17e dimanche – A

« Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. » – Mt 13, 47-48

> Un tri dans les poissons après la pêche pour ne garder que les bons ? C’est a priori bien naturel et logique. Mais lorsqu’il s’agit d’une parabole de Jésus, cela mérite un peu plus d’attention. Un poisson en état de décomposition n’est pas mauvais par nature, mais dépend d’éléments extérieurs comme un parasite ou une blessure affectant son état. Il n’a pas toujours été mauvais. Au moment de la pêche, il n’est pas retenu pour demeurer dans les paniers des pêcheurs et être vendu à bon prix sur des étals de marchés et faire honneur sur de belles tables.

Dans la vie, s’il n’y a pas de session de rattrapage, si nous ne pouvons pas revenir en arrière pour effacer une période « ratée » et la « réussir » comme si de rien n’était, il est pourtant toujours possible de corriger le tir pour la suite du parcours. Notre nature humaine fait que nous sommes parfois soumis à de mauvais choix, à des addictions, à de mauvaises rencontres ou à de mauvaises interprétations de la réalité qui peuvent affecter nos relations aux autres, à nous-mêmes et à Dieu. Mais, contrairement aux poissons de la parabole, il n’est jamais trop tard pour essayer de changer ce qui nous entrave dans nos rencontres au quotidien ! Le Seigneur nous veut guéris, conscients de nos faiblesses mais prompts à toujours nous tourner vers Lui malgré nos imperfections. Seul celui qui perdure dans son orgueil gangrénant tout son être et attaquant ses proches ratera les « paniers du Seigneur » et donc son Royaume !

Cette semaine, que nous nagions en eaux troubles ou dans une mer d’huile, réfléchissons avant d’être pris dans le filet. Serions-nous plutôt rejetés à l’eau ou gagnerions-nous les paniers sur le rivage ? Un petit doute ? Il n’est jamais trop tard, ni pour nous, ni pour Dieu !

5e dimanche – C

« Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » » (Luc 5, 5)

> Pourquoi Simon accepte-t-il de jeter ses filets s’il a peiné toute la nuit sans rien prendre ? C’est qu’il a une profonde confiance en Jésus. Cette confiance ne sera pas déçue puisqu’il remontera des filets pleins. Sans insister, Simon-Pierre dit que sur la parole de Jésus alors il lancera les filets à nouveau. Simon a mis sa foi en cet homme et refait encore une fois ce qu’il a déjà fait tant de fois sans succès toute la nuit.

Et nous, jusqu’où pouvons nous aller avec nos propres forces ? Pas très loin… Comme Simon-Pierre, apprenons à mettre notre foi dans le Seigneur avant de jeter nos filets.

Cette semaine, il nous est proposé de réfléchir à ces choses auxquelles nous nous agrippons un peu trop fort et que nous voulons régler seul. Peut-être qu’en s’abandonnant un petit peu tout marcherait mieux ? Soyons particulièrement attentifs à cette patiente présence de Dieu à nos côtés pour lui laisser un peu de place dans nos décisions et nos actions.

Avent 2015 – Jour 9

« Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »

À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. » (Luc 5, 24-25)

> D’accord ! Dieu a le pouvoir de pardonner le péché !

Et souvent, plutôt que de se réjouir de cette liberté que Dieu nous offre, on s’enferme dans une cage dorée faite de peur et de morale…

Et si, pour marcher vers Noël, nous laissions cette liberté couler en nous et nous « déparalyser » le cœur ?