés…

Semaine de l’Unité – Dernier Jour

Témoigne avec tes frères et sœurs!

Beaucoup avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. ». (Jn 4,39)

> Le cœur transformé par cette rencontre, la femme samaritaine entre en mission, et témoigne. La rencontre avec le Christ nous invite nous aussi à changer de vie et à témoigner de cette bonne nouvelle. Témoigner de l’amour inconditionnel de Dieu pour moi dans toute mon imperfection, témoigner de cet amour qui transforme ma vie et la rend plus belle encore.

Témoigner, certes, mais pas tout seul. Entre chrétiens ! Car nous avons besoin les uns des autres pour témoigner ENSEMBLE, forts de nos richesses propres. Si nous, chrétiens de différentes confessions, ne sommes pas capables de nous aimer, de porter l’Evangile ensemble tout au long de l’année, si nous ne pouvons pas montrer un engagement commun, alors quelle pertinence peut avoir encore cette « bonne nouvelle » pour le monde ?

Alors en ce dernier jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous sommes invités à réfléchir à notre engagement et notre témoignage tout au long de l’année. Et si, en 2015, notre bonne résolution était de témoigner avec nos frères et sœurs chrétiens d’autres confessions ? Créons un projet de solidarité, lançons une action œcuménique concrète, prions avec nos frères et sœurs, témoignons de l’unité des chrétiens afin que le monde croie. Car c’est la prière du Christ lui-même : « que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jn 17,21)

5e dimanche – A

« Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » (Matthieu 5,15)

> La lumière de ma vie c’est le Christ et son message d’Amour. Vous aussi ? Alors pourquoi cacher cette lumière ?? Pour tant de jeunes, Dieu est une lumière dans leur vie mais ils n’osent pas le dire. Pourtant, rien de moins ringard que la Foi puisque justement ça détonne de s’avouer croyant aujourd’hui, c’est plutôt singulier !

Je vous propose, cette semaine, de rendre visible cette lumière que vous avez dans le coeur. Osons un signe visible, une croix, une participation publique à un rassemblement de chrétiens, un vote qui défende nos idées chrétiennes. Nous avons de la lumière dans le coeur ? Montrons-la !