2e dimanche – A

« L’homme qui était derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était » Jn 1,30

> Jean-Baptiste qui était le précurseur avait des mots tout à fait mystérieux. En effet, c’est lui qui annonce la présence actuelle de l’Agneau de Dieu en nous disant qu’Il est arrivé « derrière lui » mais qu’en même temps Il « est passé devant lui » car Jean-Baptiste nous révèle qu’avant lui Il était. Un vrai mystère à s’arracher les cheveux !

Si nous décortiquons, ce verset est une nouvelle preuve de la Foi profonde et de l’humilité de Jean-Baptiste. Et bien qu’il fut envoyé pour baptiser dans l’eau, il laisse totalement la place à Celui qui est venu baptiser dans l’Esprit.

Nous venons de quitter Jésus petit enfant que les mages étaient venus adorer.
Continuons de lui laisser toute la place, de le mettre en premier dans nos vies afin que nous nous donnions pleinement aux autres !
Prions pour toutes les personnes qui nous aident à avancer sur ce chemin du don.

12e dimanche – C

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et me suive. » (Lc 9, 23)

> Le Seigneur est exigeant avec nous. Il ne nous demande pas moins que de le suivre chaque jour dans son sacrifice ultime : la croix. Nous aussi, nous sommes appelés à donner notre vie comme il l’a fait, à renoncer à nous-même. Ce don, il réside dans toutes nos grandes ou petites croix : accompagner un malade en fin de vie, supporter un collègue casse-pied, préparer un repas pour toute la famille alors qu’on est fatigué… Les occasions ne manquent pas de prendre notre croix et de suivre Jésus au jour le jour.

Saint Sacrement (Fête Dieu) – C

« Jésus leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » (Luc 9, 13)

> Devant la situation de faim du monde, Jésus invite ses disciples à nourrir les foules, non par lui, mais par eux-mêmes. Mais les disciples pensent ne pas avoir assez à offrir. Il faudrait même aller encore acheter de la nourriture « pour tout ce peuple », entendez pour le peuple de Dieu !

Devant la faim spirituelle du monde, le Christ nous envoie. Mais nous ne pensons ne pas avoir assez à offrir. Comment ne pas se reconnaître dans la figure des disciples ? Qui n’a jamais pensé que ce qu’il avait à offrir ne suffisait pas, que ce n’était pas assez bien (en qualité) ou en trop faible quantité? Et pourtant, Jésus nous le redit par sa demande : chacun à quelque chose de précieux à offrir pour nourrir le peuple de Dieu ! Pas besoin d’aller encore chercher ailleurs, dans un supermarché de nourriture spirituelle par exemple, seule la confiance en cette demande de Jésus suffit.

Alors cette semaine, suivons cette invitation de Jésus à notre égard et « donnons nous-mêmes à manger » ! Ce que nous avons à offrir est précieux, alors allons-y ! Par une action concrète de notre part (prière, visite, lecture commune de la Parole, signe à faire pour quelqu’un qui en a besoin, etc.), allons et nourrissons une personne. Nous sommes sel de la terre, nous sommes lumière du monde, nous avons tout ce qu’il faut pour nourrir notre prochain. Allons, car Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres, pour nourrir son peuple.

Avent 2015 – Jour 11

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11,30)

> Comment la difficulté de nos épreuves, le poids de nos limites humaines, la noirceur de notre monde peuvent-ils être faciles à vivre et légers à porter ?

En se faisant homme et en vivant parmi nous, Jésus a porté l’épreuve avec nous, jusqu’à l’extrême. Il nous promet qu’en lui donnant tout ce qui nous pèse, nous serons plus légers. Osons donc tout offrir à Jésus, pendant cet Avent, pour que nos souffrances et nos difficultés portent du fruit, prennent le sens de la Croix qui nous sauve !

32e dimanche – B

« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12,43-44)

> La petite veuve a été très généreuse en donnant de son nécessaire.

Réfléchissons, cette semaine, à ce que nous pourrions donner de notre nécessaire pour Dieu…

6e dimanche de Pâques – B

Mon commandement, le voici: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,12-13)

> Magnifiques versets, cœur de notre foi, sommet de la charité.

Au moment de cette déclaration, Jésus n’a pas encore vécu sa passion, et pourtant déjà il appelle à aimer comme il nous a aimés.

Il ne nous demande pas d’aller à l’autre bout du monde ou de souffrir un martyr sanglant pour le suivre. Ce qu’il nous demande c’est de donner notre vie pour ceux qu’on aime. C’est un commandement pour la maman, pour l’ami, pour l’enfant, pour l’amant, pour le consacré, pour chaque homme, chaque femme qui prend soin de ceux qui lui sont confiés. Trier les chaussettes qui se démultiplient, couper en morceaux le repas du petit frère qui en met partout, aider sa vieille sœur à monter les escaliers tout doucement, écouter les soucis de chaque paroissien, et puis recommencer, tous les jours, toute la vie. L’humble sainteté du quotidien, la façon extraordinaire de donner sa vie pour ceux qu’on aime dans l’ordinaire.

Jésus nous aide sur ce chemin d’une vie d’apprentissage pour aimer vraiment : il nous a montré la voie et il nous amène au Père.

Et nous, pour nous, c’est quoi donner notre vie pour ceux que nous aimons? Et si cette semaine, nous réfléchissions à tous ces gestes que ceux qui nous aiment font pour nous? A tous ceux que nous faisons et à tous ceux que nous aimerions faire un peu plus, un peu mieux pour ceux à qui nous donnons notre vie?

3e dimanche de Carême – A

« Si tu savais le don de Dieu ! » – Jn 4, 10a

> En adressant cette phrase à la Samaritaine au bord du puits de Jacob, Jésus lui parle en fait de la grâce de Dieu dispensée à chacun d’entre nous. La grâce, un mot dont on ne saisit plus bien le sens ni la portée pour nos existences. La grâce, c’est un don, un cadeau. Un cadeau dont nous n’avons pas besoin pour vivre biologiquement, pour respirer ou manger, mais qui nous est absolument nécessaire pour vivre avec Dieu. Sauf que nous n’en mesurons pas toujours la portée! « Si tu savais le don de Dieu!… » Si tu savais quel cadeau Il te fait à toi chaque jour qui te permet de te (re)lever chaque matin et de continuer à avancer! Oui, Dieu se tient discrètement au creux de ta vie, dans ce regard ou ce sourire qui t’est adressé par un inconnu, dans ce qui fait pétiller ta vie, dans la nature qui t’entoure, dans l’affection de tes proches, dans les talents qui dorment en toi et qui ne demandent qu’à être réveillés… Dieu nous a librement créés à son image. Librement nous pouvons L’accueillir et accueillir Sa grâce en nous qui nous transforme et nous aide à porter Dieu aux autres.

Cette semaine, comment allons-nous accueillir le cadeau que Dieu nous fait gratuitement juste parce qu’Il nous aime? Comment allons-nous le transformer pour les autres? Qu’allons-nous en faire?

18e dimanche – C

« Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura? » (Luc 12,20)

> C’est aujourd’hui que nous avons à vivre notre vie pleinement pour la faire entrer dans l’éternité. Alors cette semaine nous pouvons nous demander si nous ne repoussons pas à plus tard l’essentiel… La vie n’attend pas, donnons-nous dès maintenant!

Saint Sacrement – C

« Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » (…) Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l’on ramassa les morceaux qui restaient (…). » Luc 9, 13a.16-17

> Manger, c’est survivre. Corporellement, spirituellement. Mais comment faire lorsqu’on n’a pas assez pour tout le monde ? Jésus sollicite alors les disciples et les fait collaborateurs du miracle, du don du peu qu’il y a qui est en fait mystérieusement surabondant. Dieu donne, et ce que nous avons reçu, Il désire que nous le donnions à d’autres. Une foi qui reste enfermée est une foi qui s’étiole…

Et nous, qu’attendons-nous pour devenir l’auxiliaire du Christ dans la promulgation de cette Bonne Nouvelle qui nous fait vivre ? Prenons ce que nous avons reçu de lui en abondance et allons le confier à nos amis, car le surplus de ces bienfaits ne peut se garder pour soi tout seul…