25e dimanche – A

« ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en. » (Matthieu 20, 13-14)

> Ce passage de l’évangile est vraiment fascinant. Il nous montre très concrètement comment Dieu veut faire régner la justice et cela n’a rien à voir avec la justice dont nous avons l’habitude. En effet, qui ne réagirait pas comme les ouvriers de la première heure s’il avait travaillé toute une journée en voyant que son salaire est le même que celui qui a travaillé une heure ? Évidemment que nous serions nous aussi énervés. Cette parabole, comme toutes les paraboles d’ailleurs, est donc bien loin de nous raconter (uniquement) une jolie petite histoire pleine de belles valeurs. Elle vient nous interroger très profondément sur la façon dont nous rendons justice. Comme chrétiens, cette justice ne peut jamais être mise à part de la miséricorde. Elle exige aussi de s’investir dans une relation qui prendra réellement en compte l’autre : dans la parabole, les ouvriers de la dernière heure étaient prêts à travailler dès la première heure mais personne ne les a embauchés. Est-ce qu’ils n’ont pas une famille à nourrir tout comme ceux de la première heure ? L’injustice ne réside-t-elle pas dans l’impossibilité de pouvoir travailler quand on y est prêt ? Cela fait écho à bien des situations contemporaines de chômage…

Alors pour cette semaine, pensons à un lieu dans notre vie où nous sommes persuadés de faire preuve d’une justice indiscutable. Essayons de relire ce contexte à l’aune de la parabole : en prenant en compte ce qui se vit de chaque côté et de ce que chacun est réellement capable de donner !

25e dimanche – A

« Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? » Mt 20, 14-15

> La justice de Dieu n’a rien à voir avec la justice des hommes. Elle explose tous nos systèmes et pourtant elle existe bien cette justice divine : il a bien fallu que Jésus meure sur la croix en rémission de nos péchés. Mais justement cette justice a quelque chose de scandaleux à nos pauvres yeux d’hommes, habitués à une rétribution en fonction du mérite. Et pourtant, qui pourrait se targuer de mériter ce don absolu de Dieu ? Qui pourrait se vanter d’être à la hauteur de l’amour que Dieu donne ?

Ouvrir nos yeux et notre cœur à cette justice divine si extraordinaire, voilà ce qu’on pourrait apprendre cette semaine… Réajuster nos grands idéaux de justice aux piliers de la justice divine : don de soi et miséricorde !

Avent 2013 – Jour 12

« Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » (Matthieu 11,11)

> Jean le Baptiseur, c’est l’homme de la Loi. C’est la rigueur, c’est l’exigence, c’est la justice. C’est aussi l’homme du courage, qui n’hésite pas à interpeller les puissants quand ils fautent. Un modèle pour les enfants du Royaume. Mais ces derniers reçoivent en plus la grâce, l’enthousiasme, la tendresse, la joie, en un mot la charité. C’est leur grandeur.

 

Avent 2013 – Jour 11

« Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. » Matthieu 11,29, traduction TOB.

> Curieux que pour trouver le repos de nos âmes, pour nous alléger de nos peines et de nos soucis, le Christ nous propose de nous alourdir de son joug en plus de ce qui pose déjà sur nos frêles épaules !

Porter le joug, c’est engager toute sa personne pour se mettre en mouvement. Au milieu des « tu dois », des « je devrais » et des « c’est comme ça que ça doit être » de notre monde qui alourdissent notre charrue, le Christ nous invite à engager toute notre personne à sa suite.

A la découverte de celui qui vient dans l’humilité et la douceur nous mettre en mouvement pour une justice qui n’est pas de ce monde.

29e dimanche – C

Jésus dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager :

« Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes.

Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m’ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.’ » (Lc 18,1-5)

> La petite veuve qui arrive à faire sauter les verrous du juge imposant ! On dirait une trame de film… Et c’est là qu’on voit que le message de l’Evangile est tellement actuel ! C’est dans les faibles, les humbles, les pauvres que le Royaume de Dieu se révèle parmi nous ! Les combats sociaux, politiques, économiques… Et même culturels, spirituels… Sans persévérance, pas de résultat… Sans espérance, pas de salut… Sans conviction, pas de courage…

Cette semaine, Dieu nous invite à être persévérant dans le dialogue avec Lui. Nous pensons qu’Il ne nous écoute pas ? Qu’Il est loin de nos préoccupations, de ceux que nous aimons ? Alors demandons-Lui chaque jour de nous aider à Le percevoir dans notre quotidien. Si un juge sans cœur peut finalement faire justice à une petite veuve, a fortiori Dieu, bon et aimant, contre toute évidence ne tardera pas ! Il nous entend, nous attend, nous comprend ! « Trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (v. 8)