22e dimanche – A

« En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. (…) Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16, 21.24)

> Que veut vraiment dire « suivre Jésus » ? Pour les disciples, arrivés en territoire païen, l’annonce de la passion vient ébranler leurs certitudes. Ils entendent ce qui est encore inaudible pour eux : il faut que quelque chose meure pour qu’advienne la vie véritable. Ce qui doit mourir, c’est l’image d’un Messie super-puissant qui n’aurait pas besoin de passer par la croix. Non ce n’est pas un super-Jésus qu’il faut suivre, mais un Dieu pétri d’humanité et de souffrances dont le chemin passe inéluctablement par la croix.

Suivre Jésus, marcher à sa suite donc, c’est d’abord accepter que Jésus se fait proche de nous par la souffrance, par la croix. En retour, c’est accepter de cheminer avec lui par nos souffrances, par nos croix. C’est faire mourir l’idée que nous, les humains, sommes tout-puissants, et n’avons pas besoin de lui. C’est accepter de lâcher toutes nos certitudes et nos auto-suffisances pour lui faire entièrement confiance. C’est prendre notre croix, nos souffrances, pour à notre tour nous faire proches de lui.

Suivre Jésus, vraiment, pour nous, qu’est-ce que c’est ? Une piste est celle de la confiance : faire confiance que – quelle que soit notre croix – Jésus est là et nous aide à aller de l’avant.

Cette semaine, nous sommes donc invités donc à méditer sur notre façon de suivre Jésus, méditer sur nos croix, nos souffrances, et les remettre à celui qui est passé par là. Ainsi seulement pourrons-nous vraiment suivre Jésus.

12e dimanche – C

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et me suive. » (Lc 9, 23)

> Le Seigneur est exigeant avec nous. Il ne nous demande pas moins que de le suivre chaque jour dans son sacrifice ultime : la croix. Nous aussi, nous sommes appelés à donner notre vie comme il l’a fait, à renoncer à nous-même. Ce don, il réside dans toutes nos grandes ou petites croix : accompagner un malade en fin de vie, supporter un collègue casse-pied, préparer un repas pour toute la famille alors qu’on est fatigué… Les occasions ne manquent pas de prendre notre croix et de suivre Jésus au jour le jour.

Avent 2015 – Jour 11

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11,30)

> Comment la difficulté de nos épreuves, le poids de nos limites humaines, la noirceur de notre monde peuvent-ils être faciles à vivre et légers à porter ?

En se faisant homme et en vivant parmi nous, Jésus a porté l’épreuve avec nous, jusqu’à l’extrême. Il nous promet qu’en lui donnant tout ce qui nous pèse, nous serons plus légers. Osons donc tout offrir à Jésus, pendant cet Avent, pour que nos souffrances et nos difficultés portent du fruit, prennent le sens de la Croix qui nous sauve !

5e dimanche de Carême – B

« Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » – Jn 12,32

> Cette parole de Jésus renferme tout le paradoxe de la foi chrétienne. En Christ crucifié, souffrant, élevé, glorifié, se manifeste l’amour inconditionnel, celui qui vient de Dieu le Père, par l’Esprit Saint. Source de vie, de vie plus forte que la mort, Jésus nous attire à lui pour que nous puisions en lui confiance, espérance et amour, chaque jour.

Cette semaine, il nous est proposé de nous arrêter un instant devant la croix du Christ, soyons dans la prière, soyons dans une église ou encore dans la nature. Nous nous demanderons si nous nous sentons attirés par Jésus, et comment. En dernier lieu lors de ce moment de méditation et de communion avec le Seigneur, nous pouvons essayer de distinguer ce que cela change, ou pourrait changer, pour nous dans notre vie de tous les jours, de sentir que le Christ est là avec nous dans chaque moment, heureux ou difficile. Au creux de la vague, puissions-nous nous accrocher à un bout de sa croix et nous laisser attirer par lui dans son amour, avec la certitude qu’il ne nous abandonnera pas.

24e dimanche – A

« Et comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit ait, en lui, la vie éternelle. Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » (Jn 3, 14-16)

> Dans l’épisode avec Moïse dont il est question ici, ceux qui étaient mordus par un serpent étaient sauvés s’ils levaient leur regard vers le serpent de bronze élevé sur le mât. De même Jean nous invite dans ce passage à lever notre regard vers le Fils de l’homme. Mais pour voir quoi? Une mort atroce pour apaiser la colère de Dieu? Non, c’est tout le contraire, puisque la croix est le lieu où se dévoile l’amour de Dieu.

Nous sommes invités cette semaine à lever régulièrement notre regard, pour contempler l’amour de Dieu, que ce soit dans la création, dans le visage de l’autre, etc. Lever notre regard vers le Fils de l’homme pour sortir de nos soucis quotidiens et voir le cadeau de la vie que nous fait Dieu.

Vendredi Saint

« Est ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire? » (Jean 18,11b)

> Tous nous avons notre croix à porter. Parfois insoutenable, souvent incompréhensible, elle est partie intégrante de toute vie humaine.

En ce vendredi saint, et à la lumière de l’espérance de la résurrection, essayons d’embrasser pleinement cette croix et de la confier au Père pour mieux la porter et de nous unir à celles portées par nos frères et soeurs.

Dimanche des Rameaux – A

« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C’est le roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui !

Il a mis sa confiance en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant s’il l’aime ! Car il a dit : « Je suis Fils de Dieu. » » (Mt 27,42)

> Et si Jésus était descendu à cet instant de la croix? Aurions-nous cru en lui? Que serait-il resté de ce Dieu qui s’abaisse pour prendre notre condition et notre mort? Que serait-il resté de notre liberté d’homme aimé infiniment?

Au seuil de cette semaine sainte, nous vous proposons de méditer avec cœur et intelligence la Passion du Christ pour accueillir et comprendre ce sacrifice fait pour nous, aujourd’hui et pour l’éternité.

Vendredi Saint – C

« Portant lui-même sa croix, Jésus sortit et gagna le lieu dit du Crâne, qu’en hébreu on nomme Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent ainsi que deux autres, un de chaque côté et, au milieu, Jésus. » (Jn 19,17-18)

> Jésus, portant sa croix, prend sur lui l’ensemble de notre péché, de nos fragilités, de nos déchirures. Et si, pour cette journée, nous repensions à la croix que nous avons à porter dans notre quotidien et que nous essayions de la remettre au Christ qui nous en relève ? Car le Christ crucifié est bien au milieu de nos croix…